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 La Propagande ft. Aubra [Terminé]

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MessageSujet: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Ven 25 Nov - 22:55

Le soleil de l’après-midi éclairait de ses rayons les rues de Grand Metropolis. Les capots des voitures étaient chauffé à blanc par cet été prolongé, qui semblait ne jamais vouloir prendre fin. La rame de métro aérien passa au-dessus d’un pont avant de s’arrêter. En bas de la station, un long escalier au mur peinturluré de différents ton de verts. Des passants habillés avec légèreté, non sans une certaine élégance. Grand Metropolis était une ville où l’on savait vivre, LA ville pour tous ceux qui l’habitaient et en avait les moyens. À cet égard, jamais elle ne présentait les mêmes tons de gris qu’une Central City, les même rues sales que Westopolis. Un groupe de Mobienne en tenue de jogging passèrent devant l’entrée de la station, en direction d’un grand parc. Ville sur plusieurs niveaux, qui avait laissé poindre de large bâtisse en forme d’escaliers, d’où pendaient de longues racines, parsemées de fleurs : Comme si un morceau de Frog Forest avait décidé de pousser là, sans que personne n’ai pu l’arrêter. En vérité l’art des jardins suspendu, pour lequel Grand Metropolis était le plus connu, était parfaitement maîtrisé. Donner l’impression d’une nature sauvage, invasive, celle d’un jardin d’Eden, hommage Gaïéen, rendait la ville organique, végétale, malgré la haute-technologie se fondant dans le paysage.

En d’autre terme le Paradis sur Mobius. La chaussée constituée de large dalles continuait ainsi, le long du parc, jusqu’à ce qu’elle descende, suivant les caprices du terrain, jusqu’à un petit lac, dont on n’aurait su dire s’il était artificiel ou non, dans lequel traînaient des barques et des plongeurs. Un renard parmi des roseaux, avec sa canne à pêche ; Une panthère tâchetée, étendue de tout son long sur une serviette ; Des petits, jouant à la balle. Au-delà du lac, et de ses plages, se trouvait un quartier huppé, de large maisons, propriétés privés au style post-coloniale clinquant, des manoirs, qui n’avait rien de sinistre, et que les murs d’une blancheur extraordinaire semblaient faire briller, sur le bleu du ciel, comme des nuages.

Devant tant de superbe, le coyote, qui traversait en ce moment la plage, ne semblait pas faire partie du décor. Il était venu en trombe. Ce qu’il lui restait de billet lui avait tout juste permis d’arriver sans encombre à Grand Metropolis. La veste qu’il tenait sur son épaule était déchirée, pleine de taches sombre, pleine de cendre - Il avait tout essayé pour l’enlever, en vain : Sa chère vieille veste était bonne pour la poubelle. En-dessous, son t-shirt présentait des trou, et une crasse tout aussi visible. On aurait pu croire qu’il était sans domicile fixe, ce qui était en partie vrai, aussi esthétiquement que moralement. Le trafiquant d’arme, de son vrai nom Akhmadyov Finstev, de son pseudonyme Kwarno Soletine, avait perdu beaucoup de sa superbe au cours des semaines précédente. D’abord à cause d’une transaction importante, constitué de faux billet, qui l’avait ruiné ; Ensuite par une série de mésaventure ayant eut lieu dans les environs de Westopolis, précisément pour rembourser l’une de ses dettes.

En d’autres temps, il aurait été heureux de voir cette ville, sous ce temps magnifique, car cela correspondait à la vision qu’il se faisait du bohneur. Mais le mauvais et le beau temps avait à présent peu d’effet sur lui, de même que le jour et la nuit, comme un bout de bois brisé, il était à la dérive. Une dérive maîtrisée, qui allait l’amener sur le lieu d’un rendez-vous. Peu de temps après l’affaire de Westopolis, Pigeon Voyageur 4, un de ses informateurs, l’avait contacté pour lui proposer un “nouveau marché”. Il avait, disait-il, “quelqu’un à lui présenter”. Conscient qu’il s’agissait d’une occasion en or pour commencer à remonter la pente en bas de laquelle une suite de malheur l’avait précipité, il ne pouvait que sauter sur l’occasion. Cela faisait d’ailleurs longtemps qu’il ne l’avait pas vu, deux ans - peut-être davantage. Depuis le moment où il l’avait connu, comme entrepreneur tentant de percer dans le domaine des doubles-vitrage, il semblait avoir quelque peu pris “masse et muscle” financièrement parlant : En témoignait cette luxuriante maison soutenu par de larges colonnes, de laquelle sortie une domestique. Voyant le chapeau de capitaine, le maquillage et la tenue outrancière qu’arborait la Mobienne tigre, le coyote se demanda s’il ne s’était pas trompé d’adresse. Après avoir attendu qu’il arrive sous la véranda, et lui adressa un signe de main.

- Mr. Soletine je présume ?

- C’est ça.

- Entrez seulement, Cicéron vous attend.

- Cic…?

Armadillio ne se souvenait pas que PV4 lui ait communiqué son vrai nom. La tigresse indiqua l’entrée, au bout duquel se trouvait un grand escalier en colimaçon, collé au bord des murs d’une cage d’escalier arrondis. Regardant au travers des étages supérieur, le coyote commença à monter les marches qui, vu d’en-dessous, évoquaient les spirales formées par un coquillage. Une douce brise se répandait une baie vitrée, au plafond.

- Attendez, vous n’allez pas monter avec cette horreur ?

- Pardon ?

- Laissez-moi faire, dit-elle en venant vers lui d’un pas assuré, faisant rebondir sa mécanique avec régularité.

Le coyote baissa les yeux pour voir la domestique. De toute évidence, elle faisait référence à la veste en pièce, en train de répandre de la cendre sur chaque marche. Le coyote sortit son pistolet pour le mettre à sa ceinture, pendant que la tigresse prenait l’épave qu’il avait sur les épaules, lui forçant la main.

- Hum.

- Cicéron est au 3ème étage, troisième porte. Vous êtes un peu en avance, il vous attendait pour 15 heures.

- Bien, merci.

Armadillio gravit les escaliers, une main sur la rambarde, l’autre dans sa poche. Arrivant dans le couloir du haut, il sentit comme une odeur d’huile, de parfum lourd. En s’approchant de la troisième porte, il put constater que de la vapeur s’échappait par un grillage la surmontant. Il frappa. Une deuxième fois. Mais personne ne lui répondit. Il décida alors de rentrer.

Il eut alors l’impression qu’une véritable tempête de chaleur lui emportait le visage. Il s’essuya les yeux et rentra, bien décidé à trouver son associé. Le sol, au dallage poreux, laissait s’échapper des filets de vapeurs, qui créait dans cette pièce une brume. Difficile de distinguer vraiment quelque chose dedans. Les stores de la fenêtre étaient abaissés, offrant à cette pièce la douce obscurité, lui donnant l’aspect de la promiscuité. Il distingua une silhouette non loin.

- Cicéron ?

Il approcha, manqua de glisser sur les marches d’une fontaine creusé au milieu de la pièce, et fini par mettre la main sur l’épaule de ce qu’il pensait être son associé. Le visage félin d’une Mobienne se détoura au milieu de la brume, avant de se retourner, dans la nudité que lui avait offerte la nature, luisante d’humidité. Le coyote plaqua une main sur ses yeux, distinguant encore davantage de filles derrière elle, au bord de la fontaine. Il eut du mal à lui rendre son sourire tant ce spectacle absurde l’ouvrait à la perplexité.

- Vous n’êtes pas Cicéron. Où est-il ? je cherche Cicéron, vous sauriez pas où ?...

La féline désigna une direction sur sa gauche.

- Merci - désolé - merci.

Armadillio continua de marcher, jusqu’à arriver à une porte à battant, qu’il poussa, dévoilant une pièce sans aucune humidité, sur laquelle était posé une table de massage, sur laquelle un Mobien, un Cygne, était allongé, sur le ventre. Celui-ci, la tête allongé contre la table, lui adressa la parole, pensant parler à quelqu’un d’autre, alors que seul était là le coyote, irrité et totalement trempé.

- Kashya, allez-y un peu moins fort sur les épaules, j’ai fait un faux mouvement ce matin.

Le coyote porta une lourde claque sur l’épaule de Cicéron.

- Ouaip, moins fort sur les épaules, hein ?

- Aouh !

Le Cygne se rassit sur la table, reprenant ses esprits et enlevant les tranches de concombres qu’il avait sur les yeux - telle une vieille dame cherchant désespérément à garder le teint d’une jeune fille.

- Ah ! KWARNO !

Le Cygne se leva. D’une taille semblable au coyote, il avait une caractéristique physique, constitué d’un torse plus bas que la moyenne et d’un cou plus long. Son bec orange dirigé vers Armadillio, il lui serra la main, vigoureusement.

- Et bien - je te laisse un peu seul et tu finis par percer dans le double-vitrage, dit le coyote en esquissant un sourire. Et maintenant, je ne te retrouve même pas dans ta propre maison !

- Haha et oui, Kwarno - Bon le double-vitrage ne m’a jamais permis de casser la barraque, mais…!

Le cygne s’éloigna, portant une simple serviette autour des reins, pour fermer la porte.

- Tu es passé par le harem, alors ?

- Un harem ?

Le coyote regarda derrière lui. Il se garda bien de faire remarquer que le terme et l’usage de ce type d’endroit remontait aux temps immémoriaux de Mobius. Mais il n’allait pas refaire le monde : tel était la nature de PV4, ou plutôt Cicéron. Celle d’une personne ne se refusant jamais aucun rêve, aucun fantasme. Bien que disposant d’un surmoi fonctionnel, il ne pouvait pas s’empêcher d’en vouloir toujours plus, pour le plaisir d’avoir. C’est ce qui causait en partie sa perte à l’époque où Armadillio l’avait connu. Il pensait pouvoir le tenir dans un état de dette, sécurité supplémentaire comme chacun le sait  pour un collaborateur aussi lointain. Aujourd’hui, le coyote n’avait plus un sous, et le cygne flottait sur une mare de rings. De quoi froisser sa fierté. Mais il n’avait pas de temps à perdre.

- Oui - je ne me suis privé de rien lors de la construction de cette maison, tu sais. Il faudrait que je te fasse visiter.

Cicéron sortit un peigne de sa poche, et applati le plumage qui s’hérissait sur sa tête, se regardant dans un miroir, plaqué contre le mur.

- Attends, tu me parlais d’autre chose…

- Ah, oui.

Le cygne enfila un peignoire violet, accroché contre la porte.

- Comme je te disais, le double-vitrage s’est démocratisé très vite, et du coup mes prix ont chuté, evidemment. J’ai finis par vendre l’affaire, mais entre temps j’ai trouvé un associé - Même plus qu’un associé, c’est un véritable... partenaire. C’est lui que je voudrais te présenter.

- Ah ? Il travaille dans quoi ?

- Hautes technologies. Son nom est assez connu ici et là. Il est à cheval sur plein de domaines. Très polyvalent, je voudrais même dire : un génie, ajouta le cygne en s’essuyant le bec.

- Et ça fait longtemps ?

- On s’est rencontré il y a quelques années dans une boîte de nuit - Rohlalah il faut aussi, absoluement que je te montre de quoi il s’agit, dit l’oiseau avec exubérance, on a signé plusieurs contrats et notre rencontre m’a permis jusqu’à aujourd’hui de me constituer une sorte de fortune. Evidemment, tu me connais, ce que tu vois là n’est pas du tout équivalent à ce que j’ai investit dans moult actions.

- “moult actions”.

- Oui, moult actions, dit le cygne en le regardant de ses yeux cernés de motif noir, allant parfois jusqu’à détenir une part majoritaire sur certaine société - tu connais, “AGES” ?

- “AGES”, il fabrique des machines à sous, non ?

- Ils me bouffent dans la main, surtout ! C’est, ça le rêve, Kwarno Soletine. Le “Dream” comme ils disent.

Cicéron, le regardant plus longuement, de haut en bas et de bas en haut, secoua la tête.

- Ahlalah, mais tu es habillé comme un souillon, mon pauvre Kwarno - c’est vrai que vous les coyotes, vous n’êtes pas très porté sur la chose…

- C’est-à-dire ?

- Le look. Mais, attends, on va changer ça.

Le cygne fit un mouvement de tête pour l’inviter à le suivre par une autre porte, avant de s’enfoncer dans ce couloir, large comme l’ensemble des planques que le coyote ait jamais pu avoir, ses pattes palmés claquant sur le marbre.


Dernière édition par Armadillio Finstev le Mar 21 Mar - 0:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Dim 27 Nov - 16:03

Un petit cube de lumière bleutée qui flotte ... deux ... trois ... quatre ... cinq ...
12 lignes entre eux.... non ça n'allait pas . C'était beaucoup trop simple pas assez de connexion quelque chose devait être enterrée il ne l'avait pas vu.

Un mouvement de main dans le vide et tout se dissociait comme souffler par l'air.

- Tsssss ... encore trop sensible .

Un claquement de doigt .

- Commande utilisateur interruption , validée interruption.

Mais les morceaux se disparaissaient alors que la lumière naturelle revenait dans le bureau à mesure que les vitres se faisaient moins opaques.

- Finalement je vais devoir encore utiliser un peu plus longtemps le papier.

Puis il levait les bras s'étirant légèrement entendant un petit claquement venant de son dos .

Le prototype d'interface à champs chaotiques était pas mal. Une alternative aux hologrammes tactiles de la science-fiction... il y avait d'autres alternatives réalité augmentées avec capteurs de mouvements par exemple ... mais il était pas fan de l'inconfort de devoir porter du matériel, et le manque de sensations tactiles.

A la place il avait dû ingénier ce "petit" truc. Enfin petit c'était juste partir des technologies des champs chaotiques utilisés pour les routes et l'affichage qui émerge dans la ville... les deux produits dont raffolait HexaEco .
Pour le moment il était pas mécontent du résultat, la sensation touchée n'était pas celle d'un objet solide mais donné quand même une légère sensation de résistance , et la luminosité ainsi que les couleurs disponibles était accommodante. Il y aurait peut-être moyen de faire bien plus de choses à partir de ça.

Mais ce soit dans son fauteuil patient en quelques secondes les mains sur le bureau. Que devait-il faire déjà ?
Il repassait mentalement de ce qu'il avait fait pour le moment... faisant tourner à 180 son siège pour faire face à la vitre. Rien ne lui venait.

Tout ce qui n'était pas essentiel n'avait été délégué, toutes les tâches de la journée s'étaient déroulées sans accroc et il n'avait reçu aucun message de la R&D à propos d'un problème ou autre. À son grand désarroi, quand tout allait bien c'était ennuyeux, c'était lassant et fastidieux de juste exécuter quelque chose. Même pas de réflexion les autres pouvaient le faire.
Mais voilà, quand on a trop bien surmonté les problèmes, rien ne se pose à vous.

- phmm ..

il se levait se mettant dans la fenêtre et sortait son Smartphone regardant la liste de mails arrivant. Rien ne vaut à part du trivial ou des choses qui n'étaient pas de son ressort. C'était du " votre solution à fonctionner " , " comme prévu ceci se déroule comme cela ... " .

Nonchalamment il posait le dispositif sur son bureau. Laissant glisser quelques centimètres sur la surface de verre .

- Tiens peut-être la serait peut-être une bonne idée .

Se disait-il alors saisi d'un sursaut , comme à chaque fois qu'une nouvelle idée lui venait... Il allait garder sentait et voir dans un ou deux jours ce qui aurait suivi.

Les vitres teintées de l'immeuble d'en face reflétaient l'image ses propres bureaux... en regardant vers le bas il y avait les multiples niveaux de route qui s'étendait. Parcouru par un flot ininterrompu de piétons.

Ils étaient ici au cœur économique et surtout de l'innovation de la ville. La " vallée des lumières " comme s'était appelé ... et ce nom n'avait jamais été aussi vrai. Il ne regardait non sans une certaine fierté ces chemins d'énergie s'élevaient au-dessus de la route de base et des précédents moyens de transport pour gonfler la mobilité de la zone.

Cependant autant fière qu'il pouvait être il n'y avait pas de raison de pavaner. Ce lieu était la niche de toutes les entreprises qui se voulaient tourner vers les technologies de pointe , informatique, communication , et surtout énergie... Il n'était pour le moment qu'une partie de cet énorme réseau. Dominé par de bien plus gros poissons.

Rien que non ce lieu. Bien naïf la personne qui penserait que les chemins d'énergie qui ont été implantées ici en premier aéronomie du jour au lendemain ce lieu. Non ce nom était là depuis bien plus longtemps .
C'était ici qu'avait débuté HexaEco ... quand il ne produisait encore que les ampoules ... d'où le nom de ce lieu.

Enfin, il se tournait et ramasser son portable avant de sortir de son bureau.

Ils passaient tout au long des couloirs épurés et métalliques... regardant l'extérieur sur certaines sections des murs... car oui même un couloir au milieu du bâtiment pouvait permet de voir extérieur... HexaEco avait été très généreux pour le bâtiment, droit de construction qui était passée beaucoup plus vite, équipement spécifique sur la grille pour convenir aux besoins énergétiques et aux fondations beaucoup plus profondes.

Il a vu leur dette envers eux mais ça s'était très vite réglé avec ce joli contrat des chemins d'énergie. Ex aequo avait totalement monopole sur les affichages publicitaires qui y étaient liés. Il n'avait pas vraiment grand-chose à faire de ce sous-produit ... alors il avait facilement laissé filer cet affichage lié à ces chemins d'énergie. Ça avait couvert le bâtiment.

Et il avait bien eu besoin une bonne couverture sinon il aurait été encore à rembourser une banque ... si une quelconque vente avait voulu miser la somme nécessaire pour un bâtiment qui au moment de sa construction était aux trois quarts inutilisés ... voir trop grand ? Il avait préféré prévoyant et sa avait payer . Aujourd'hui c'était aux trois quarts s'était occupé .

Mais pour revenir à ce beau couloir, nombre d'expérience été réalisée ici. Sur l'énergie chaotique ainsi il avait fallu s'assurer qu'il y a idée sécurité en cas d'incident. Les nouveaux avec l'énergie chaotique pouvaient généralement être instables et donc il avait fallu que chaque labo soit séparé prends-moi 2 m de béton armé de l'extérieur. Ainsi les bureaux et salles de réunion se trouvaient tout en périphérie pendant que le cœur du bâtiment était occupé par des successions de labo et chaînes de prototypage. Ainsi chaque couloir se trouvait toujours être isolé de l'extérieur. Difficile de se repérer à partir de ce moment-là , mais ça pouvait peser sur le moral... du coup certains couloirs étaient équipés de murs végétales. Alors que d'autres avaient des sections couvertes d'écrans reliés à des caméras extérieures donnant l'impression que l'on voyait ce qui se passe à l'expert du bâtiment.
Il aimait bien l'effet que ça faisait quand il y avait des visiteurs...

il repassait par le hall d'entrée ou quelques employés était en train de discuter dans une zone de repos.... l'illusion d'un petit îlot entouré de deux cours d'eau qui commençait chacun avec une petite cascade artificielle le long d'un mur. Créant une sorte de séparation entre le hall ou pouvait passer des visiteurs et cette zone de repos. ..
Les cours d'eau gardaient une ambiance une fraîcheur agréable en plus... sans compter que cela allait avec la politique urbaine de la ville... réduction sur la taxe immobilière si les entreprises prenaient soin de l'esthétique visible au public... une telle offre avait fait s'épanouir les bureaux de design et de paysagistes dans ce secteur. Chaque entreprise allait de son investissement pour obtenir le généreux retour pour leur contribution à l'espace public.

Dès que les portes de verso vrai il était frappé par une vague de chaleur qui s'engouffrait...

Il entreprenait alors de faire une balade pour changer les idées. Prenant les chemins d'énergie... le long de ce s'il pouvait regarder la façade des bâtiments. Certaines verrières plus claires laissées entrevoir des dessins faits avec des post-it ... petits pratiques amusantes qui avaient émergé.

Le flot des piéton été continu sur ces chemins, avec le mouvement supplémentaire qui accélérait les déplacements il était difficile d'avoir des attroupements statiques. À la place on pouvait s'arrêter à des plates-formes tout le long de ses ruelles aériennes ou se trouver des micros parcs ou des petites places quand plusieurs chemins étaient en train de s'intercepter , les véhicules eux occupaient encore les places terrestres beaucoup plus basses. Mais déjà ex aequo avait sponsorisé des projets pour transférer le trafic à de nouveaux niveaux.

C'est au vu du cinquième coffee shop qu'il faisait demi-tour avant de retourner à ses bureaux.
Peut-être qu'il y a vu du nouveau ? Sinon il pourrait éventuellement essayer de travailler sur sa récente inspiration...

Une fois de retour rien n'avait brisé la monotonie... autant qu'il se remet à travailler dans ce cas .

-Commande utilisateurs redémarrage de l'interface.

Mais un nouveau la luminosité diminuait alors que le système redémarrais ... mais cette fois il avait prévu du papier et de quoi écrire sur son bureau.



Ce n'est que quelque heur plus tard, alors que le soleil commençait à décliner qu'il ressortait. Ç'avait été beaucoup plus distrayant qu'il ne l'avait prévu. Il avait déjà envoyé quelques plans au prototypage pour avoir quelque chose de prêt de main. L'usinage automatisé furet travailliste seul durant la nuit...

En attendant, les rues s'étaient fait beaucoup plus calmes. Lors De Pointe venait à sa en termes ... et il pouvait leur beaucoup plus librement déambuler ... l'éclairage naturel des chemins d'énergie s'ajoutait à celle de la substance énergétique qui passait au travers des tuyaux qui bordaient ses routes. Et quand ceux-ci étaient couverts par de la végétation ou d'autres décorations, les lampadaires prenaient le relais comme des prolongements de ces mêmes décorations.

Ainsi à certains endroits on pouvait avoir des lampadaires aux allures de fontaine alors que d'autres servaient de support à la végétation.

Suivant le flot des derniers cols blancs, il arrivait aux stations de transport en commun. Monorail est rien, métro... c'est ici que les chemins d'énergie s'arrêtaient ... pour le moment, car déjà les extensions étaient sur les planches à dessin des architectes urbains.

Il montait sur la plate-forme attendant une navette du monorail. Seules cinq ou six personnes se trouvaient sur son quai alors que celui d'en face était encore bien plus peuplé.

C'est avec le doux sifflement de l'ère qu'arrivait en premier la navette d'en face. Une voix féminine annonçant le nom de la station ainsi que le prochain arrêt. Tous partaient en direction des zones présidentielles....

Sa propre n'avait dans le sens opposé arriver d'ailleurs... Il avait mis à faire ce soir... des affaires importantes et prendre du bon temps...

Il montait dans la rame presque vide qui ne tardait pas repartir , pour lui C'était Direction La Zone Opposée De La Vallée...

En arrivant était têtu par bien plus de lumière ... les casinos commençaient à fleurir ... cependant il n'était pas intéressé par les grands établissements dont la lueur vous éblouissait alors même qu'il se trouvait à deux pâtés de maison et que l'on pouvait voir que le dessus de la des édifices alors que la bas été caché par les autres bâtiments. Ils n'étaient pas du jour à dilapider sa richesse là-bas mais à ce qui paraît cette zone avait connu un beau mais se voulait tout comme le reste de la ville être à la pointe dans son domaine.

Lui descendait retourner sur les bons vieux chemins... les pavés en forme d'alvéoles constituaient l'ensemble de la rue alors qu'il marchait au milieu de fontaine dont les jets d'eau étaient colorés par des jeux d'éclairage.

Il bifurquait des principales artères conduisant aux zones des casinos pour arriver dans un quartier rempli de boîtes de nuit.
Connaissant déjà son chemin il ne prêtait pas attention au néon bleu jaune ou rouge , allant plutôt vers un établissement éclairé de violet.

Il y entrait, à l'intérieur il traversait la salle de danse tout comme traverser une rue , il n'y avait rien d'intéressant là... le véritable spectacle était derrière.

Il s'engouffrait dans un couloir sombre où les deux marques bleues ne s'étaient autres allons pouvaient enfin afficher leur douce phosphorescence ... le couloir donné sur une impasse. Cependant il lui suffisait juste de poser sa main sur l'un des murs pour qu'un passage s'ouvre...

La un escalier descendait , droit vers les fondations .

En descendant quelques marches on pouvait commencer entente de la musique beaucoup plus électros que celle qui se trouvait au-dessus.

Une dernière porte avec un petit néon au-dessus qui écrivait " Node - 04" , et adroit de celle-ci un homme avec une sorte de scanner ...

Et lui présenter juste sa main. Et la porte s'ouvrait après ...

Désormais d'été en dehors des frontières connues. Une véritable boîte de nuit clandestine s'offrait à lui. Il existait d'autres lieux comme celui-là dans le monde. Tous très bien gardés et rendus secrets. Le seul moyen d'arriver ici était d'être parrainé par un autre membre et d'avoir votre code tatoué ... le ciel était sur sa paume invisible à l'œil nu, mais les scanners savaient comment le lire.

Cet endroit était plus ou moins le repère des harker et d'autres courants " underground " ... mais ici dans la ville des technologies on savait très bien qu'elles étaient ceux qui prédominaient.

C'était un lieu de secret pour tout le monde. Aucune réception des réseaux sans fil. Les accès été contrôlé , l'éclairage était spécialement fait pour éviter que l'on puisse reconnaître qui que ce soit sans est à proximité. Et de même pour la musique ... ce qu'il dit ici rester entre ceux qui devait le savoir.

Il avait commencé à fréquenter ce type de lieu lorsqu'il avait rompu contact avec ses parents. C'était devenu pour lui une sorte de famille de substitution dans la période difficile et encore aujourd'hui il préférait être ici , avec des connaissances.

Après, malgré l'importance de la discrétion ici le secret n'était pas le pivot central. Beaucoup venaient ici davantage pour s'amuser et discuter librement . Boissons alcoolisées et même des psychotropes légers étaient disponibles.

Enfin, au milieu des flèches il se dirigeait vers le bar et s'asseyait. Levant la main faisait quelques signes de celle-ci pour indiquer la boisson qu'il voulait.

Puis il se tourna se détendre un peu car la soirée ne faisait que commencer . Et il attendait un important partenaire... si celui-ci passerait encore ce soir.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Lun 28 Nov - 22:21

Le coyote avait été placé au centre d’une sorte de podium, dans une large pièce, dont on avait relevé tous les rideaux afin d’en assurer l’éclairage maximum. L’une des façades étaient occupé par de larges armoires aux traits épurés, cubiques ; L’autre était équipé d’un vaste miroir, recouvrant toute sa surface. L’avantage de ces grandes glaces étaient que leur large reflet renvoyait presque tout : Elle donnait une image très nette d’un individu mais aussi de son environnement, point de vue objectif fondamental dans la recherche du bon goût. En l’occurence, on se chargeait de le trouver pour le coyote, à sa place. Avec l’aide de la domestique, il essaya des chemises, des vestes faisant partie de la garde-robe imposante de Cicéron, qui lui était assis sur un fauteuil, une tasse dans la main.

- Stop. ça, je crois bien que c’est… presque parfait.

- ça ?

Le coyote se retourna pour se voir dans le large miroir. Une veste noire, au bords tombants, surmonté d’une capuche au col de fourrure, une parka plutôt élégante. Mais au vu du soleil brillant au-dehors, le coyote restait perplexe quant à ce choix, certes esthétique, mais mal adapté à la saison.

- Tu es sûr ? C’est joli mais… Je vais crever de chaud avant d’avoir pu faire 100 mètre.

- Tu as tort Kwarno ! Les journées sont chaude à cause du rayonnement, notamment des installations de la villes. Mais la nuit, dès les environs du crépuscule, sans soleil et les appareils étant éteint, la température chute sévèrement, un peu comme celle d’un Désert.

- Je ne le savais pas. Mais pourquoi la nuit ?

- Parce que je ne vais pas te laisser ne pas profiter de la nuit de Grand Metropolis, pardi.

Le cygne se leva, les mains dans son dos, scruta avec sa petite tête les détails du costume.

- Ouais, c’est vraiment pas mal - Attends il manque peut-être juste une chose…

Cicéron descendit du podium, se dirigea vers une armoire, qu’il ouvrit, donnant sur un pilier recouvert de lunette de soleil, qu’il fit tourner jusqu’à trouver la pièce manquante à son oeuvre, se dirigea vers le coyote et le lui enfonça sur le nez.

- Voilà ! Maintenant c’est parfait.

Le coyote se retourna pour s’observer dans la glace. Les lunettes étaient noir, cadré, au branches dorés. Elles auraient pu semblaient excessives mais l’ensemble lui donnait une certaine prestance, qu’il ne connaissait plus depuis l’époque où il avait cessé d’en avoir les moyen.

- Pas mal - Merci infiniment de me prêter…

- Te prêter ? Oh, Kwarno, tu me connais, ça c’est cadeau.

- Sacré Cicéron.

Armadillio sourit en serrant la main de Cicéron, le gratifiant d’une accolade sur l’épaule.

- Je te le dois bien. Sans toi à l’origine, rien n’aurait été possible, dit le cygne en allant s’asseoir sur un canapé. On aurait pu aussi aller davantage sur un délire “aristocrate” avec une canne, un monocle…

- Non là ç’aurait été vraiment trop.

- Rien n’est jamais trop.

Le coyote s’assit sur l’un des fauteuils. Le cygne buvait. La domestique descendit du podium, les affaires d’Armadillio dans un sac. La scéance avait duré un temps - au-dehors le soleil commençait à se coucher.

- Gentleman, l’heure approche. Plutôt que de rester ici, que dirais-tu d’aller ailleurs, vers le centre de la ville, que l’on se trouve un restaurant, quelque chose de bien ?

- Pourquoi pas, dit le coyote, affalé sur le fauteuil.

- Elle est belle, tu ne trouves pas ?

Le coyote releva la tête, avant de se remettre sur ses pieds. Le cygne faisant référence à sa domestique, rangeant l’armoire.

- Très. Écoute Cicéron.

Cicéron posa sa tasse.

- Depuis que je suis venu ici, tout semble beau - je ne sais pas si c’est juste mon impression…

- Ce n’est pas une impression. Tout est beau, mais tout a ici des défauts qui ne se porte pas sur le visage. Tout est beau, mais tout est sauvage ici.

- Sauvage ?

Le coyote tourna son regard vers le cygne, qui semblait tout à fait sérieux.

- Sauvage… A voir les conditions dans lesquelles on vit, cela me donne plutôt l’impression que la ville a atteint l’apogée de la civilisation plutôt que la sauvagerie.

Cicéron eut un petit rire.

- L’Apogée de la civilisation ça c’est sûr. Mais en quoi l’un exclurait-il l’autre ?

Le coyote haussa des épaules.

- Bon.

Le cygne se leva, pour aller chercher de quoi s’habiller. Il revint, portant un costume sombre.

- Maintenant il est temps pour nous de sortir d’ici, et de voir ce que nous propose la cité.

- Tu ne voulais pas me faire visiter la maison ?

- Oh, plus important que tout, je voulais te faire visiter la ville. Tu es certes déjà venu ici, mais, tout comme ma vie, tout comme mon chez-moi, la ville a changé. Elle était un nouveau-né encore balbutiant quand j’y suis arrivé. Et une adolescente boutonneuse quand tu m’y a rencontré. Aujourd’hui, ses pétales se sont ouvert, et elle s’est déployée, accusant les charmes d’une jeune fille en fleur. Dans laquelle il est enfin un plaisir d’explorer les recoins.

Le coyote cligna des yeux. L’image que s’était façonné Cicéron de Grand Metropolis était poétique - Pour quelqu’un habitant dans un tel luxe, voir un tel accès de lyricisme avait de quoi annoncer quelque chose de grand.

- Et bien, qu’attendons-nous ?

- C’est exactement la question que je me posais. Sortons !

Le cygne et le coyote sortirent de la pièce, avant de s’engager dans la descente des escaliers en direction de la sortie.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Mar 29 Nov - 11:24

Un verre de sa boisson main, il était adossé au comptoir et observait le reste de la salle la recherche d'une connaissance ou de quoi que ce soit pour s'amuser un peu.

Il commençait à prendre une petite gorgée avant d'être interrompu par une claque dans le dos qui manquait lui faire recracher.
Pour compléter le tableau venait une salutation enjouée , il n'était pas sûr, mais il pensait déjà  y entendre les déformations de l'ébriété .

-  Sup' !

Il reposait son verre avant de tourner la tête vers  cette perturbation ... qui était loin d'être celui qu'il attendait.

Le nouvel arrivé était un homme d'environ 25 ans, un costume trois pièces de très bonne qualité ci ce n'est amplement froissé , la cravate manquante mais que l'on retrouvait en la voyant dépasser de l'une des poches de la veste . Une chemise rouge dont le col était à moitié défaite à droite était le plus tape-à-l'œil ... à vrai dire avec l'éclairage c'était la seule chose qui aurait été visible de loin.

- Mais pourquoi cet air si sérieux ?  

Avait-il ajouté aussitôt alors qu' il soulevait une bouteille qui était dans sa main gauche. , La forme et le reflète de l'étiquette indiquait clairement qu'il s'agissait de champagne .

-  Bonjour Phisco . Pourquoi déjà autant poussé sur la boisson  ?

Les deux n'étaient pas exactement des connaissances ... ça avait été plutôt des rencontres fortuites entre les deux et la connaissances mutuelles du nom du aux activités des start-ups.
Phill Phisco ...   le ...

- Ces jours de fêtes ! WOOOOOOOOOO  !

Cria-t-il alors , enlevant plus baisse bouteille. Avant de directement aller en boir quelques gorgées.

- 200 millions mec  !  200 millions !

- Pour sûr c'est une sacrée somme... mais pourquoi ?

il se doutait bien pourquoi, ce genre de choses importance ne se déroule que pour un seul type d'événement dans son milieu.

- J'ai vendu mon app !  Avec tout le bâtiment et les employés !  HAHAHAHA ! C'est pour ces gars qui ont un moteur de recherche ... zut , Youhoo ? Miaou ? ...

- Zouhou ...

- Ouai euh !  

Sans répondre il  reprenait son verre et décidait enfin prendre les gorgées qui lui avaient été déniées la première fois.
Les ventes de start-ups à des plus gros étés monnaie courante en ce moment. Gros pactole pour du potentiel .

-  Tu es sûr du prix ?  20 millions encore mais 200 ? Je crois que tes applications n'étaient même pas directement monétisées .

- Naaannnn  sérieux 200 millions , toute la clé  s'est de savoir comment se faire désirer et laisser évident ce qu'on peut en faire quand on envie de se faire du fric !   Genre t'imagine même pas comment est-ce qu'on peut placer de la pub là-dedans !   Un potentiel ça coûte toujours plus cher que les faits. Et c'est qui ,  qui engrange le pactole ?  Et oui c'est moi !

Puis mettez un petit coup à l'épaule avec sa bouteille.

- Rhaaaa , j'ou pas l'ignorant je suis sûr tu le sais bien. Plein de gens se demandent quand est-ce que toi tu à vendre !  T'as déjà fortune tes parents et ça n'arrête pas de circuler les rumeurs comme quoi HexaEco  vous regarde de très près.  

Il reposait son verre assez agacé. Il n'avait pas qu'on lui rappelle leur fortune.   Il n'en avait rien à faire et il comptait un jour la rendre aussi insignifiantes aux yeux du monde qu'elle actuellement pour lui .

-  Je compte pas vendre .

- Rhooo , pourtant tu a tout pour.  Elle est bien jolie la petite balist  ! Et tu fais plein de trucs qui peuvent être utiles à plein de gens du coup ça gonfle le nombre de prétendants. Et les enchères ! De toi a mois  , mais ça reste entre nous deux,  je te dis que j'ai entendu pas mal de bruits de couloir comme quoi il évalue actuellement à 1 milliard la vente !

Il levait le sursis le droit se disant que c'était un bon chiffre, mais il n'avait pas envie de vendre. Ce milliard était composé pour le moment d'un grand pourcentage imaginaire. De spéculations , et surtout la paranoïa de qui allait être le premier à sécuriser l'entreprise et ses brevets...
hmmm ... ça l'intéressait guère ce genre de jeux.  Mais il avait raison sur un point , le grand nombre de courtisans et c'était une position avantageuse que de pouvoir leur demander traitement de faveur dans un espoir illusoire d'être avantagé par rapport aux autres en fin de course .

- C'est pas mal, mais j'ai pas envie de la lâcher si vite. Pas qu'on n'en encore du potentiel.

Il essayait de se montrer assez évasif pour pas donner de mauvais signaux à cette personne. Même sous l'effet de l'alcool il fallait faire attention à ce qui était entendu ...  du moins c'est ce que désire à tout prix Helena pour éviter d'avoir des situations de crise à cause de lui.

- Attends pas trop, où elle va se faner ! Tu sais ce qui dise l'argent doit couler !

Et finissez en reprenant de longs gorgées directement au goulot de la bouteille.

- Haaa , j'ai plein de fric et du temps pour prendre des supers vacances avant de commencer une nouvelle foie !  Ou peut-être faire une des conf' pour un fabricant de Smartphones.  Aller à la revoyure !

Et avec une dernière claque sur le dos  il se leva de son tabouret et partait disparaître au milieu des autres personnes alors que l'éclairage faisait faner ses couleurs pour finalement se fondre parfaitement à la masse indiscernable .

Lui poussait un soupir. Aussi décadent que ça pouvait avoir l'air ... c'était ce mécanisme là faisait grossir l'économie de la ville. Il savait déjà que bientôt cet argent gagné servirait à refonder plus grosse compagnie avec bien plus de promesses pour finalement être vendu. Ici, tout était dans les premiers résultats et la perspective de développement.
C'étaient une sorte de bourse d'enchère permanente, non pas aux matières premières ou vie ...  c'était aux idées et aux innovations.  Et ce flot continu renouvelait en permanence les tendances et les nouveautés dans cette ville . Préservant ses couleurs.

Alors qu'il était en train de finir son verre le barman se rapprochait avec un flacon dont le couvercle était d'une couleur vert phosphorescente et le bruit des secousses à chaque pas rappelait celui des cachets de médicaments.

- Envie d'un petit supplément ?

- Non ...

Il savait quoi il s'agissait, ici circuler aussi des psychotropes récents. Pas le genre qui se procure au coin de rue. Non, c'est concoctions été bien moins puissantes n'avait pas pour but de déclencher une addiction...  car chaque semaine une nouvelle venait remplacer l'ancienne.  
Comment étaient les effet ? Aucune idée et il n'avait jamais vraiment essayé. Mais il avait pu voir les effets d'extérieur se déclencher une sorte d'ivresse. Qui était facilement atteignable en buvant suffisamment...

Cependant en écoutant ce qui avait essayé c'était ajouté à une espèce d'hypersensibilité de la vue et de l'audition. Et c'était toute l'ambiance autour qui faisait le trip ...  

Il ne savait pas vraiment quoi en penser, il préférait rester terre-à-terre mais pouvait comprendre lorsque certains les utilisaient.
Entre ceux qui ne voulaient pas boire d'alcool mais faire l'expérience de l'ivresse , ou ceux qui avaient juste besoin d'un coup de main pour commence à s'amuser.

Il levait son portable pour regarder l'heure  ... hmm il était bien plus en avance que ce qu'il pensait.

- On est aussi des ..

- Non plus .

L'autre chose qui pouvait circuler était des stimulations acoustiques du cerveau pour provoquer les mêmes effets qu'une drogue... en fait, c'était devenu la principale " récréation " en ville... ça coïncidait bien plus aux habitudes de la population ici, et provoquer bien moins de dégâts que leur équivalent physique.  
Après tout, cette ville n'avait pas tant de voiture que ça. Ce qui éliminait la majorité des risques et les petits rusés qui faisaient ses applis avaient tendance à ajouter des sécurités pour les désactiver dans des lieux publics.
C'était bien plus simple de retracer qui faisait quoi avec le numérique.
Du point de vue politique c'était une meilleure alternative pour échapper à l'éternel débat légalisation d'autres substances.

Et à la faim tout le monde est heureux.  Et la criminalité en baisse...

dans cette ville la technologie était littéralement consommable quotidien.

-Par contre je prendrait un autre verre.

- Sur votre ardoise ?

-  Oui .

Il levait la main avant qu'il ne se la fasse un nouveau scanner..

Il aurait a retourné un distributeur automatique pour remet de l'argent sur son ardoise d'ailleurs. C'était une chose marrante, chaque distributeur de cette ville avait une sou routine caché permettant de faire ce versement d'argent. Juste a posé au bon endroit la main et le codage faisait le reste.  Et comme le nombre de membres était restreint et que l'on savait exactement qui gérait genre de choses , nombre des admis ici avait même tendance à faire bien plus confiance sa plutôt qu'aux banques de central City.

Il prenait en main son nouveau verre et attendait à nouveau. Remuant les gens-là que rythme de la musique actuellement jouée.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Jeu 1 Déc - 15:02

Mettant des lunettes de soleil, Cicéron traversa la cour, qui semblait rayonner sous le soleil d’un crépuscule naissant. Continuant jusqu’à une bâtisse sur le côté de la maison, il en ouvrit les larges portes pour en dévoiler le contenu : une voiture de sport, décapotable, d’un bleu ardoise clinquant. Le coyote siffla pendant que le cygne enlevait le capot de protection en tissu.

- Joli bête.

- N’est-ce pas ?

Le cygne sauta à l’emplacement conducteur, fit démarrer l’engin pour le sortit lentement du garage, laissant Armadillio en refermer les portes. Ce dernier ouvrit la portière pour s’asseoir à l’avant. La voiture partit alors en direction de l’allée principale, réservé aux voitures, passant devant les autres maisons, aux architectures originale sans jamais en devenir extravagantes, tout aussi imposante que le manoir de Cicéron. Celui-ci alluma la radio. La voix d’un crooner au plein milieu d’un couplet résonna dans l’habitacle.

<< It makes it easier, easier to bear… You won't regret it, no, no, no… >>

Le vent, qui se faisait en effet de plus en plus frais, soufflait agréablement au-dessus de leur têtes, protégées par le pare-brise. La voiture passa, laissant défiler devant ses fenêtres les abords de la ville dite moderne, le véritable centre de Grand Metropolis. On ne pouvait y accéder que par une série de route, qui ensuite s’élevait en différents ponts, sorte de sorties d’autoroute donnant accès aux niveaux supérieurs de la ville.

<< Some girls, they don't forget it, Lo-o-ove is their whole happiness…>>

- Tu as vu - ça c’est un point qui me fait particulièrement apprécier cette ville.

- De quoi ?

- Le peu de voiture. À part dans le centre économique, les gens ici préfèrent utiliser leur pieds, ou leur métro. Tu es venu avec le métro, n’est-ce pas ?

- Effectivement, j’ai préféré laisser à ce… “Grand parking” la voiture, c’était peut-être plus facile comme ça.

- Exactement. En laissant le Grand parking à disposition de tout le monde pour trois fois rien, ceux qui dirigent cette ville ont tout de suite deviné qu’en donnant les moyens, les gens abandonnerait leur voiture. Je connais l’histoire d’un gars à moi - un ami - qui a tellement peu fait usage de la sienne qu’il a carrément fini par l’abandonner sur place. Ils mettent des sortent de draps sur les voitures, mais s’ils les enlevaient, ils verraient que beaucoup d’entre elles ont fini par vieillir.

<< Squeeze her, don't tease her, never leave her... >>

- Attends : Les gens “oublient” leurs voitures ?

- À moins qu’ils en aient deux, mais, oui, c’est quelque chose qui arrive régulièrement. Donne à des gens une place de parc, ils te la transforment en décharge, dit le cygne en souriant.

- Bizarre.

- Et encore, tu n’as pas tout vu. Grand Metro, c’est un peu Mobius avec 20 ans d’avance…

Cicéron se tu pour entamer un virage qui les amena sur un pont autoroutier. Devant eux, de hauts building. Le coyote devait presque se dévisser le cou pour arriver à en voir les toits.

- Impressionnant.

Le cygne ne dit rien. Mais le coyote sentait qu’il avait pris à son compte les compliments qu’Armadillio faisait à “sa” ville, quand bien même il n’en avait jamais posé la moindre brique. C’était ce sentiment d’unité qui établissait les grands projets - En l’occurence, Grand Metropolis avait tout de la cité fondé sur les espoirs, et les rêves, décomplexés, du monde moderne. Ce qui expliquait ces chantiers pharaoniques, aboutissant toujours à des tours plus hautes, plus clinquante. Comme si la course au ciel faisait partie de ses idéaux.

- Regarde, dit le cygne en montrant du doigt une haute tour sombre. C’est la Babel Trade Tower.

- Qu’est-ce qu’il y a dedans ?

- Tout ce qu’on peut y trouver d’international. C’est un centre qui héberge la bourse, mais aussi différent “comptoir”, et des représentation diplomatiques. On peut y prendre contact avec des entreprises de quasiment tous les endroits du Monde - pour peu qu’on arrive à se faire comprendre. On m’a même dit que des agents de l’Empire Eggman pouvait s’y trouver, au vu et au su de tous.

- Au vu et au su de tous, hm ? dit le coyote en fronçant les sourcils.

- Au vu et au su de tous. Oui, visiblement le pragmatisme est ici une religion d’état, dit le cygne en riant. Evidemment la sécurité du lieu suit : Imagine un peu, deux seconde, qu’une cellule militante commencerait à pousser dans cet endroit - ça obligerait les politiques à choisir de bannir tel ou telle représentation, ce qui mettrait en péril la réputation du lieu, et ainsi de suite…

- En faites, c’est un château de carte.

- C’est aussi mon avis. Mais c’est un château que tous contribuent à faire tenir.

La voiture continua jusqu’à descendre à nouveaux de niveau, pour arriver dans une rue large, emplit de plusieurs enseignes. Le cygne continua en direction de son autre extrêmité, bordé par un fleuve aux courant agité.

- Voilà, je te présente le fleuve de la ville -  On lui a donné différents noms, qui me semble un brin démodé. Certains l’appelle “Grand River”, moi, je ne sais pas pourquoi, mais je lui préfère le nom de “Grand Flow”...

- Un “grand débit” ?

- Pile-poil ce qu’est cette ville : C’est un écoulement continu.

Le Cygne gara la voiture non loin d’une place portuaire, cerné d’une statue représentant une gigantesque ancre de bateau.

- Tu voulais aller dans un restaurant avec vue sur le fleuve ?

- Mieux que ça - j’ai réservé quelque chose qui devrait te plaire.

Cicéron sorti de la voiture, suivit d’Armadillio, en direction non pas des restaurants, mais des abords du fleuve. Ils montèrent les marches d’escaliers que leur proposaient le pont, et marchèrent là une dizaine de minute, entendant les flots du fleuve résonner de clapotement, au-dessous d’eux. Arrivant de l’autre côté, dans la lumière orange de la fin du crépuscule, ils descendirent en direction de la chaussée, contre laquelle était garé une suite de bateau. Ce n’était pas des embarcations pour la pêche, mais bien des yachts, d’un blanc étincellant. Le cygne lui fit signe de le suivre à bord de l’un d’eux, montant sur un ponton métallique. Il salua un requin portant une casquette de capitaine - ils se connaissaient.

- Vous arrivez à temps, messieurs, dit celui-ci. Nous allons bientôt partir.

Le coyote entra dans le bateau. Ce n’était, et de loin, pas une barque quelconque. L’intérieur était doublé d’une moquette, des tables avaient été disposé. Il s’agissait d’un véritable restaurant sur l’eau, rempli de convives. Cicéron monta les escaliers en direction de la terasse se trouvant au second étage, pour rejoindre une table ronde sur laquelle un papier portant son nom était posé. Il la plia pour la mettre de côté, invitant le coyote à s’asseoir. Tout autour d’eux, s’étendait une large vision du paysage. D’un côté, la ville, silhouette noire sur fond bleuté, rose, dont les lampadaires n’allaient pas tarder à s’allumer, de l’autre, les flots dans lesquels les vaguelettes faisait vibrer le reflet de celle-ci.

- Tu ne t’attendais pas à quelque chose du style, n’est-ce pas ?

- Je ne savais même pas que ça pouvait exister !

- ça tombe bien, le bateau doit se diriger vers l’autre rive du fleuve, d’où il sera facile d’atteindre le lieu où je voudrais t’amener.

- Où, exactement ?

- Une boîte. C’est le lieu de mon rendez-vous, et du tiens, avec ce précieux contact dont on parle depuis tout à l’heure.

La table était grande : Elle avait sans doute dû accueillir à un moment ou à un autre davantage de convives. Un humain habillé d’une chemise leur apporta le menu, sorte de grand feuillet, de taille appréciable. Le coyote le posa sur la table pour l’ouvrir. Le temps passant, le bateau finit par démarrer. Des assiettes avaient été posé au moment où deux autres personnes firent irruption aux alentours, sur le pont. Le coyote, ayant remarqué un étrange symbole au dos de la main du cygne, s’apprêtait à lui poser une question là-dessus, avant d’être interrompu.

- Hé ! C’est Cicéron !

Le cygne arrêta net leur discussion, la bouche encore pleine, pour faire un signe de main au loin derrière Armadillio. Le coyote se retourna sur sa chaise. Une lapine aux cheveux d’un blond platine, fine, habillé d’une robe ample, se pressa pour venir saluer les Mobiens attablé, et leur faire la bise, là où Armadillio s’attendait officieusement à serrer des mains.

- Salut ma fille, ça fait plaisir de te voir, je te présente Kwarno Soletine. Kwarno, je te présente Nathalia Mikolajic.

- Enchanté.

La lapine était suivit d’une Mobienne sombre, à la fourrure brune, d’une espèce que le coyote avait rarement vu - Une forme de chacal, au cheveux d’un noir de geai, aux oreilles pointues, dressées sur la tête, habillé d’une robe - beaucoup plus ouverte au niveau du col, présentant un collier épais, doré. On pouvait le voir briller dans le noir, tout comme son maquillage, des traits jaunes autour de ses yeux, tels des motifs orientaux. Elle posa sa main sur l’épaule du coyote pour le regarder de près.

- Ench…

- Cléopâtre Anoub, c’est moi qui suis enchanté.

Le cygne appela le serveur afin de libérer les deux places restantes, à sa droite et à sa gauche, pour que les nouvelles venues puisse s’asseoir.

- Alors, pour tout te résumer Kwarno, Nathalia ici présente est l’employé d’une ONG.

La lapine aux yeux bleu hocha la tête en souriant.

- Et Cléo est la responsable aux soins palliatif d’une clinique, dans le centre. Je m’attendais pas trop à vous voir ici - Vous sortez ce soir ?

- Et oui, Cic’ ça arrive même au filles de sortir le soir, dit la chacale en souriant de toutes ses crocs. Kwarno, vous êtes ici en visite ?

- Oui - je suis un collaborateur de Cicéron depuis assez longtemps.[/color]

La chacale hocha de la tête lentement, fixant avec ses yeux d’un violet bleuté, le coyote.

- Mais vous n’êtes pas…?

Elle cherchait un mot. Le cygne éclata de rire.

- Non, c’est juste un collaborateur - Mais il m’a donné bien des coups de mains, parfois des coups de pieds qui m’ont bien aidé - Je veux dire par là, il m’a donné la force et les idées pour en arriver où je suis aujourd’hui, je lui dois une fière chandelle.

Armadillio leva son verre, bientôt imité par son voisin de table.

- Bravo à toi.


***


Le bateau s’approchait maintenant du bord et s’apprêtait à accoster. Deux hommes déposèrent le ponton métallique qui reliait les deux, permettant à ses occupants d’en sortir, ce que fit Cicéron, suivit du coyote et des deux Mobiennes. Le Cygne héla un taxi dans une station à proximité, avant de proposer au reste du groupe de monter dedans.

- On aurait pu rejoindre l’endroit à pied… Mais on est un peu en retard, dit Cicéron en regardant à nouveau sa montre. Amenez-nous à la Vallée des Lumières, aux environs de la place des casinos.

- Oui monsieur.

Des séries de bâtiment passèrent devant les fenêtres. Cicéron sifflotait d’un air distrait en tapotant sur son portable. Assis à l’arrière avec Nathalia et Cléopâtre, le coyote avait les bras croisé, heureux, attendant simplement la suite des événements, comme une entracte au milieu d’un très bon film. D’ailleurs il commençait à se poser la question - pour que tout se déroule aussi bien, ne devait-il pas rêver ? Une douleur dans son dos dû à une récente blessure lui indiqua que non. Il se décida à briser le silence en tournant son regard vers Nathalia.

- Vous travaillez pour une ONG ?

- C’est cela, répondit la lapine, distraitement.

- De quel type ? Pour quelle “cause” ?

La lapine tourna la tête dans sa direction.

- Il s’agit d’une organisation non-gouvernementale qui a pour but d’observer les terrains où ont lieu des conflits, des zones de guerres, pour établir des rapports auprès des forces militaires - Dans le but de pacifier ces zones, ou d’y apporter par nos propres moyens de quoi aider les civils sur place, continua-t-elle.

- Je vois. Mais…?

- Vous vous demandez sans doute pourquoi je ne suis pas sur le terrain à l’heure où je vous parle, dit la lapine, devinant parfaitement la question sur les lèvres du coyote. J’y vais pour des missions régulièrement. Mais actuellement, les Nations Unis ont décidé, pour une raison qui m’échappe, de couper nos financements, dit Nathalia.

- Et vous êtes ici pour contacter d’autres sources financières, c’est bien ça ?

- Votre ami Cicéron a investi une partie de son argent chez nous - Sachant qu’il vous a remercié pour votre aide, je vous remercie aussi pour la vôtre, dit la lapine avec un sourire triste.

Le coyote hocha de la tête en baissant les yeux, se souvenant subrepticement que son métier était le trafic d’arme : le remerciement revêtait à ses yeux une forme d’ironie ne manquant pas de piquant. Le malaise en son for intérieur s’intensifia lorsque la chacale, à sa droite, qui n’avait pas perdu un mot de la conversation lui fit une remarque.

- J’aime bien la manière dont vous vous tenez, Kwarno.

- Pardon ?

Le coyote tourna la tête, les bras toujours croisé. Cléopâtre l’imita, compressant sa poitrine.

- Les bras comme cela. On dirait… un pharaon. Ou une sorte de chef de guerre...

- Ah bon ? dit le coyote en s’esclaffant.

Le cygne interrompit l’écriture de son sms.

- Arrête avec les “chefs de guerre”, sinon c’est Nathalia qui va vouloir sa peau !

Ils riaient encore lorsque le taxi s’arrêta pour les laisser sortir. Le cygne laissa une liasse de billet dans la main du conducteur sans vraiment compter, puis se leva pour ouvrir la voie.

- Venez.

Le groupe s’avança, la chacale tenant le bras du coyote, qui n’avait pas l’impolitesse de la retirer. Il sentait cependant ses griffes pointues : Et son instinct la lui signalait comme une menace. Mais qu’importe : Il s’agissait juste de faire quelques pas dans cette rue magnifiquement éclairé, bordés de casinos de toute sortes, aux enseignes tapageuses, clignotante, de toutes les couleurs. Cicéron se dirigea en direction d’une autre rue, parrallèle, celle-ci, dans laquelle se trouvait d’autre enseigne, dans laquelle la lumière était moins forte et passa sous l’une d’entre elle, à la teinte violette.

Entrant dans une salle vaste, munis d’un bar, le cygne traversa la pièce pour aller s’asseoir à l’une des tables.

- Voilà la chose : Mesdemoiselles, nous allons devoir vous laisser ici un moment.

- Ah, dit la lapine en connaissance de cause, c’est pour aller dans “l’autre salle” ?

- Exactement. Mais on ne peut y aller qu’en étant accompagné d’une seule personne.

- “L’Autre salle” ?

- Oui, c’est un lieu réservé - Moi j’aime parler de cet endroit comme étant un sanctuaire. C’est là que se trouve notre ami.

- Nathalia peut très bien venir, dit la chacale. Tu oublies que moi aussi je l’ai.

Elle leva son bras pour montrer le dos de sa main au cygne, que le coyote ne pu voir. Cicéron acquisa.

- C’est juste. Dans ce cas, allons-y, et deux par deux. Nathalia, prend mon bras.

La lapine pris le bras du cygne, suivit des deux autres. Ils se dirigèrent en direction d’une arrière-salle, fort bien dissimulée, où se trouvait un homme portant un drôle d’objet dans sa main. Le cygne tendit sa main tatouée, pour que le gardien puisse y passer une espèce de pistolet en plastique dessus - Le coyote distingua qu’il s’agissait d’un scanner. Etrange système, que connaissait également Cléopâtre, portant sa main au scanner avant de le faire entrer d’un pas assuré de l’autre côté de la porte qu’on venait d’ouvrir.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Sam 3 Déc - 19:07

Il commençait à envisager de ressortir quelques instants , ici il ne captait pas le réseau,  du coup pas moyen de savoir si on lui avait envoyé un message important ou autre.  Et il y avait déjà quelques minutes d'écart avec les horaires qu'il était habitué.

Cependant alors qu'il pivotait sur son tabouret faisant dos au comptoir et face à sa des plus loin derrière sa sortie il a parachevé quatre silhouettes entrées.
Bien entendu difficile de connaître dossiers ont avec les jeux de lumière. Mais avait impression de reconnaître la forme du corps de celui qu'il attendait.
Il décidait alors de rester où il était pour être sûr .

L'une des habitudes ici , du moins dans le cercle des plus fréquents visiteurs, était d'avoir sa place "réservée" .  Enfin tout cela était plus une habitude officieuse. Il ne s'agissait pas tant de posséder un emplacement , c'était davantage d'avoir une place habituelle pour plus rapidement sur trouver. Bien sûr les habitués avaient leur place et connaissait place des autres ... le tout fonctionnait comme ça .

Du coup il ne m'aime pas faire quoi que ce soit pour se signaler ou interpeller les nouveaux venus que ceci allait déjà vers lui.
Et avec les quartiers refermer pouvait commencer à différencier reconnaître les espèces. Puis les couleurs et peu à peu davantage de détails permettant de différencier et de reconnaître les individus.

Son impression été confirmée quand il arrivait enfin reconnaître le Cygne.  Cicéron était enfin arrivé et accompagner ... une lapine accrochée au bras.  Jamais vu avant ...   mais suivi derrière d'un coyote avec une chacal ....  quoi que il avait plutôt l'impression que c'était la chacal avec un coyote... juste un ressenti.
 Aussi la chacal lui disait peut-être que chose. Mais juste de vue ... ça ne gênait pas tant , pour être entraîné à quatre , il en fallait minimum 2 qui soit déjà admis ici.  Retirons Cicéron et il ne restait plus qu'une seule personne qui avait déjà dû passer ici.

Quand Le Cygne c'était suffisamment rapproché il se levait de son siège est allé vivement lui dire bonjour avec une accolade. Laissant au passage sur le bord du comptoir son verre à moitié vide qui aussi est un peu avant de se stabiliser à la verticale.

-  Ha Cicéron te voilà enfin  .

- Bonsoir Nathan ,   et me regarde pas comme si  , j'étais en retard ... On n'a pas vraiment  posé d'heure.

Puis rompait l'accolade , un peu vite car il venait de se rappeler de l'épaule de Cicéron . Et sans quitter du regard le signe il ajoutait.

-  Désolé, ça s'est arrangé depuis ce matin pour ton épaule ?

- Ça va, c'était juste un peu tendu ... je ne suis pas  fait en sucre .

- Parfois je pourrait croire  .

Les deux amis échangèrent alors un rire devant les trois autres .
L'orque  était  rassurée de l'amélioration de l'état de Cicéron , et  se sentait réjoui à cette bonne nouvelle de la soirée.

- Je vois que tu a de la compagnie . Je m'attendais plus à une personne ....

ils passaient quelques secondes les yeux sur la lapine. Sans rien dire, attendant éventuellement que Cicéron la présente auxquelles se présente elle-même... mais finalement, sans même attendre cette réponse. Ils passaient autre chose...
Il préférait d'abord en savoir plus sur les deux les inconnus. Il tourna alors le regard vers les deux canidés .

-  Vous êtes un couple d'amis de Cic' ?  

C'était peut-être qu'il avait retardé ... tomber sur d'autres amis, ça fait perdre quelques minutes .  Plus les deux autres étaient assortis. Tout d'abord coyote et chacal était pour lui plus ou moins la même chose.  Et en plus, il y avait quelque chose d'assortis entre les deux. Les deux mains et une certaine présence. Une posture "dirigeante " à défaut de trouver meilleur mot.
Cela s'affichait de façon claire chez la chacal, alors que pour le coyote des plus inconscients. Mais comment dit, le démon est dans le détail ...

Césure passait rapidement sur Cicéron et à son expression faciale pouvait voir qu'il est c'était peut-être trompé...

- À moins que je me trompe .

À ce moment, la musique changeait et d'éclairage fané pour quelques instants avant de reprendre sur un nouveau rythme semblable au morceau suivant.
Juste après cette courte interruption forcée. C'était Cicéron qui venait corriger.

-  Les deux anges avec moi sont des amis , on s'est croisé sur le chemin. Et lui  ...  disaient-ils en indiquant le coyote .  C'est  Kwarno  ,  un collaborateur que je voulais te  présenté Nath'.

- Et tu entres avec Mademoiselle pour me tromper ? Enfin je plaisante . Puis s'adresse aux autres.  Cicéron a un tel réseau de connaissances . Il faudra s'inquiéter le jour où il viendra avec quelqu'un qu'il ne connaît pas .

Au moins ça clarifiait les choses pour lui.  Il serait la main aux trois autres avant de se présenter pour eux.

-  Moi c'est , Aubra Nathan... Mais  je préférerais qu'on m'appelle Aubra . Je suis un ami de Cic' en plus de travailler très souvent et étroitement avec lui , à part ça je ne pense pas être d'une réelle importance. Juste un gars qui travail à la vallée des lumières.

-  Aubra c'est son nom de famille ...  même si Nath le dit toujours en premier. On s'y habitue avec le temps .  

Il laissait Cicéron faire sa petite correction.  Ce n'était pas un mal. Puis sont-elles signe lui saisir l'épaule , pendant quel bouger l'autre bras pour le souligner ainsi ce qu'il disait.

- Mais ne fait pas ce modeste timide. C'est une étoile montante du domaine. Une terreur du brainstorming de la vallée.

- Il exagère un peu.  

Ajoutait-t-il alors que le cygne une inspiration. Il était quand même un peu gêné.

- Bref ... Donc qui est qui fait quoi ?

Demandait-t-il alors aux   autres pour avoir leur petite présentation.   il c'était un peu déplacé pour pour se mettre côté du Cygne qu'il n'avait toujours pas lâché. Il faisait alors face en même temps, il faisait face aux trois autres autres.

En même temps il se disait qu'il n'avait pas vraiment prévu  de travailler ce soir. Il ne s'attendait pas ce que le contact de Cicéron arrive aussitôt. Mais c'était pas une raison pour changer ses plans de soirée.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Mer 7 Déc - 0:19

Le coyote retira son bras, lentement mais sûrement, pour mettre les mains dans ses poches. Cléopâtre avait hoché de la tête lorsque l’épaulard qui s’était présenté à eux leur avait demandé s’ils venaient en couple. Il s’avança pour serrer la main du dénommé Aubra Nathan.

- Cicéron m’a parlé de vous. Heureux de vous voir enfin.

Le coyote garda les yeux fixé sur l’épaulard.

- D’ailleurs - votre tête ne m’est pas inconnu. On ne se serait pas déjà vu quelque part ?

Le cygne se mit à rire.

- Je doute que vous vous soyez déjà croisé : Après tout, vous n’arborez pas les mêmes vallées ! Tu dois sans doute le confondre avec quelqu’un d’autre.

Il appuya son coude sur le bar pour commander un verre.

- Oui.. Quelqu’un d’autre. De presque semblable. Mais pas le même, car crois-moi : Il est unique.

Armadillio sourit. Cicéron ne se lassait pas d’embarrasser ses connaissances d’élogieux titre de noblesse. Indiquant son choix au barman, le cygne se retourna avec un bout de papier en main, qu’il donna au coyote. Figurait dessus le nom de son ami et son adresse.

- Voilà - avant qu’il n’oublie ! Je vous laisse aller discuter.

Partant, au hasard, en direction d’une série de canapé, suivit du reste du groupe, le coyote fit signe à l’épaulard de venir. Deux fauteuil au dossiers carrés se faisant face, séparé par une table basse, bordé sur son grand côté par un canapé en apparence moelleux. Cela semblait être le meilleur endroit pour dsicuter. Par habitude, le coyote jeta un oeil à son portable. Mais il constata bien vite que celui-ci n’avait pas de réseau. Aucune importance à un moment pareil. Il pris place sur l’un des fauteuils, laissant Aubra Nathan faire de même, pendant que Nathalia Mikolajic et Cléopâtre Anoub se laisser tomber sur le canapé. La lapine semblait un peu fatigué, en témoignaient ses cernes et la main qu’elle laissait posé sur son front. Il était aussi vrai que tout était ici éclairé d’une lueur pâle : Aucune lumière n’était dirigé sur ce minuscule salon dans lequel ils avaient pris place, à l’exception d’une lampe posé à l’intérieur de la table basse même, diffusant une lueur bleu, spectrale, flottante. Logique : À bien y regarder, le cube lumineux était remplie d’eau, emplissant la salle de reflet aux lignes ondulantes, extraordinairement relaxantes. Armadillio laissa son esprit se perdre quelques instants, profitant de l’instant présent, dans la chaleur de sa veste, portant et supportant des yeux le confort et la richesse qu’offrait Grand Metropolis même dans ses lieux les plus obscures. Jetant un regard vers la lapine, le coyote n’avait pas pu rater la chacale. La ligne de son dos arrondie, la poitrine en avant, elle était cabrée en avant, les oreilles toujours droite, comme une statue, ses yeux cerné de jaune toujours fixé sur lui, dans un regard amoureux qui laissait Armadillio perplexe. Il ne doutait pas de pouvoir être aimable. En revanche il était quasiment certain de ne pas être doté d’un Charme donnant à Cléopâtre cette expression presque affamée. Il s’adressa à l’épaulard.

- Alors, Mr. Nathan. Euh… Je veux dire - Mr. Aubra. Parlez-moi un peu de vous. De quoi est fait votre parcours, pour avoir réussi à vous hisser dans votre Section, cette cité d’avenir ?

Il se pencha en avant.

- Normalement je ne pose pas la question. Mais il y a à peine quelques jours, je doutais qu’une telle ville puisse exister - cela semble à peine croyable.

La chacale sourit au coyote, ajoutant à demi-mot :

- Oui, Kwarno. Maintenant que tu es là, il est claire que cette ville a quelque chose d’incroyable.

Armadillio eut un rire de circonstance. Mais le compliment avait en soit un aspect cryptique tant il semblait exagéré.

- Haha, Mais... toi aussi, dit-il en tapotant son épaule.

Les griffes de la chacale se refermèrent sur le dossier du canapé, pendant que celle-ci inspirait fortement, gardant le silence dès lors, passant une main dans ses cheveux avec une sorte de passion. Le coyote cligna des yeux et tourna son regard vers l’épaulard.

- En ce qui me concerne, je connais Cicéron depuis un bout de temps. C’est avec lui, notamment, que j’ai commencé à travailler dans l’import-export.

Le terme était délicat : En effet, Nathan Aubra se doutait probablement de son activité réelle - Le cygne le lui en avait peut-être parlé. Mais il ne pouvait parler ouvertement de son trafic. Et pour cette raison la présence des deux Mobienne le gênait quelque peu. Mais il n’en fit pas grand cas.

- Mais je reste sur ce fait, votre nom me dit quelque chose - Vous ne seriez pas chef d’une filière, le Plomb ?... L’Hôtellerie ? Quelque chose concernant les navires, éventuellement ?

Il semblait avoir identifié ce nom lorsqu’un vieux lézard, mourrant, lui avait légué son porte-avion, sur le pont duquel avait eut lieu la vente aux enchères qui l’avait ruiné. Le coyote attendit quelques instants.

- Cicéron avait l’air de dire que la rencontre entre vous et moi pouvait avoir un caractère fructueux. Est-ce que vous…

Armadillio jeta un regard de côté pour voir la chacale se mordre les lèvres, cherchant un terme approprié.

- ...Cherchez à étendre vos domaine de compétences ?

Soit l’épaulard ne savaient pas le vrai métier du coyote, soit il le savait. Armadillio espèrait alors que, dans ce cas de figure, il aurait l’esprit de ne pas l’évoquer directement en présence de témoins. Le coyote entendit un bruit de cliquetis, et regarda par-dessus le dossier du canapé, pour voir le cygne portant deux verre, suivit d’un serveur. N’ayant plus de siège à disposition, ou peut-être par paresse, il s’assit sur le dossier du fauteuil d’Aubra, portant à ses mains un verre. Le serveur vint en déposer trois autres sur la table basse.

- On peut dire que c’est ma tournée. Je nous propose de porter un toast.

La chacale posa sa main sur celle du coyote, qui tourna la tête avec surprise au contact de la chaleur d’une paume moite, avant de retirer sa main par réflexe. Elle semblait en soucis.

- ça va ?... Tu ne meurs pas de chaud sous cette grosse veste ?

- Non, je - hey…

La chacale avait porté sa main sur la fermeture éclaire de la veste. Le coyote eut juste le temps de glisser sa main sur la poche de son torse pour faire passer son pistolet par-dessus son épaule, l’enfonçant ensuite dans l’arrière de son pantalon de son autre main. Un coup rapide, à prendre, que l’instinct l’avait conseillé de faire en une fraction de seconde. Ce n’était pas la première fois. Il retira sa veste sous le regard fixe, impérial de Cléopâtre. C’était une gagueure que de s’être assit à côté d’elle. Il songea à changer de place, mais préféra à cela un sourire poli. Nathalia portait un regard amusé sur elle. Le cygne, en revanche, avait saisit la manipulation, se figeant un instant.

- À toi, Nathan. À toi aussi, Mikolajic, dit-il en regardant la lapine, en espérant que cette triste affaire dans laquelle sont empêtrés les Peacemakers puisse trouver rapidement une conclusion.

Le coyote avait écouté attentivement. Mais il n’avait pas compris le sens de cette phrase. Les “Peacemakers” ? C’était donc le nom de son organisation ? À quelle affaire faisait-il référence ?

- Merci de le souhaiter, Cicéron, dit la lapine avec un regard triste.

Le cygne leva son verre. Jeta un regard sur l’épaulard.

- Parce qu’il est important d’avoir quelqu’un comme ces gens pour assurer ses arrières. Tout les “héros” ont besoin qu’on prenne soin d’eux, dit-il en s’adressant successivement à l’épaulard et au coyote. Santé !
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Jeu 8 Déc - 17:33

Il serra la main tendue du coyote sans hésiter. Les gens qui avaient un savoir-faire particulier étaient toujours de valeur pour lui. Et encore plus quand c'était Cicéron qui les recommandait.

- Cicéron m’a parlé de vous. Heureux de vous voir enfin.

Il se demandait combien Cicéron avait pu dire. Mais il faisait suffisamment confiance au  cygne  pour ne pas s'inquiéter.

- D’ailleurs - votre tête ne m’est pas inconnu. On ne se serait pas déjà vu quelque part ?

Il haussa les épaules pour première réponse. Et avant qu'il ne puisse exprimer c'était Cicéron qui me répondait pour lui.  Toujours avec sa façon de flatter légèrement embarrassant.

- Voilà - avant qu’il n’oublie ! Je vous laisse aller discuter.

- Attention Cic , tu vas te changer  en mère poule à ce rythme .

Comment est-il alors avec une certaine ironie.  Il était bien capable de gérer ça... bon d'accord ... il oublie  ... généralement.   Bon Cicéron avait quand même marqué un point ... mais il le prendra de vitesse un jour  , il en était sûr.

Puis il suivait coyote jusqu'à l'un des petits salons où le groupe serait plus tranquille. Il s'installait dans le fauteuil en face de celui qui avait prit coyote  , pendant que les trois autres prenaient le canapé.
D'un coup d'œil il regardait la boisson Cicéron. Il avait du mal à évaluer. Mais c'était sans doute quelque chose à la menthe ou avec une partie non négligeable d'ingrédients autres que l'alcool. C'était pas le style du signe de se contenter d'un alcool simple .

- Alors, Mr. Nathan. Euh… Je veux dire - Mr. Aubra. Parlez-moi un peu de vous. De quoi est fait votre parcours, pour avoir réussi à vous hisser dans votre Section, cette cité d’avenir ?

Il serait simple l'évocation de son prénom. Il n'avait pas trop quand quelqu'un qui ne connaissait pas l'utiliser. Mais heureusement le coyote se reprenait.

- J'aurais assumé que on pourrait penser que je suivre le parcours  générique de la plupart figure de ma génération qui travail à la vallée des lumières.

C'est une question simple à laquelle il ne s'était pas vraiment attendu mais sans pour autant le déranger. Il aimait toujours répondre aux questions.

-Mes parents veulent je reprenne une affaire à Solana. Et voulaient que je suive  un cursus pour être un gestionnaire à même d'hériter. Mais ça m'ennuyai un peu alors j'ai choisi de faire aux choses par moi-même. C'est au même moment que j'ai rencontré Cicéron . Il m'a beaucoup aidé à m'adapter et à commencer , vous avez la vie était pas mal différente entre les deux continents.

Une marque une pause prenant son verre déjà presque vide pour le finir par une brève gorgée.

- Après j'ai commencer une start-up et juste utilisé ce que j'ai dans la tête. Je m'intéresse surtout au domaines de haute technologies, et j'ai eu la chance que Hexaeco soit intéressé par deux ou trois choses. Ça permit de m'installer dans cette ville et de développer mon activité en quelque chose de beaucoup plus sérieuse que la simple start-up .

Il s'enfonçait dans son siège se détendant un peu.

- Pour le reste c'est assez standard de par les critères de la vallée des lumières. On doit le succès a l'innovation. Que moi je suis un peu plus dans l'innovation technologique que dans le numérique actuellement .

Que seraient elles étaient assez synthétiques et suffisants pour lui. N'avait pas besoin de faire toute une présentation digne d'une réunion.

-  Donc désolé mais je ne peux pas fournir des réductions pour les applications pour mobile. Par contre si quelqu'un cherche des extrêmes Gear  , je peux vous obtenir la réduction des boutiques de ma compagnie Balist .

Ajoutait-il alors beaucoup plus légèrement .

- Normalement je ne pose pas la question. Mais il y a à peine quelques jours, je doutais qu’une telle ville puisse exister - cela semble à peine croyable.

-À peine ? Vous n'avez pas encore fait tout le tour de la ville alors , il y a plein d'autres surprises en ces lieux.  Et c'est le but de cette cité, un énorme terrain d'essai pour l'incroyable. C'est pour ça que préfère vivre ici plutôt qu'à Soléana. Le reste du monde a tendance à faire un peu vieillot ...

Il observait non sans avoir un petit sourire les réactions du coyote par rapport à chacal. C'était toujours amusant de voir le décalage des gentils arriver en ville... mais là c'était encore plus pour ce genre de situation là.  Il se demandait parfois à quel point la vie ici était décomplexée en comparaison du reste du monde.

- En ce qui me concerne, je connais Cicéron depuis un bout de temps. C’est avec lui, notamment, que j’ai commencé à travailler dans l’import-export.

- Oui mais il ma dit que la vente et l'international sont deux choses que vous connaissez bien.

Et d'autres qualités. Mais avec Cicéron il fallait toujours relativiser les descriptions de ses collaborateurs. Il y avait du vrai certes mais il avait tendance à mettre un peu trop en exergue les talents.

- Mais je reste sur ce fait, votre nom me dit quelque chose - Vous ne seriez pas chef d’une filière, le Plomb ?... L’Hôtellerie ? Quelque chose concernant les navires, éventuellement ?

-Non ce n'est pas le genre d'activité qu'on a dans la vallée des lumières , et par ici on donne pas vraiment son nom de famille a son propre groupe .

Puis il se frottait menton avec un peu d'embarras avant de continuer.

-  Vous devez peut-être confondre avec l'activité de mes parents , le groupe  s'appelle " Aubra"  et  Ils vendent à travers le monde des nombreux produits. Ce ne m'étonne pas que le nom puisse avoir été soulevé une fois ou deux a la télé ou dans un magazines d'économie , surtout en lien avec des navires. C'est milieu emblématique dans lequel a commencé l'entreprise familiale .

Et ponctuelles sur la moindre trace de fierté ou même de ressenti. Pour le moment ce qu'ils faisaient ne l'intéressait pas , il n'avait ni le temps , ni l'argent pour sa pour le moment.

- Cicéron avait l’air de dire que la rencontre entre vous et moi pouvait avoir un caractère fructueux. Est-ce que vous... Cherchez à étendre vos domaine de compétences ?

- Si Je vous correspondez à celui qui m'a décrit alors oui il y a des choses à faire. j'étant régulièrement les domaines de mon entreprise.  et J'ai tendance à consulter des gens qui ont de l'expérience avant de tenter quelque chose... mais ces un peu trop sérieux pour en discuter là.

Presque après qu'il ait fini, il sentait le dossier de son siège les errements reculer , et tourner la tête pour voir ce que Cicéron c'était installé. Il n'avait pas remarqué le bruit des verres trop occupés à parler.

- On peut dire que c’est ma tournée. Je nous propose de porter un toast.

Il adressait un sourire à Cicéron alors que celui-ci lui tendait un verre que les peurs leur prenaient alors.  à la couleur il reconnaissait tout de suite décalée qu'il il s'agissait. Un cocktail " Blue Lagon "  . Cicéron savait qu'il aimait quand on mettait moins de vodka que prévu dedans.

- Merci.  

Il se décalait un peu dans son fauteuil pour laisser le cygne plus confortablement installé ces jambes.

Puis en retournant la tête pouvait voir comment se débrouiller maintenant le coyote avec la chacal. Et du réprimé un fou rire .

- T'es vraiment doué pour créer des couples Cic  .

Puis il se calmait un peu .

- À toi, Nathan. À toi aussi, Mikolajic en espérant que cette triste affaire dans laquelle sont empêtrés les Peacemakers puisse trouver rapidement une conclusion.

Il avait déjà entendu ce nom quelque part,.. Peacmaker ... ça devait être une association avec un nom comme ça. Une O.N.G. ...  il ne se tenait pas vraiment au courant de ce genre de détail. Il n'aimait pas vraiment les galas de contribution ou des invités en parlaient .  


- Parce qu’il est important d’avoir quelqu’un comme ces gens pour assurer ses arrières. Tout les “héros” ont besoin qu’on prenne soin d’eux, Santé !


-Santé .

Il trinque alors en premier avec Cicéron , avant de tendre son verre pour les autres.  Puis une fois la formalité remplie de, il prenait une ou deux gorgées. Il sentait un petit picotement du palais et de la gorge. Cic avait pensé à demander que ce soient allégés en alcool.

- Pas besoin de tant d'honneur Cic , c'est toujours un plaisir quand c'est toi.

Mais croiser les jambes pour se mettre plus à l'aise .  Continuant de siroter son verre.

-  tien tant que ça me revient  , Cic il faudra que je te montre un nouveau truc  , j'ai commencé à travailler dessus et je suis sur sa pourrait te plaire.

Puis il portait son attention à la Lapine .

- Désolé posait la question mais j'aime me tenir au courant du nouvel et éventuellement aider... quel genre de difficultés touche les peacemaker ? ...Enfin, si je peux me permettre de vous poser la question .
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Dim 11 Déc - 3:50

- Bien sûr, répondit Nathalia. Il y a quelques jours, le compte que les Peacemakers ont auprès de la banque fédérale de Grand Metropolis ont été presque entièrement vidé.

Le coyote posa son verre à cet instant.

- Vidé ?

- Vidé, répéta la lapine.

Ses yeux étaient fixé sur son verre. Comme celui du coyote, il contenait de l’eau.

- On s’est demandé comment… Immédiatement, on a convoqué l'entièreté de nos collaborateurs, enfin ceux qui pouvait revenir. On soupçonnait l’un d’eux, forcément, mais les enquêtes internes n’ont rien donné. En tout les cas, maintenant, dit la lapine en s’essuyant la truffe, on tourne à vide.

- À vide ? demanda Cléopâtre.

- En d’autre terme, ils continuent leur activités, mais celle qui leur coûte doit reposer sur presque rien.

La chacal tourna la tête en direction du coyote.

- Que de connaissance, Kwarno. Je crois que j’aimerai en apprendre plus.

Armadillio la regarda, en pensant qu’il s’agissait d’ironie.

- Presque rien, dit la lapine, mais c’est pire que ça : Chacun de nos pas creuse une dette, contracté à cette même banque.

Le cygne se pencha en avant, se tenant sur l’accoudoir du fauteuil.

- Vous avez fait une enquête… Mais ?

Nathalia releva les yeux, alors que Cléopâtre se levait, prenant appui sur l’épaule du coyote, avec un peu trop de force pour paraître innocente.

- Sur ceux qui “pouvait revenir”. Quels sont les autres ?

- Les autres, c’est ceux qui étaient sur d’autres continents. Il y en a qui sont introuvables, ils ne répondent plus. Et puis...

- Nathalia.

- Et puis, il y a ceux qui ne peuvent pas revenir, parce qu’on les en empêchent. ça faisait presque deux ans qu’un groupe armé a pris en otage l’un des nôtres.

Cicéron hocha de la tête, et se pencha pour mettre une main sur son épaule. La lapine avait mis les mains sur ses yeux.

- Tu ne me l’avais pas dit. Comment c’est arrivé ?

- Nazareth était sur place. Il avait une formation supplémentaire en tant que médecin secouriste. Après comment c’est arrivé, je n’en sais rien, mais tout ce qu’on en a pu apprendre, par des sources sur place, indique qu’il a été enlevé par les rebelles aux gouvernement de Oussa Dramane, dans l’état de Ngolo-Diara.

- Les Banguos ?

Le coyote posa sa main sur l’accoudoire. Il s’était redressé. Le nom de l’état et de son dirigeant lui disait quelque chose, mais le mot-clé qui reliait ces éléments ne venait que de refaire surface, presque contre son gré. Nathalia tourna son regard vers lui. Tout comme Cicéron, qui leva un sourcil, esquissant l’expression d’une reproche.

- C’est eux. Vous suivez cette affaire ?

Le coyote s’avança en improvisation totale.

- Hm, oui. J’ai lu ça sur un blog. Cela n’a pas fait la une des journaux, mieux vaut se renseigner seul…

- À qui le dites-vous, dit la lapine.

Il avait visé juste. Il connaissait suffisament de cas similaire pour savoir où ce genre d’affaire été suivit. Abandonné par les médias dominant, les informations auquel s’accrochaient souvent l’espoir de centaines de personnes flottaient, dérivaient comme des épaves dans les méandres du net. Mais ce n’est pas pour cette raison qu’il avait posé la question. Il connaissait les Banguos. Il avait déjà fait affaire avec. C’était des lance-missiles, sauf erreur. Ce qui les avait rendu différents des autres, c’est qu’ils n’avaient pas payé avec des rings, mais bien avec des petits cailloux. Ce n’était pas du diamant.

- Par contre je n’ai jamais vu écrit son nom. Peut-être qu’il n’avait pas accès à… Vous dites, il s’appelle Nazareth ?...

- O’Well. Nazareth O’Well.

Le coyote aurait pu décidé de ne pas en faire grand cas. Mais son instinct l’avait poussé a, presque, se trahir, pour connaître le nom de ce médecin secouriste. Il jeta un regard à Cléopâtre, qui revenait des toilettes.

- Merci.

Ayant relâché la tension dont elle semblait faire l’objet, elle se rassit sur le canapé, non plus droite, mais relâché, s’affalant de tout son long sur les coussins servant d’accoudoir, un coude posé contre sa tête. Ses yeux étaient presque clôts, un sourire sur ses lèvres. Elle semblait attendre son heure en toute sécurité, telle fillette de riche attendant son anniversaire, non sans malice. Le coyote sourit, et secoua la tête, piètre cadeau. Tentant, encore et toujours, de dissiper le silence, danger qui menaçait une conversation qui avait changé de direction après la question de l’épaulard.

- Cléopâtre, est-ce que tu connais ce nom ?

- Hm ? Qui ? Ah, celui qui a été… Non. À la rigueur pendant mes études. Mais je travaille dans une clinique privé.

Elle passa son bras autour des épaules à Nathalia.

- Non pas que je n’ai pas envie d’aller en Mazuri, comme tout le monde j’ai un projet, dit-elle en s’adressant au coyote en souriant, comme aux anges.

- Comme tout le monde dans cette ville, ajouta Cicéron, le regard dans le vague.

- Tout le monde ? dit le coyote en s’adressant à l’épaulard.

La lapine avait le regard baissé.

- C’est dangeureux, Cléo, je ne sais pas si je peux te le conseiller vu ce qui est arrivé à Nazareth, dit la lapine d’un air sombre.

- Tcht tcht - L’expérience le prouve, le danger ne vient pas toujours d’où on l’attend, dit la chacale. Je veux dire que, être au poste auquel je suis est une situation précaire vu le travail à fournir.

Nathalia gardait la tête baissé.

- Bon, eh bien, dit Cicéron, Je ne vais pas vous infliger plus longtemps cette conversation - Nous vous laissons un peu explorer le coin, et surtout toi, Kwarno, il y a un paquet de gens que je vois d’ici qui sont autant de débouchés pour ton commerce.

Le coyote n’attendait que cette occasion pour se dégourdir les jambes. La chacale ne souriait plus.

- Très bien, je vais faire un tour de salle et je reviens.

Il se levait lorsqu’il entendit très clairement Cicéron parler à demi-mot à l’épaulard.

- Alors… C’est quoi ce truc dont tu voulais me parler, Nath’ ? Si tu veux on peut aller “faire un tour” aussi…

D’autres mots étaient audible pour le coyote. Mais il ne semblaient pas faire de sens - et de toute façon, cela ne le regardait pas. Il s’épousseta, et parti avec son verre vide en direction du bar. Des personnes avaient commencé à affluer ici et là. N’ayant que peu de rings sur lui, il recommanda un verre d’eau, gratuit - Le prenant en pitié on y avait mis une paille et des glaçons. Voilà : Armé de cet attribut il été presque déguisé en membre tout à fait normal de cette boîte. De la musique commençait à jouer, et son humeur allait en s’améliorant. La chemise qu’on lui avait donné lui allait bien, bien qu’il ait peu d’habitudes dans cette élégance nouvellement acquise. Un petit groupe de trois personnes était attablé, l’une des chaises étant libre. Il se dirigea vers celle-ci, plein d’espoir.

***

Le temps était passé. Le coyote écoutait du mieux qu’il pouvait ce que disait la personne en face de lui. Apparement, il s’agissait d’un groupe de développeur en informatique, travaillant dans le domaine de la sécurité. Ceux-ci avaient monté un collectif tendant à livrer une connexion internet libre dans les lieux de Mobius touché par la censure.

- Comment ça s’appelle vous dites ?

- Le nom du collectif, répondit l’ocelot remettant ses lunettes, n’est pas encore arrêté. Mais on a pensé au Masque de Verre.

- Le Masque de Fer ?

- Non, de Verre, s’époumona le développeur, en tentant d’outrepasser le son de la musique. Parce que “là où nous agissons anonyment, c’est par l’intermédiaire des écrans que se lisent nos vérités”. Et quelque part c’est de plus en plus nécessaire - même ici.

- Où ça ?

- Même ici ! Le nombre de journaux est important mais les sources d’informations sont sensiblement les mêmes, incroyablement restreinte et…

L’un de ses amis l’interrompit en lui montrant l’écran de son téléphone portable. S’étant absenter quelques instants pour “avoir l’accès au réseau”, il était revenu en courant.

- Regarde ce qu’ils ont posté.

Le chat s’empara du téléphone, et fit glisser son doigt sur l’écran.

- Euh… Non ?!

- Si. C’est confirmé. On ferait mieux de filer.

Le chat récupéra la veste en cuire posé sur sa chaise pour s’habiller en quatrième vitesse, et tappa sur le genoux du panda endormi à côté d’Armadillio.

- Désolé de devoir vous quitter ici si vite, Mr.Soletine. Voilà mon adresse mail si jamais vous voulez en savoir plus, dit le chat en lui tendant un bout de papier.

Le coyote le fourra dans sa poche, tandis que les membre du Masque de Verre s’activait en direction de la porte de sortie, le laissant seul. Attendant un peu, épongeant son front de la sueur qui s’y était condensé, il remarqua que la température avait sensiblement augmenté. La masse des Mobiens, discutant, piaillant, dansant parfois. Baîllant, il pensa à aller retrouver Cicéron et Aubra. Mais il n’était pas trop mal, assis ici. Se penchant vers la table ronde sur laquelle était posé tout les verres, qui n’était pas tous fini, il chercha le siens avant de le prendre. Il tourna son regard vers la masse, vers la foule, en levant le verre, le portant à ses lèvres, sentant la fraîcheur de l’eau, et des restes de glaçons.

Avait-il envie de les rejoindre ? Il n’était pas sûr de l’heure, peut-être qu’il était minuit. Quel intérêt de le faire maintenant ? Il avait tout son temps, la lune n’avait pas fini son parcours de sitôt. Flotter ainsi d’un fauteuil à l’autre, discuter, dans cette atmosphère à la fois paisible et agitée, l’ambiance d’une fête. Le coyote voulait à la fois y être, et rester ici pour tout voir : Être acteur et spectateur de ce grand jeu. Une mobienne essayait de se frayer un chemin dans sa direction. Le coyote plissa des yeux. Oui, il s’agissait de Cléopâtre, qu’il aurait volontier accueilli maintenant qu’il était seul. Mais elle ne souriait plus. Pris entre deux personnes, dans la foule, elle semblait vouloir lui crier quelque chose. Le coyote cru lire “Pas celui-là !” Etrange. Armadillio ne savait pas si c’était l’effet de la lumière, mais le visage de la chacal semblait présenter d’étrange déformation. De plus en plus sombre, son museau, s’agrandissant, semblait se redresser à vue d’oeil, ce qui la faisait ressembler, étrangement, à une statue. Le coyote attendant qu’elle arrive, començait à s’assoupir. la tête contre le dos de son siège.

Soudain la chacal disparu. Armadillio regarda aux alentours avant de décider de partir en direction des toilettes. Et c’est en se levant qu’il distingua alors quelqu’un qui n’était pas supposé être là, courir dans le couloir donnant justement l’accès au WC. Le coyote marcha, le pas très lourd, et passa la porte des toilettes. Oui, il l’avait bien reconnu. Il leva la tête pour voir face à lui une jeune lycaon.

- Mais…

Le coyote reconnaissait cette personne. Il s’agissait d’une collaboratrice de longue date.

- Zulaïka ?...

La lycaon était entièrement nue. Le coyote pensa à checher un vêtement pour la cacher, mais hésitait à la laisser ici. Elle le regardait d’un air fixe. Elle semblait belle, comme si on l’avait maquillée. La lumière réfléchissait sur ses formes.

- Kwarno.

Armadillio en clignant des yeux, distingua, dans la semi-lumière, les plumes de deux perroquets. Les deux oiseaux, les pattes posés sur les épaules de Zulaïka, faisait face à la lycaon. Leur longues plumes violettes, orangées, magnifique, constituait de large épaulette, que Zulaïka portait sans pudeur.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Avec… des oiseaux ?

- Un oiseau, c’est libre. Il peut voler où bon lui semble. Il n’y a que nous pour l’enfermer, le mettre dans une cage avant de l’oublier, dit Zulaïka d’une voix forte, presque métallique.

- Mouais ? Qu’est-ce que...

Le coyote ne voyait pas où elle voulait en venir. Et puis, subrepticement, une ombre sembla s’avancer sur le sol. Une ombre grandissante, dont le coyote se demandait la provenance. Cette ombre n’avait aucune source de lumière, et n’était la silhouette de rien. Elle se matérialisait sous ses yeux à la façon d’un liquide visqueux en train de couler. Bientôt elle atteint les murs, pour les remonter, le colorier de teinte sombres, grimpant, jusqu’à atteindre le plafond, où elle se répandit avant de retomber sur le sol en de petites gouttes.

Le coyote regarda le plafond, le sol, les gouttes en train de tomber sur Zulaïka. Tout à coup, des toilettes, sortit, lentement, Cicéron, le regard vide, arborant le costume d’un astronaute.

- Cic’ ? Cic’. qu’est-ce qui se passe ?

Pas de réponse. Le cygne reparti en direction de la salle de fête. Le coyote se frotta les yeux.

- Ecoute, Zulaïka, ce que tu dis n’a aucun sens, qu’est-ce que tu fais là ?...

Zulaïka se contenta de caresser les plumes de ses perroquet.

- Oh, tu m’écoutes ?...

Le coyote sentait son coeur battre, fort. Cela n’avait rien de normal.  Il regarda en arrière, personne. Qui ? Pourquoi ?

Bientôt, les gouttelettes noires tombèrent sur la lycaon, qui devint petit à petit, sous la tombée du liquide gluant, une masse informe, inreconnaissable.

- Zulaïka !

Le coyote courru dans sa direction, ne sachant que faire, mais recula tout aussi vite. De long bras, semblable à des serpents, sortaient en tortillant de cette masse, en un spectacle surréaliste, gluant, horrible. Le coyote sortit son pistolet, en tentant de viser ces tentacules, qui lui en rappelait d’autre. Il tira plusieurs coups. Mais sa cible resta indifférente, et continua de s’élever en bouquet d’appendices pour atteindre le plafond, et s’y tortiller, prenant bientôt toute la place. Armadillio se retourna pour prendre la fuite. au moment où les tentacules l’avait encerclé, le saisissant pour s’enrouler autour de lui dans un long bruit de succion.

***

Le coyote se réveilla, brusquement, affalé sur la chaise sur laquelle il avait pris place, à la table des Masques de Verre. La chacale s’était assit à côté, et tenait son visage.

- Kwarno, j’ai tenté de te le dire, tu t’es trompé de verre, tu… Hey !

Le coyote eut un haut-le-coeur, se leva et partit en titubant en direction des toillettes, les vrais cette fois : Ouvrant la porte d’une des cabines et la refermant à la volée, il leva la cuvette pour rendre à l’évacuation des eaux le contenu de son estomac, totalement retourné parce qu’il avait vu. Pendant que le liquide aigre et les fragements de sa digestion se voyait projeté dans un concert de gargouillement et de quinte de toux, il réalisa ce qui lui était arrivé. Au milieu de tout ses verres, posés sur la table, il avait bu celui qui n’était pas le sien : Un verre d’eau, coupé de substance illicite, hallucinogène, assomante, qu’il rejetait maintenant de son métabolisme.
Il n’avait pas quitté sa place. Il s’essuya la bouche avant de sortir pour se laver les mains, la tête et le diaphragme douloureux. Oui, pas de Zulaïka ici. Ni de Cicéron habillé en scaphandre. Il se demandait comment il en était arrivé à de tels visions. Si son esprit n’avait pas tenté de l’orienter vers quelque chose.


À la sortie des toillettes, Cléopâtre l’attendait. Les yeux brûlant, et ayant l’impression que sa tête allait exploser, il se dirigea vers elle.

- ça va mieux ? Demanda-t-elle.

- Oui - eurp - quelle misère.

- Tu aurais dû faire plus attention, je me faisais du soucis. Les psychotropes, que ceux qui viennent ici consomment, sont solidement… délirant, même s’ils ne font pas effet longtemps.

La chacale, qui était responsable des soins palliatif d’un hôpital, connaissait ce genre de produit. Elle continua d’en parler alors que le coyote reprenait sa veste vers le groupe de fauteuils sur lesquels était assis à l’origine Nathalia, Cicéron et Aubra : Pas la moindre trace d’eux, ils avaient probablement dû faire autre chose de leur côté. Le coyote se dirigea ensuite vers la sortie. L’ambiance qu’il avait tant apprécié en début de soirée avait pris quelque chose d’oppressant et de nauséabond au coeur de la nuit. Il ouvrit la porte de la salle de danse, direction l’extérieur, la ruelle donnant accès à la boîte. Armadillio respira profondément l’air nocturne, comme si la vision du ciel, les étoiles et la lune pouvait entrer dans ses poumons, et nettoyer de son contenu son corps sali par d’abjecte illusions.

Il tourna la tête. Cléopâtre, rhabillé, l’avait suivit, et lui faisait face maintenant, éclairé elle aussi faiblement par les enseignes multicolores arborées sur la façade de l’établissement de la boîte de nuit.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Mer 14 Déc - 16:33

Il écoutait patiemment ce que Nathalia expliquait... dès que celle-ci commençait , il  lui a paru clair que ce n'était pas des petits problèmes . Les comptes vidés étaient parmi l'une des pires choses qui pouvaient arriver à un organisme.

- Et la banque n'a même pas demandé de validation avant cette opération ? Ni empêcher en raison de bizarreries ?

Il comprenait la difficulté de la situation. Encore plus quand leur enquête interne ne semblait rien avoir donné... cependant un tel transvasement d'argent...

Il reprenait une gorgée de sa boisson, s'écartant un peu de son cheminement quelques instants... poussant un soupir.

C'est à faire, pour sur... mail avec quelque chose qu'il chiffonnait sur la simplicité de faire sortir autant argent. Il essayait généralement de tenir à l'écart tous les mécanismes financiers de ses affaires. Restreindre au minimum et éviter tous les systèmes de jeu financier... c'est pour ça qu'il préférait régler par un échange de services avec HexaEco , c'était toujours des opérations cruciales et il ne voulait jamais laisser un tierce s'initier dansant être tenu étroitement laisse.  Mais là, même avec sa méfiance,  il avait du mal à accepter que quelque chose comme ça et puis se faire aussi simplement sans que quelqu'un ne vêt vérifier quoique ce soit.

Et maintenant ils étaient pris à creuser des dettes.

Il était alors tenté d'ajouter quelque chose mais ce retenait. Interrompu par un mouvement de Cicéron  qui prenait la parole avant lui.

- Vous avez fait une enquête… Mais ? Sur ceux qui “pouvait revenir”. Quels sont les autres ?

Il se levait une bonne question, il s'était tellement focalisé sur la banque qu'il n'avait pas remarqué ce détail.

Ce qui conduisait alors au problème suivant. La situation de leurs collègues injoignables ... Il pensait qu'il rue plus d'informations que ça lorsqu'il y avait des enlèvements d'humanitaires ou de ressortissants dans d'autres pays...

Et visiblement Cicéron n'avait pas été totalement au courant surprenant .

- Je compatis pour ce qui arrive à vos collègues.  

Disaient-ils pour essayer d'apaiser la lapine. Il comprenait c'était un coup dur... pour son organisation et peut-être même plus. Surtout quand depuis deux ans un de leurs collègues et retenus prisonniers.

- Deux ans ? Et il n'y a pas eu de demande de rançon ou d'aide gouvernementale sur ce dossier ?

Il fronça légèrement les sourcils en finissant son verre qu'il posait alors sur la table basse. Et ne cédez pas à ce que ça devienne si sordide.

- Ngolo-Diara  ? Avait-il demandé à demie voix assez naïvement...

Il n'était pas vraiment du genre à connaître les situations dans des pays loin des projecteurs internationaux et avait même généralement du mal à placer un nom sur une lande de terre cernée de ligne...

- Les Banguos ?

La réaction du coyote ainsi que sa voix était celle qui avait porté plus et avait masqué semble-t-il à sa propre interrogation. En effet, en plus d'ajouter un ou qui étaient inconnus à l'épaulard. Mais qui semble avoir fait réagir Natalia, celui-ci avait une claire posture de quelqu'un qui sera quelque chose.

Aubra  se contentait alors de s'enfoncer dans son siège croisant les bras et préfèrent légèrement écouter. Mais honnêtement, la tournure de la conversation le larguait légèrement. Ils n'étaient pas du genre à connaître la politique dans d'autres régions. Alors quand il s'agissait d'informations qui vraisemblablement n'atteignaient pas le grand public.. Il faisait alors parti de la grande majorité qui vivait dans l'ignorance.

Haussement pour lui le retour de la chacal venait aussi ramener une sensation qui pouvait un peu mieux géré.

Lui préférait rester encore un peu muet jusqu'à la fin. Se sentant un peu... gêné d'avoir lancé cette conversation. Et même si la culture sur le sujet ne lui avait pas fait défaut , il était sûr serait quand même temporairement plombé la situation. Il ne s'était pas attendu à ce que la situation soit plus grave qu'une simple controverse.

Et même avec les efforts de la chacal pour retrouver une conversation avec une ambiance relativement normale l'attitude de Natalia continuait de le mettre mal à l'aise.

Heureusement pour lui séance avait beaucoup mieux géré les mots et les gens.
Et le démontrait bien en mettant fin à la conversation sans contestation ou ambivalence.

- Bon, eh bien, Je ne vais pas vous infliger plus longtemps cette conversation - Nous vous laissons un peu explorer le coin, et surtout toi, Kwarno, il y a un paquet de gens que je vois d’ici qui sont autant de débouchés pour ton commerce.

En entendant ça au bras se redresser un peu, sortant de son retrait volontaire, il se disait qu'il pourrait éventuellement regarder plus tard un peu plus la situation des pacemakers pour chercher s'il n'y avait pas plus à cette affaire de banque... pour les "absents" ... il n'y avait rien qui puisse faire.

- Amusez-vous bien .

Avait-il anciens intentions du coyote lorsque celui-ci s'est élevé.

Le sujet maintenant passait il sentait sa confiance commence à revenir en même temps que le besoin d'être sérieuse faisait moindre.

Puis Cicéron dans la verte vers lui avant de lui dire à demi-mot .

- Alors… C’est quoi ce truc dont tu voulais me parler, Nath’ ? Si tu veux on peut aller “faire un tour” aussi…

L'orque ne pouvait s'empêcher de sourire en entendant ça.

- Ah oui  ... c'est un nouveau produit qui m'est venu récemment l'esprit. Mais il y a eu assez de sérieux à cette table .. autant aller discuter ailleurs Cic'... il y a des possibilités de partenariat .

- Affaires privées donc.

- oui .

Il se redressait pour se lever.   Ne s'interrompant que quelques instants pour regarder les deux autres invités restants.

-  J'espère que ça ne gêne pas.

- Non je pense que je vais un peu rester avec Cléopatre mais pas pour longtemps , je suis fatigué .  Répondait alors Nathalia .

- Je vous souhaite une bonne soirée alors.  

- À la prochaine Nathalia , je suis sûr ça va s'arranger pour toi .

- A vous aussi .

Il se levait avec le signe pour aller se rendant des coins peu plus sombres pour être seul.

*****

Ils étaient tous les deux dans une alcôve parmi les plus isolés de la salle. Là où la musique se faisait moins forte et la pénombre plus épaisse.

Ne sous-entend un spot lumineux venait éclairer une poutre avoisinante sur laquelle se réverbère aurait un peu plus de lumière donnant quelques instants de meilleure visibilité dans ce petit emplacement où sans une forte proximité été dure de voir les couleurs.

-  Tu en as ramené du monde ce soir . Je attendais à t'avoir seul.

-  Vraiment ?   Je ne semble pas t'avoir perturbé temps que ça.

Aubra se contenta de répondre par un petit rire avant de répondre.

- Si tu veux que je reste aussi imperturbable, je peux me contenter domaine validé, j'ai une liste passionnante des discussions sur les composants.

- Mais tu ne le feras pas.

Et avant que l'épaulard puisse répondre il sentait le contact du plumage contre son front du bec contre son museau. Cicéron ayant collé leur front et à sa vue était seulement l'éclat des yeux de Cicéron lorsque la lueur de la sas aligné correctement par intermittence.

Il resta figé pendant un temps qui ne parvenait à évaluer... bien qu'agréable il fallait bien moment pour rompre cet instant . Il regrettait un peu quand Cicéron se reculait.  Entre-temps l'épaulard n'avait pas remarqué qu'il avait saisi par les avant-bras le cygne. Une façon inconsciente de garder.

- Toujours envie de parler de composants ?

-  Non .

Et aussi brièvement que sa réponse et commence à embrasser le cygne . Ne repoussant vers le coin le plus sombre.

-  Ce n'est qu'un tour ... pourquoi perdre du temps avec sa ?

Et le morceau de musique changeait , l'éclairage aussi ... leur donnant davantage de couverts dans l'ombre.

*****

C'est au bout de quelques minutes qu'il revenaient.  Pour trouver leur place vide...

-  Cléopâtre a dû rejoindre ton coyote Cic' ....  puis il ajoutait en laissant laissant traîner ses premiers mots.   Oooonnnn  les attend Cic' ?

La question était vraiment hésitante n'ont pas par incertitude qu'il revienne mais plus parce qu'il n'avait pas envie de rester ici surtout en ce moment... en même temps il posait la main sur l'épaule de Cicéron qui plissait les yeux pour essayer de repérer les deux canidés  désertiques.

- Je ne pense pas, vu comment il a tapé dans l'œil de Cléopâtre , il sera en bonne compagnie .

À la façon dont certaines des plumes du cygne frissonnaient vu près Aubra savait  qu'il n'était pas le seul à être actuellement impatient.  Avec un sourire entraîné Cicéron avec lui vers la sortie.

- Une seule question dans ce cas ... chez moi ?

-  Comme si tu pouvais patienter de rentrer chez moi...

- C'est ta faute .

Ajoutait l'orque alors qu'il passait son bras autour du cou du cygne une fois la porte franchie.

Sans perdre de temps et franchissait l'autre mode de nuit qui commençait à des emplir... passe au milieu du flot des autres fêtards comme si de rien n'était ... puis une fois la sortie il ne fallut que quelques secondes avant qu'une petite sonnerie provient d'une des poches de la veste l'épaulard.

- Un message ?

Et avant qu'il ne puisse le saisir , c'était le signe qu'il sortait en premier. Faisant les mouvements d'ouverture sur l'écran tactile.

-  Hey , c'est ça mon intimité la !

Mais est-il avec un ton qui se voulait être un semblant d'offenser...  mais qui encadré de son étreinte ainsi que du très perspective l'amusement ne pouvait être prise autrement que pour un mauvais jeu caricatural.

- Pas pour moi .

Et le cygne levait devant ses yeux à l'écran affichant le message...

" Cic : j'arrive bientôt , je ne serai pas seul . "

Il reprenait des mains du cygne portable avant de l'éteindre et de le remettre dans sa poche.

- Il faudra que je change vraiment le code...

- J'ai laissé ma voiture à Grand Flow  .  

Répondait alors le cygne faisant mine d'avoir ignoré la dernière remarque.

- C'est sur le chemin prenant la ligne de métro ... on finira en voiture.

- Le trajet  ?

Réalisant son allusion inventaire ,  il se retient de pouffer de rire .

- Le trajet  .

Puis les deux reprenaient lors route dehors prenant un chemin différent que celui vers la station de monorail aérien .

Avait plus proche trouver l'une des stations de métro de la ville. Il y avait un peu de vent qui formait une rapide bourrasque que l'on ressentait quand on entrait dans la station.  La fraîcheur nocturne de la ville générait ces courants d'air alors que les niveaux souterrains toujours alimentés continus à faire échapper leur chaleur.

Le Maître la vie ne s'arrêtait jamais. Totalement automatisé , rapide et pour son plaisir toujours à l'heure.  Juste à temps quelques secondes le temps d'écouter Cicéron lui murmurait certaines choses avant d'attraper la première rame ...  et de laisser derrière les quais de marbre désert sous leurs arches de verre et de jardins suspendus.

*****

C'est après environ une demi-heure qu'il était finalement rentré chez lui. C'est surtout l'ascenseur final qui avait été le plus long à supporter. Si proche ...
arrivé à son appartement au dernier étage n'avait pas perdu temps pour entrer avec le cygne.

- Où en étions-nous déjà ?  

Disait-il d'une voix traînante alors que sa que refermait derrière lui la porte , avant qu'il ne tourne la clé .

-  Je ne sais plus vraiment . il  faudrait un peu m'aidé a m'en souvenir .

Lui répondait alors le signe qui enlevait sa veste.

Été plongé dans la pénombre alors que tous les lampes étaient éteintes. Cependant des petites entités lumineuses flottaient. Aux allures de numérique se déplacer comme des bulles , éclater de la même façon au contact d'une surface d'un objet ... avant que de nouveaux proviennent prendre leur place.

Il y avait le bruit de l'eau qui coulait. Les lignes lumineuses douces des escaliers ....

Cicéron laissait sa veste tomber alors que l'épaulard appuyer sa tête contre son coup. Et laissait main déambulaient.

- De l'aide comme ça ?

- Mais oui .. ça me revient.


Dernière édition par Aubra Nathan le Lun 26 Déc - 21:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Sam 17 Déc - 20:37

Le coyote frictionna ses mains, glacées malgré ses gants. Le froid s’étant abattu avec l’obscurité était maintenant mordant. Aigüe, humide, il piquait encore plus après la chaleur de la boîte de nuit, et encore davantage ceux qui restaient exposés aux vents. Armadillio et Cléopâtre était là, immobile comme des statues. La chacale finit par poser une main sur son épaule.

- Pauvre Kwarno.

Se réveillant de sa léthargie, le coyote tourna la tête.

- Il aurait pu t’arriver n’importe quoi, et au final ces gens ne s’en préoccupaient même pas.

- Ces gens ?

- Tu sais : Cicéron, son collègue, Nathalia…

Le coyote se mit à rire doucement, la gorge enrouée.

- Ho ho, encore heureux... Après tout ils ne sont pas sensé m’aider, c’est moi qui suis responsable de moi-même, comme de mes conneries…

La chacale le regardait droit dans les yeux.

- Bien sûr.

Un instant de silence annonçait son désaccord.

- Bien sûr, tout le monde est responsable : Mais ce qui me tue, c’est l’indifférence.

- L’indifférence ?

- Kwarno, tu sais, je travaille dans une clinique. Les hôpitaux sont pleins à craquer de personne présente là à cause de l’indifférence. On a oublié l’usage d’un hosto : on y envoi les jeunes en internat et les vieux en mourroir.

Cléopâtre mis les mains dans les poches de sa vestes. Voyant qu’elle grelottait de froid, le coyote frotta son dos dans un geste fraternel.

- Mais les gens ne pourraient pas s’occuper d’eux-même de leur malade...

- Evidemment. Ils ne “pourraient” pas s’en occuper eux-même. Tout comme ils ne... “peuvent” pas s’occuper de leur anciens. Tout comme ils ne pourront pas s’occuper de leur morts. Les choses ont tellement changé…

- Je veux dire par là, les gens ne peuvent pas, Mais c’est le rôle d’un hôpital.

- Non, pas au stade où on en est arrivé. Qu’un jeune naisse d’une malformation quelconque, il y passera sa vie. Qu’un ancien soit de trop dans sa propre maison, et on l’y envoie. Et les exemples sont à mes yeux trop nombreux, dans ma profession. Et c’est pour moi ça, l’indifférence.

La chacale saisit son bras par-dessus son épaule et se mit à marcher au travers de la ruelle amenant aux casinos. Le coyote fixa ses oreilles, droite, se balancer au rythme de sa marche.

- Mais heureusement, moi, je suis là. L’indifférence est une plaie ouverte sur lequel je pose un pansement. Ou plusieurs - ou autant qu’il faut.

Elle le regarda brièvement. Juste assez pour laisser au coyote voir y passer la flamme d’un désir, très curieux à ce stade de la discussion.

- Malheureusement je ne peux pas tout réparer. Je trouve parfois, et c’est paradoxal, presque cruel de les laisser végéter dans un lieu aussi laid, et pâle, loin de ceux qu’ils aiment.

- Je vois ce que tu veux dire. dit le coyote en baissant la tête. Une longue agonie, hm ?

- Peut-être que la vie s’écourte pour une plante sans eau et sans lumière. Mais nous ne sommes pas des plantes.

- Possible, dit le coyote, en réalisant que ce qu’il venait de lui répondre était d’une stupidité manifeste.

Il résista à l’envie de se plaquer une main contre le visage. Il était quelque peu désarçonné par la tournure de cette discussion : Il était évident que c’était bien la chacale qui avait voulu l’aborder. Où voulait-elle en venir ?
Ils arrivaient à présent sur la place des casinos, éclairé par quantité de néon, et traversé par une foule de personne. Il sentait sur son bras le contact de la chevelure de Cléopâtre.

- Je pense qu’un être ne peut carburer qu’à l’amour. L’indifférence c’est la mort. Ceux qui la diffuse sont des sortes de meurtriers.

- Hmm… Tout à fait.

Le coyote cligna des yeux. Peut-être était-ce la fatigue, ou alors ce qu’il avait bu auparavant, mais il ne parvenait pas à saisir la logique exposé ici. En tant que trafiquant d’arme sur le terrain, il avait vu passer des guerres - et ces conflits multipliaient les vrais assassins.

- Mais dans un monde où l’indifférence serait totale, le danger de conflits…

Il avait commencé à parler juste au moment où une voiture s’était mis à klaxonner fortement. Les oreilles de Cléopâtre se replièrent un instant d’irritation.

- Je n’ai pas compris, tu disais ?

Le coyote ne s’était pas arrêté à cause du klaxon. Mais parce qu’une idée lui était venu en tête. La vente de ses armes provoquait des morts. Mais il n’y accordait aucune importance : En réalité, il était indifférent, et il le savait - cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Mais… Cela faisait donc de lui un authentique meurtrier.

- Euh - non je disais que tu avais raison. L’indifférence c’est probablement la mort.

- Je savais qu’on partagerai ce point de vue, car tu es une bonne personne, Kwarno.

La chacale passa une main dans son dos et se resserra contre lui, sa joue contre la sienne. Armadillio sentit sa main glisser de l’épaule de la chacale à son flanc. Le coyote regarda aux alentours. Il avait dépassé les enseignes lumineuses des casinos et marchait à présent dans une rue adjacente, éclairé par des lampadaires, mais plus silencieuse. Il fut surpris lorsqu’il sentit la main griffue de la chacale passer sur son visage.

- Mon pauvre petit Kwarno. Tu as été trop le fait de cet indifférence. Laisse-moi te donner ce qu’il te faut.

- Ce qu’il me faut ?

- Oui, laisse-moi te donner la vie.

- Me d..mffh -

Rapide comme l’éclaire, la chacale avait fait demi-tour pour se retrouver face au coyote, passer ses bras autour de son dos, le ceinturant fermement, une main contre l’arrière de sa tête, pour que leurs lèvres se rencontrent, ses yeux cerclé de jaunes mi-clos. Armadillio tombait de haut. Il s’attendait peut-être à un échange de numéro de téléphone, et se voyait d’avance prendre la prochaine rame de métro en direction de la maison de Cicéron. Il tombait de haut, mais semblait remonter en chandelle, étrange balai aérien ou rien ne bougeait. Tout prenait sens désormais dans cet instant d’éternité où cette langue caressait la sienne. Il mit fin au baiser pour reprendre constance, leva à son tour ses bras pour entourer la chacale, et l’embrassait à son tour. La chaleur qui émanait d’elle expliqua la contraction de ses griffes dans le dos du coyote.

Sous le coup de la vérité dévoilé, la nuit ne semblait plus aussi froide. D’ailleurs, avait-il jamais fait nuit ?

***

Armadillio, tenant contre lui Cléopâtre, pris l’initiative de la porter le temps de monter les dernières marches amenant à sa maison. Ils avaient finalement pris un taxi, revenant particulièrement tard : Mais le temps ne passait plus désormais. Elle éclata de rire.

- Voyons, tu vas te casser le dos, dit-elle hilare. Et je le dis d’avance, ça, je ne sais pas le réparer !

Le coyote lui laissa mettre la clé dans la serrure avant d’ouvrir la porte. Il la reposa, les pattes sur un tapis aux motifs colorés. La lumière était déjà allumé. Il regarda aux alentours.

- Tu habites avec quelqu’un d’autre ?...

- Non-non, j’aime bien laisser la lumière quand je ne suis pas là - pour éviter les cambriolages, dit la chacale en refermant la porte à double-tour.

Cette porte, imposante, semblait avoir été façonné pour résister à un char d’assaut. Différents système de verrouillage s’ajoutaient au lourd cadre, doublé de cuir pour revêtir un semblant d’élégance. Sur une suite de clé, la chacale en avait plusieurs disposé spécialement à l’intention des cadenas barricadant l’entrée de l’intérieur. Armadillio la regarda faire, ses yeux se posant sur sa nuque, puis son dos musclé, et enfin sur son arrière-train, balancé au rythme de ses mouvements. La chacale le pris sur le fait lorsqu’elle se retourna, laissant au coyote le loisir de remonter en direction de son ventre, de sa poitrine, et enfin de son visage. Impatiente, elle transpirait l’envie d’être plus proche de lui et l’embrassa à nouveau, avant de le tirer par le bras en direction d’un couloir, puis d’une pièce. Bien que sous le charme, le coyote ne pu s’empêcher d’y voir là une étrange décoration. Une large pièce couleur de sable, légèrement en contrebas par rapport au reste de la maison, se terminait par un large lit au bord légèrement surelevé, au matelas recouvert d’un linceul blanc sur lequel était posé des coussins. L’éclairage était uniquement assuré non par des ampoules artificielle, mais par une série de bougie posées sur de longs bougeoires oblongs, dont la flamme diffusait une lueur légère et tremblotante.

- C’est plutôt romantique, tu ne trouves pas ? demanda Cléopâtre.

- D’une certaine manière, dit le coyote en enlevant sa veste pour la poser sur une chaise que lui tendit la chacale. Tu savais déjà à l’avance que…?

Elle l’interrompit pour l’embrasser à nouveau. Plus rapide que le coyote, elle avait enlevé sa veste et le haut de sa robe, et saisissait maintenant l’ouverture de sa chemise, pour l’enserrer sans qu’aucun tissu ne les sépare - un soutien-gorge l’empêchant encore. Mais avant qu’Armadillio n’ait le temps d’y remédier, la chacale mit un doigt sur sa bouche, dans un signe de confidence.

- Attends-moi juste une seconde, je reviens tout de suite.

Le coyote resta pantois. Voyant qu’il s’approchait du lit, la chacale le prévint dans son dos.

- Ne va surtout pas en pantalon sur le lit, mon amour, les chaises et les fauteuil de cette boîte de nuit étaient pleines de bactéries.

- Hm, tu as raison.

Le coyote enleva précautionneusement le pantalon que Cicéron lui avait prêté pour le poser sur une chaise. Un miroir faisant face à lui sur une étagère, il tenta de s’osculter du regard. L’impression de fatigue l’avait quitté : Les cernes étaient toujours là, mais elle ne traduisait plus rien de réel. Il croisa les bras, de la manière dont il l’avait déjà fait auparavant, qu’avait sensiblement apprécier Cléopâtre. Une attitude de pharaon, hm ? En allant prendre place sur le lit au matelas doux, s’appuyant contre le dossier du lit, il resta ainsi, attendant qu’elle ne revienne. Cela ne manqua pas, et son soucis de plaire eut un effet immédiat. Revenant, le soutien-gorge dégraffé, elle s’arrêta net en le voyant ainsi. Il eut un sourir, faisant cela sur le mode de la plaisanterie. Elle ne sourit pas.

Les verres qu’elles tenaient en main, encore vide, tombèrent en rebondissant sur le tapis. Mais avant même qu’ils aient atteint le sol, la chacale avait bondit sur le coyote, faisant grincer le lit pendant qu’elle remontait à toute vitesse pour se trouver à sa hauteur.

- Wow, fit le coyote, encore pris de court.

Il regarda la chacale l’embrasser sur le front, au-dessus de lui. Il remarqua alors un détail déconcertant, sur son épaule, qu’il n’ignora pas malgré le feu de l’action.Une suite de segment noire, parallèle. Un tatouage. La chacale l’embrassa à nouveau, respirant avec force. Annonant des paroles incompréhensible, presque des incantations, pendant qu’elle caressait son visage dans un geste de pure tendresse. Le coyote était aux anges. Distinguant à nouveau ce tatouage, il commença à formuler une question quant à son usage, question qui ne vit jamais le jour, car interrompu dans son élan et étouffé par le goût d’un seins nu contre lequel la Reine des lieux le plaqua avec force, cherchant à l’aveuglette le peu qu’il restait à dévoiler. Pour peu qu’un voile de pudeur puisse être jeté dessus, l’intimité de la maison dépassa bientôt le cadre de ses murs et de ses vitres, pour résonner par-delà les avenue, par-delà la cimes des bâtiment, jusqu’au fin fond des étoiles en un long gémissement sauvage. Chant de victoire dont la Lune-même, pleine, semblait vouloir s’en faire l’écho.


***

Dans l’obscurité, éclairé par ce qui restait des bougies, certaines ayant fondu dans leur récipient ou s’étant éteinte, le coyote avait les yeux fixé au plafond. Il n’avait plus envie de dormir : Comme une braise, chauffée à blanc avant d’être lâché dans un bocal d’eau fraîche, il sentait encore l’énergie traverser l’entièreté de son corps. Il aurait pu sortir en courant, grimper sur les plus hautes cimes, et tel un chat de gouttière, sauter d’un toit à l’autre.

Mais pour cela, il aurait dû se soustraire au confort de ce lit, dans le contact adorable du corps encore chaud qu’il tenait entre ses bras, ce qu’il n’aurait fait pour rien au monde. Il était à sa place, et pour la première fois depuis longtemps, après tant de voyages, incessants, de traversées dépourvues de sens. Il n’en avait plus besoin désormais. Fermant les yeux, il se laissa aller à l’obscurité. Dans la plus belle ville du monde, dans le plus beau lit, de la plus belle femme. Il en avait assez fait, et ses rêves ne pouvaient pas dépasser cette frontière. Le temps n’était plus, et avait laissait place à l’éternité, qui durerait. Qu’ajouter à cela ? Rien, sans doute.

Se réveillant de sa léthargie, le coyote, toujours au fond de l’obscurité de son demi-sommeil, commença à sentir une légère pression sur son thorax. Légère, mais qui l’empêchait de respirer tout à fait. Il n’y fit au départ pas attention, puis sentit sur ses jambes une tension similaire. Il allait replier son genoux pour voir s’il pouvait s’agir d’une fausse position, mais en tentant de lever sa main il sentit une résistance contre. Ouvrant les yeux, il se rendit compte avec surprise qu’il n’y voyait presque rien - mais un peu de jour perçait au-delà de cette sombre barrière. Tentant à nouveau de lever le bras, il comprit que quelque chose clochait. Il se leva avec brusquerie, mais enserré de tissu. On l’avait recouvert de quelque chose pendant son sommeil, dont il commença à se débattre avec une peur panique.

- Calme-toi, calme-toi !

C’était la voix de Cléopâtre. Il tourna son regard vers elle, qui tenait en main une série de bande. Contractant tout ses muscles il parvint à arracher de son visage ce qui lui servait de bâillon.

- Gnn… À quoi ça rime cet…

La chacale vint pour tenter de le repousser dans le lit. Ce fut le moment où le coyote réussit avec une pression qui lui éreinta les muscles, à arracher son bras à la masse de bande. En difficulté, il agit instinctivement, ne chercha pas à comprendre, sa main saisit la Mobienne à la gorge.

- Qu’est-ce que tu as fait ?!

Le coyote continua de presser sur la gorge de la chacale,  aux yeux de laquelle montait des larmes, et qui tentait de se dégager de la prise de toute ses forces. Armadillio parvint enfin d’une main tremblante à dégager son autre bras. Voyant la chacale se dégager pour repartir à la charge en lui bondissant dessus, il la repoussa d’un revers de main, la laissant tomber en bas du lit. Cette chute lui laissa assez de temps pour se dégager des bandelettes qui lui enserrait le torse. Il se dépêcha vite de pouvoir sortir les jambes, pour bondir sur ses pattes endolories. En bas du lit, Cléopâtre semblait sous le choc. Le coyote, épuisé mais encore en pleine fureur, la releva pour la remettre sur ses pieds et l’agiter.

- C’était quoi ça ?

La chacale se laissa retomber sur le lit, au milieu des bandes, en sanglot.

- Excuse-moi, Kwarno, excuse-moi…

Les excuses de quelqu’un qui avait ni plus ni moins tenté d’avoir sa peau ne valait rien à ses yeux. Il regarda le tas de bandelette, constata la forme du lit au bord surélevé, cette étrange décoration de bougies, qui lui semblaient original dans un premier temps, et semblait maintenant faire sens, celle d’une sorte de cérémonie funéraire tordue. Les yeux du coyote passèrent rapidement de la porte assortie de plusieurs serrures à la chacale, recouvrant à présent tout ses esprits.

- Que je t’excuse ? Je t’excuse d’avoir tenté de me tuer ?

Cléopâtre avait perdu la force et la tenue qui la caractérisait jusqu’alors à ses yeux. La tête enfouie dans un coussin, elle sanglotait. Ce qui aux yeux du coyote semblait en plus curieux. Il crachota les bouts de bande qui s’était accumulé sur ses lèvres et se précipita vers ses vêtements pour se rhabiller en vitesse. La chacale releva la tête, les yeux rouges.

- Je ne voulais pas te tuer, Kwarno, non ! C’était t-tout le contraire…

- Tout le contraire ?...

- Je t’aime comme tu es !... Je..je sais que tu es à moi...

- Mais de quoi tu parles ?

- Je voulais juste… Te préserver des dangers que tu cours. Je veux te sauver.

- Premièrement je ne cours aucun danger, deuxièmement ça n’explique absoluement pas… ça, quoi, dit-il en agitant les bras en direction du tas de bandelette.

- Tu cours un danger, Kwarno Soletine. Je connais tout de toi. Tu n’es pas dans l’import-export.

Le coyote cligna des yeux et se pencha sur la chacale.

- Non, je sais ce que tu es, un trafiquant d’arme. Je connais même ton vrai nom. Depuis qu’on m’a renseigné sur toi, et surtout quand Cicéron m’a confié par hasard qu’il te connaissait, depuis que je t’ai vu, j’ai toujours su que tu étais une bonne personne. Mais à toujours te déplacer de conflit en conflit, tu allais finir par mourir, tu comprend…

La chacale laissa s’échapper des larmes de ses yeux.

- Ton corps finirait par être détruit.

Armadillio ouvrit la bouche avant de la refermer, sans voix.

- Je suis sûr que si tu es raisonnable, tu comprendras que ta place est ici, avec moi, qui t’aimes, et nul part ailleurs.

La chacale se rassit, les bandelettes dans les mains, en lui caressant le visage. Le coyote repoussa sa main, avant de mettre un doigt sur sa tempe.

- Mais qu’est-ce qui ?... Qu’est-ce qui ne va pas, là-dedans ? Tu te rend comptes que tu as essayé de m’étouffer ?

- Au pire, je peux un peu les désserrer. Mais le plus important, c’est que tu sois le plus longtemps conservé, Armadillio Finstev.

Le coyote plaqua une main sur son propre front. Il ne savait pas ce qui était le plus consternant. Le fait qu’en étant médecin elle puisse avoir un raisonnement aussi fou, cette promesse de juste “un peu désserrer”, révélant donc qu’elle imaginait qu’il allait donner son accord, ou le fait qu’elle connaisse son vrai nom. Il se mit à rire, nerveusement.

- Non mais - Cléopâtre, je ne suis pas encore mort, tu le réalises ?

- Oui, et c’est ce que je compte éviter justement. L’éternité tu t’en souviens ? Est-ce que tu me comprend ?

La chacale se leva et commença à l’approcher, les mains pleines de bandelettes. Le coyote secoua la tête. Bon, cela ne faisait plus l’ombre d’un doute.

- Mais… Tu es totalement folle, c’est ça que je comprend, dit le coyote en enfilant rapidement sa chemise, puis sa veste. Ouvre la porte, dit-il. ALLEZ ! ajouta-t-il en voyant qu’elle hésitait.

Elle s’activa, toujours nue, ouvrant les serrures les unes après les autres.

- Tu vas revenir n’est-ce pas ?...

Le coyote ne répondit rien, et la poussa en dehors de l’entrée pour sortir d’un pas rapide. Laissant la porte claquer derrière lui, c’est à peine s’il prêta l’oreille au cri de désespoir lancé par la démente. Marchant dans une rue éclairé par des lampadaire et le ciel du petit matin, de la vapeur aurait pu sortir de ses pores ; Il se sentait trahi, et cela heurtait de plein fouet sa fierté. Ce piège venait s’ajouter à une longue liste, piège dans lesquels il avait sauté à pied joint, incapable de lire les signes d’un destin capricieux.

Une poubelle qui passait par là rencontra son pied avant de valdinguer dans la rue, renversant son contenu sur le trottoire. Il finit par s’arrêter, respira longuement et ôta sa veste, la chaleur de l’aurore le rattrapant, la brume se dissipant et le soleil commençant à l’éclairer de ses rayons. Fermant les boutons de sa chemise, il pouvait, au loin, apercevoir la grande ville et ses bâtiments. Que faire ? Sans vraiment y réfléchir, il sortit de sa poche arrière la carte que l’épaulard, nommé Aubra Nathan, lui avait donné. Il regarda l’adresse inscrite à son dos. La ville commençait tout juste son activité. Non loin un corbeau enfonçait des lettres dans une des boîtes postale aligné le long de la rue. Il se dirigea vers lui pour lui demander son chemin. C’est à ce moment qu’il vu sur son portable un message s’affiché. Il avait été envoyé en pleine nuit par le téléphone de Cicéron, et lui confirma qu’il avait vu juste.

<< Demain vers 12h00, RDV au domicile de Nathan Aubra. Ne viens pas accompagné ! 8D >>

S’il craignait de venir trop tôt, le temps de sa marche l’amena bientôt à être en retard. Sur le coup des onze heures, il n’avait toujours pas atteint l’artère principale, “le grand rond-point” dont lui avait parlé le facteur. Voyant les piliers d’un arrêt de tramway, installé là fort probablement pour aider les flots de touristes à se déverser de l’autre côté du fleuve, il regarda le plan, compris qu’il allait dans la bonne direction, et se dépêcha de monter avant que les portes ne se referme. S’attendant à un cagibi aux vitres sales et sentant l’urine, il dû bien reconnaître qu’encore une fois Grand Metropolis le surprenait par sa propreté, ayant inventé le premier transport public sentant la voiture neuve et la lavande. Mais cela n’était à ses yeux rien de plus qu’un joli habillage. Cette nuit et ce gênant moment avait désormais immunisé le coyote. Inquiétant de voir que la folie pouvait se cacher sous les meilleures apparences.

Il n’en pensait pas moins en montant les marches le séparant de la porte d’entrée d’une large bâtisse, à savoir celle d’Aubra. Il sonna à la porte, attendant qu’on vienne lui ouvrir.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Dim 25 Déc - 16:55

La lumière du jour filtré par les vitres légèrement opaques adoptées une intensité constante , agréable , prenant au passage la même couleur bleue pâle de leurs filtrants. Il aurait pu rester ainsi à se prélasser agréablement dans le lit  , pendant des heures sans percevoir le passage du temps .

Rester ainsi coucher, appréciant sans fin la chaleur et la douceur des plumes à sa gauche et sur son torse. Il poussait un soupir heureux , bougeant sa queue qui pendait du côté droit du lit remuant au passage les couvertures , laissant échapper un peu de la chaleur accumulée en dessous.

Il se disait qu'il pouvait rester comme ça pendant encore des heures et légères pression de la main de Cicéron sur son torse en réponse aux bruits des couvertures lui indiquait qu'il n'était pas non plus près avoir bougé.

Lentement il levait le bras droits au-dessus de sa tête laissant traîner sur l'oreiller avant de le tendre dans un petit étirement pour se mettre davantage à l'aise.
Il n'y avait ni tension ni fatigue, juste la plénitude la paresse qui suit un repos complet et agréable.

Cependant pouvait éternellement rester figé ainsi , et surtout pas dans cette ville toujours en marche.
Avec une mélodie légèrement douce et faible, cependant entrecoupée du bourdonnement de la vibration du Smartphone encore dans la poche de sa veste posé à même le sol un peu plus loin...

– J'ai oublié le réveil ...

Annonçait alors l'épaulard après un long soupir , il avait dit ça lentement , était en colère contre cette pique extérieure qui avait percé la petite bulle. Il n'en avait ni l'envie ni la capacité de la ressentir actuellement...

Il se redressait un peu.

- Il doit être neuf heures donc .

Cicéron lui baillait et poussa les gémissements mécontents à ce changement de position contre lequel essayer d'interphone peut résister avant de vite laisser aller l'épaulard.

Fut redressé, ayant repoussé les couvertures , il entreprit rapidement de lever les bras avec un nouvel étirement beaucoup plus long et complet, il sentait petit craquement dans les articulations rester trop longtemps immobile et qui devait leur tour se réveiller.

Entre-temps la musique du réveil n'avait fait que continuer de s'intensifier au point ne pouvait plus être oublié ou ignoré. C'est sous-entendre que à peine levée il allait mettre un terme à cette boucle et son bourdonnement , alors la quiétude silence qui habitait la pièce un peu plus tôt... mais celui-ci était maintenant impossible à vraiment trouver alors que Cicéron se levait aussi , avec les prix entremêlés des couvertures et de ses petits gémissements matinaux , seulement rompu aux bruits de ses palmes sur le sol quand il se levait.

- Passez une bonne nuit ?

Lui demanda-t-il alors avec un sourire alors que regrouper les différentes affaires laissées par terre pour éviter qu'il oublie quoique ce soit et marche par inadvertance sur quelque chose de fragile dans l'une des poches.

- Excellente , et encore mieux mes épaules ne sont pas douloureuses.

– J'ai fait preuve d'attention.

- Et délicatesse . Répondait alors le Cygne au tac au tac de façon enjouée.

En réponse il se contentait  de glousser posant les vêtements sur le dossier d'une chaise à proximité.
Puis il se dirigeait vers le mur à proximité posant sa main plat sur la surface de verre , attendant quelques secondes avant qu'un petit panel bleuté semble se former à l'intérieur de la vitre puis doucement il levait la main , le vent même temps vous l'opaque filtrait la lumière au travers des murs ...
Il reste à vendre dans ce mouvement pour que la transition ne soit pas inconfortable .

Et avant qu'il se tourne , il frissonna la sensation des les plumes frôlant ses hanches.

- Je prends la salle de bain.

- Tu sais où trouver des vêtements propres... d'ailleurs je vais bien tôt en avoir autant à toi que moi ici.

-Ça te fait une excuse pour meubler davantage. Il marquait une courte pause avant d'ajouter enjouée .  Je suis sûr qu'il y en a certains que tu es ravi de garder ici.
Répondait il de façon entrecoupée par un petit fou rire qui le gagnait.

Les vrais de ses palmes sur le primaire du sol s'éloignaient légèrement entrecoupés deux  fois  par le sifflement de la porte coulissante ... alors que celui-ci allait dans la salle de bain adjacente.

Puis succéder le bruit de l'eau.  

Au bras lui finissait d'une nouvelle fois remonter la clarté des murs de verre. Ne gardant sur les quatre  que un seul pleinement opaque car ses parents avec la salle de bain.

Il prenait alors quelques secondes pour lever les yeux. Voir la structure métallique de poutrelles créant une sphère de triangles au-dessus de leur tête sur lequel se placer les vitres teintées au travers duquel il voyait le ciel.

Puis il se retournait et commencer à retirer les couvertures pour les mettre à laver plus tard. Ce faisant relever légèrement à voix pour être entendu de Cicéron dans la pièce d'à côté.

-Tu veux quelque chose de spécial pour petit déjeuner ?
La réponse ne tardait alors pas.

- Non pas cette fois ,  je vais aller chercher du café à côté. Tu voudras quoi ?

- Tu sais bien je ne bois pas de café.  Par contre bien des cookies qui vont avec , et du lait .

– Adjugé , vendu .

Puis il entendait des bruits de la douche s'arrêter .

- Toute façon j'ai invité notre collègue avenir à midi. Donc je bouge pas  ce matin.

Quelques secondes après la porte de la douche s'ouvraient laissant ressortir le signe qui finissait de se sécher une serviette autour de la taille.

- Ça tombe bien j'ai toujours quelque chose à te montrer après.

– Oui mais après. Répondait le cygne avec un sourire aux coin du bec. Prends soin de toi d'abord je reviendrai ensuite. Sinon tu vas sauter des étapes .

Sans répondre l'épaulard allait prendre sa place dans la salle de bain.

Il savait qu'il pouvait prendre son temps , il entendait après quelques minutes d'appréciation de l'eau chaude sur sa peau , la voix de Cicéron un peu déformé par la distance  qui lui disait qu'il sortait.

*****

Plus tard quand il ressortait il savait que Cicéron était de retour. Il entendait le bruit de la télévision dans la cuisine.

Dès qu'il était sec ,  il prenait un peignoir rapidement la ceinture avec deux nœuds. Puis sortez la chambre le rejoindre.

La chambre comme la cuisine est à raison toutes les salles à l'étage étaient comme des cubes de verre avant son arc de cercle et relié par une composé des mêmes matériaux. Les structures en métal qu'il soutenait était un mixte entre la géométrie hexagonale des triangulaires ainsi que des arcs ressemblant à des branches de corail formant les poutres de soutien.  Le tout dans une parfaite symétrie autour de l'élément massif qui compose le centre de la demeure.

L'architecture été de sa propre composition ... une demeure bâtie sous un dôme de verre au sommet d'un immeuble... il aurait pu faire beaucoup plus simple... mais , parfois et pour faire un peu plus gros pour solutionner des défis.

Il prenait un instant pour écouter le doux bruit de l'eau de la piscine centrale et des écoulements qu'il alimentait. Puis il reprenait son chemin pour rejoindre les cuisines.
Cicéron lui attendait en train de siroter son café accoudé au comptoir qui faisait face à la télévision murale .

- Ce que tu as demandé est sur la table.

- Merci .

Il se dirigeait vers celle-ci ou il avait ce qu'il espérait. Il commence alors à manger échangeant avec Cicéron et prenant son temps.

- Ça te dérange si je pique une tête dans ta piscine ?

Avait alors glissé anonymement le cygne dans la conversation .

- Non pas du tout , on a encore du temps avant que le coyote arrive.

- Dans ce cas ça ne te gênera pas non plus que je t'emprunte un de tes peignoirs .

Pour réponse leur hausse les épaules , n'ayant pas vraiment raison de contester. Laissant alors l'oiseau blanc quitté la cuisine.
Celui-ci restant alors de commencer à regarder la télévision. Elle change de chaîne pour une formation continue et couper le son ensuite. Les mauvais commentaires et appréciations que faisaient les présentateurs n'avaient jamais intéressé. Ce qui était important c'était la petite bande qui font passer en bas avec et qui énumérait les dernières informations. C'était sa petite distraction... le bruit de l'eau perturbée par la nage du cygne faisait de bien meilleur bruit de fond.

Finalement après 15 bonnes minutes, Cicéron revenait vêtu d'un peignoir . Il se resservit d'abord un petit café avant de se réinstaller à côté de l'orque.

-  tient c'est peut-être le bon moment de te...

Mais il était interrompu par le bruit électronique de la sonnette de l'entrée. Qui le faisait sursauter .

Cicéron tourne la tête vers lui le vent sourcils interrogatif.

-Je n'attendais aucune visite .

Lui annoncer rapidement l'épaulard , qui devenait ensuite silencieux à réfléchir s'il n'avait pas oublié quelque chose. Le bruit des publicités qui s'élevaient la télévision prenaient alors sur le pas sur les conversations précédentes.

Sans être altéré, le signe posait sa coupe de café .

- Ça doit être Kwarno .

- Avec autant d'avance ?

- Typique.

L'épaulard était pris légèrement dépourvu, alors encore dans un peignoir.

- Je vais le chercher, fini juste et va a ton rythme.

L'épaulard faisait une légère grimace d'embarras d'être ainsi pris au dépourvu. Mais se décider à suivre le conseil du Cygne .  Non sans se presser pour au moins avoir fini  le cookies. Il ne partageait pas avec Cicéron la même aisance quand il recevait déjà son domicile.

Cicéron quant à lui ce dirigé vers la sortie. Empruntant l'ascenseur privé qui le conduirait directement en bas pour aller ouvrir et chercher le coyote.


Dernière édition par Aubra Nathan le Sam 7 Jan - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Lun 26 Déc - 21:51

La porte s’ouvrit sur un visage connu. Le coyote cligna des yeux.

- Cicéron ?...

Le cygne se tenait dans l’entrée, en peignoire, lui adressant un signe de main.

- Re-bonjour Kwarno, j’ai bien cru que tu n’aurais pas mon message. Toujours avant l’heure !

- Mais qu’est-ce que tu fais ici de bon matin, demanda le coyote en passant la porte. Je pensais qu’on devrait tous se retrouver dans un restau…

- On ira, on ira, dit le cygne en pressant sur le bouton de l’ascenseur dont les portes s’ouvrirent pour les laisser passer. Chaque chose en son temps - Eh, mais dis-moi, tu as passé une bonne soirée ?

Le coyote lui jeta un regard de mauvaise humeur, avant de baisser les yeux sur le sol de la cabine, quelque peu humide après le passage de Cicéron. Il ânona une réponse vague, se souvenant d’une soirée vaseuse et d’une belle nuit contrebalancé par un réveil horrible.

- ça va.

Le cygne, souriant, secoua la tête.

- ça va ?... Cléopâtre et toi vous n’avez pas ?...

Le coyote confirma qu’ils avaient bien dormi ensemble.

- Sisi.

- Alors ?

- Bah pas mal, dit-il sans vouloir s’avancer, décrivant le lit, confortable mais serré, conclut-il en se souvenant des bandes dans lesquelles elle avait tenté de l’attacher.

- Serré ? dit le cygne en plissant les yeux.

Armadillio releva la tête. Et passa une main sur son visage pour se réveiller.

- Euh - Non, écoute, je suis fatigué. Parlons-en plus tard.

- Serré, dit le cygne pour lui-même. Je ne l’aurais jamais cru.

- Oublie ça. Alors, que faisais-tu chez Aubra Nathan ?

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur un couloir vitré. Suivant Cicéron, le coyote se laissa éblouir par la lumière du soleil filtrant au travers des murs, jusqu’à arriver devant une porte d’où exhalait une plus grande fraîcheur. Ce fut avec surprise que le coyote constata que d’opaque vitres recouvrait les murs de l’intérieur de la maison. Le cygne lui désigna un valet-muet sur lequel il pu poser sa veste. Le bruit d’une télévision résonnait au loin. Le cygne continua, passant devant un salon. Le coyote le suivit, pour découvrir Aubra Nathan, également en peignoire, devant une assiette vide. Cicéron pris une chaise pour la tirer du côté de l’épaulard, le laissant s’asseoir de l’autre côté de la table.

À les voir aligner ainsi, la certitude se forgea une place de plus en importante dans l’esprit du coyote, allant jusqu’à éteindre toute forme de doute. Ses yeux passant de l’un à l’autre, il sourit avec la gêne qu’induit la surprise. Il tendit la main vers l’épaulard pour la lui serrer, posa son regard sur l’horloge numérique au-dessus du lave-vaisselle, indiquant un peu plus de onze heure du matin.

- Bonjour, suite au sms de votre… de Cicéron, je suis venu un peu en avance - Veuillez m’excuser du dérangement, dit-il d’une voix sans teint.

Derrière lui jouait une télévision.

- Personnellement, je ne vois pas de problème, dit le cygne en s’étirant. La télé, un petit déjeuner entre amis, rien de tel pour commencer une vraie journée.

Le coyote se tourna sur sa chaise. Derrière lui l’écran de télévision diffusait des annonces publicitaires. Armadillio les regarda sans vraiment y faire attention, laissant sa gêne se dissiper. La météo semblait annoncer autour de la ville la poursuite d’un anticyclone saisonnier particulièrement efficace. Jingles - disparition de la présentatrice. Publicité, à nouveau.

- Arf, dit le coyote, encore des pubs. Je pense que je passerais plus de temps devant la télévision si elle ne passait pas son temps à vouloir me vendre des trucs.

- Tu as tort, Kwarno.

Le coyote se retourna en se grattant la tête. Le cygne semblait sérieux.

- C’est ça le vrai usage de la Télévision.

- Vendre des trucs ?

Le coyote regarda à nouveau l’écran. Y apparaissaient de jolies Mobiennes se passant du savon sur le corps - une publicité pour un produit de douche.

- Faire passer un message. Moi c’est ce que j’aime quand je regarde une chaîne : la publicité.

- Vraiment ?

- Réfléchis, dit le cygne le sourire au bec. C’est le seul véritable moment où la télévision montre son vraie visage, et là où il n’y a pas de faux-semblant. De nos jours, les chaînes ne survivent pas grâce au caritatif, ni même grâce à la collectivité, mais grâce au pub. Et tu le sais mieux qu’aucun autre, Kwarno, que là où coule l’argent…

- Là coule le nerf de la guerre, finit le coyote en regardant au loin. C’est évident mais ça ne me dis pas pourquoi c’est son vraie visage ?

Cicéron se leva de sa chaise, fit le tour de la table pour appuyer son coude sur la télévision, apparaissant tel un maître-d’oeuvre devant une peinture particulièrement travaillée.

- Vois-tu, qu’est-ce que tu me répondrais si je te disais que, quelque soit ton exaspération à l’égard de toute cette pub, tu viens d’en bouffer pas moins de cinq minutes pour à peine une minute de programme ?

- Que ça me semble évident qu’il y en a trop, répondit le coyote, les yeux fixé sur l’écran.

- Mais avant d’en arriver à cette conclusion, tu bouffes quand même cinq minutes de publicités. Tu en as retenu quelque chose ?

Le coyote haussa les épaules.

- Très sincèrement je n’ai retenu que ce que disait la météo.

- Cette pub pour le savon, dit le cygne. ça fait deux fois qu’ils la montrent.

Armadillio regarda l’écran. La féline étalant sur son corps gris cette matière grasse lui disait quelque chose, à moins que ça ne soit le fond rose.

- En deux fois, je n’en retiens rien, c’est bien la preuve que leur martèlement est inefficace, en plus d’être idiot.

- Tu as tort. Car c’est tout dans l’astuce justement que de passer inaperçu. Ce n’est pas par bêtises que les sociétés qui vendent ses produits s’associent avec les chaînes de télévisions pour mitrailler la rétine du spectateur.

Le savon, sortit de la bouteille de la féline pour la troisième fois consécutive, venait heurter sa main, s’étalant sur son épaule. Le coyote se gratta la tête.

- Demande à Nath’, je suis celui qui vend ses produits auprès du public depuis un bout de temps maintenant, je m’y connais. Le seul but de la télévision c’est de vendre du temps de cerveau. Il fut un temps où la publicité était une rumeur, et vendait de manière aussi efficace qu’elle n’était diffusé que dans les cinémas humains. Mais c’était le “beau temps des colonies”, dit le cygne. Aujourd’hui c’est plus compliqué, car tout comme toi, la quasi-totalité du public a un dégoût pour ses annonces.

- Dégoût, bon, je comprend qu’ils en aient besoin, mais trop de ça finit par le tuer, c’est inévitable. On finit par en être écoeuré, je n’ai pas raison ?

Le savon se mit à couler, au-delà du seins caché par la main de la féline, allant se perdre dans les courbes de ses hanches.

- Tu as raison. Mais au-delà de ça le message vient s’imprimer en-dessous de la ligne de flottaison. La publicité, tout comme le produit dans cette pub, n’est plus qu’un détail. Mais un détail qui va venir avec tellement de force s’insérer dans l’esprit du consommateur moyen que celui-ci pensera que personne ne lui a conseillé son “parfait choix”. Mais que pour que ce parfait choix ne soit plus le sien mais celui de la publicité qui aura martelé son cerveau, c’est tout une science, Kwarno Soletine.

La féline au regard torve étalait le savon avec un rire faux, se tournant avec un pudeur devant la caméra. Le coyote se gratta l’oreille.

- Une science de la mise en scène ?

- Une science du martèlement, rectifia le cygne. Comment marteler, combien de temps, quand et combien de fois jusqu’à ce que la volonté elle-même plie et que le - tant nommé - “Libre-arbitre” ne soit plus que l’ombre de lui-même. Une science du message.

- Une science du message ? dit le coyote. Si ce que tu dis est vrai, Cicéron, ce n’est pas des “messages”. C’est de la Propagande.

Le cygne frappa dans ses mains avec triomphe.

- C’est le mot !

Cicéron se dépêcha de sortir de la pièce. Il revint avec un gros cahier de notes, maintes fois ouvert, sur lequel se trouvait rattacher divers bout de papier. Le cygne le présenta ouvert au coyote afin que celui-ci puisse le lire.

- C’est peut-être parler un peu fort, mais…

- Non non, à peine. Regarde.

Le cygne montra du doigt un premier passage.

Citation :

La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée et stimuler l'adoption de comportements prédéterminés au sein d'un public-cible.

Le cygne tourna plusieurs pages, regarda à nouveau le livre, et feuilleta jusqu’à trouver le passage souhaité, et le montra du doigt pour que le coyote puisse le lire.


Citation :

La publicité est une forme de communication de masse, dont le but est de fixer l'attention d’une cible visée afin de l'inciter à adopter un comportement souhaité : achat d'un produit etc.

- Attends voir, dit le coyote, l’auteur doit avoir sa vision des choses, d’où tiens-tu ces bouts de textes ?

- Mobiuspédia, probablement l’encyclopédie internet la plus basique, LA référence que tout le monde lit, la plus actuelle. Mais non tu n’hallucine pas, c’est quasiment la même chose. Après bien sûr, comportement prédéterminé, comportement souhaité… L’écart que laisse la richesse du vocabulaire et à ce point ridicule que la publicité ne saurait cacher son vraie visage. Propagande, Publicité, qu’est-ce que cela change ? Ce sont des mots. Le but est le même, le résultat est pareil et, j’imagine que j’ai autant de scrupule que d’autres menteurs. On a beau vivre dans une démocratie, ce n’est ici rien d’autre qu’une société en lutte - Une lutte pour que celui qui consomme continue et consomme davantage, quitte à vouloir plus gagner. Une sorte de cycle, mais l’établissement de celui-ci sort de mon domaine professionnel.

Le cygne ferma son livre pour le poser à côté de la télévision. Le nom du savon s’afficha non loin de la silhouette féline. Un jingle conclu l’annonce publicitaire, avant que le fond rose disparaisse de la télévision au profit d’autres images d’épinal.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Sam 7 Jan - 17:33

Aussitôt Cicéron parti il rallumait le son la télévision. Il savait que le cygne le ferait de toute façon. , Les titres commençaient déjà se répéter alors autant écouter le récapitulatif avant que les premières éditions se terminent.

Après tout aux plus une ou deux minutes peut-être trois en faite , il pouvait entendre la porte de l'ascenseur privé s'ouvrir et le bruit des pieds palmés de Cicéron me résonnait. Accompagné des bruits de pas des quelqu'un d'autre. C'était sûrement le coyote, hier soir il n'avait pas été dans les conditions pour pouvoir entendre et mémoriser le bruit que produisait la façon de marcher coyote...

Attendant pour quelques secondes dans la cuisine et voyant enfin revenir le signe accompagné du coyote. Cicéron lui adressant un regard de contentement sont de pour lui dire indirectement qu'il avait encore vu juste.

Le coyote quand elle lui semblait surprit quelques instants à le voir en peignoir alors que le signe le rejoignait à ses côtés.
Au bras devait avouer que lui-même n'était pas des plus zélés est pris dans cette situation-là. Mais il gardait la face. Surtout que la proximité de la confiance de Cicéron le rassurait. Ça se trouve c'était même pas la première fois que le coyote rencontré quelqu'un chez lui comme ça connaissant les habitudes libertaires de Cic , il suffisait juste qui lui est rendu visite suffisamment de fois pour que ça soit dans le domaine de la certitude.

- Bonjour, suite au sms de votre… de Cicéron, je suis venu un peu en avance - Veuillez m’excuser du dérangement.

Il serrait vivement la main du coyote.

- Non ça va, c'est de ma faute j'ignorais vos habitudes en termes d'horaires. Si vous voulez bien peut attendre je vais me changer.

Cicéron lui adressa un petit revoir de la main alors que l'orque se dépêchait de rejoindre sa chambre. Il savait que Cicéron trouve toujours le moyen d'occuper le coyote.

Celui-ci laissait le temps de choisir de quoi se vêtir, il regardait rapidement ce qu'il avait à disposition dans ses commodes. Préférant une chemise blanche avec un jean noir droit , il surmontait sa d'une de ces vestes à manches qui ne s'arrêtaient qu'au niveau des coudes. Le bout des manches de sa veste était taillé comme s'il s'agissait de celles d'une chemise qui avait été retroussée.

Mais en garantissait rapidement d'un miroir définissant si cela allait bien ou non. Puis ce préparèrent partir avant qu'il ne se souvienne de reprendre son portable... mais il hésita quelques instants, il avait mieux...

Il prenait avec le combiné au lieu de retourner directement la cuisine est allé à part rapide à l'étage inférieur dans son atelier là il ouvrait rapidement le téléphone extrayant la carte à puce ainsi que la carte mémoire ... laissant l'appareil sur un plan de travail alors qu'il est attrapé un autre combiné qui traînait à l'opposé de la salle.
C'était ici que travailler sur certaines choses de petite taille... et c'était la dernière chose qu'il avait concoctée qu'il fonctionnait parfaitement. .. Un Smartphone.... mais fait par lui donc forcément , en plus du côté narcissique pouvoir se vanter d'être pas de concevoir et fabriquer soi-même un Smartphone de A à Z . Il pouvait aussi apprécier son propre design.
Même s'il retrouvait les lignes d'origine de la forme du rectangle aux bords arrondis et du grand écran... la changer de tout autre appareil jusque-là vu était qu'il ne s'agissait quelqu'un avec une sorte de vitre au centre. Le cadran lui-même était nervuré il y avait plusieurs sections en forme d'alvéoles qui contenaient les principaux composants quatre déborder sur l'écran central un peu comme dîner support pour m'y tenir. En auraient-ils été surmonté par une sorte de petite plaque de verre sombre comme s'ils étaient chacun une caméra.

Pendant un moment il avait cherché déterminer comment trouver le moyen de faire comprendre c'était le bon sens pour tenir le portable... puis l'avait pas abandonné et préféré faire en sorte que les deux faces pour les bonnes...

Il avait un léger sourire et il se dépêchait de revenir avec vers les cuisines. Licence à l'intérieur la plus ainsi que la carte mémoire. Laissant le temps l'appareil de s'initialiser.

- ... Une sorte de cycle, mais l’établissement de celui-ci sort de mon domaine professionnel.

Il arrivait justement Cicéron était en train de terminer dénoncer quelque chose apparemment. Parfait...

- Me revoilà désolé pour latente ...

En même temps qu'il revenait il est inné la télé ... obtenant alors en réaction une moue mécontente du cygne. Il devait avoir coupé sur les pubs.... Il fallait s'y attendre.... mais il avait bien mieux.

- fait pas cette tête Cic' j'ai quelque chose bien mieux .

Il avait un peu de mal à contenir son excitation à montrer au Cygnes sa dernière réussite.

Le Smartphone ayant fini de s'activer il lançait aussitôt l'application télévision. Affichant les images télévisées sur son petit écran de verre translucide, qui devenait d'un coup sombre comme un écran pour garantir la parfaite appréciation de l'image. la même diffusion qu'il venait d'interrompre reprenait alors. Faisant revenir le bruit de la pub qu'il avait tout juste coupé.

Il ne prêtait alors pas vraiment attention regards que pouvez avoir les deux pour lui ou pour l'appareil qui tenait entre ses mains et qu'il posait alors sur le comptoir et le laisser glisser vers Cicéron. Et alors même que l'appareil était à mi-chemin de sa glissade, limace semblait se détacher de sa paroi en verre et s'adresser à la verticale comme une image lumière grandissant pour atteindre la taille d'un petit téléviseur. Non sans perdre la moindre qualité,... limace semblait ainsi flotter de façon fantomatique comme si on l'avait détaché de l'écran est placé dans les airs. .. Et il ne s'agissait pas d'un effet d'optique car cette image révélait sa finesse proche de celle d'une feuille de papier en même temps que le téléphone tournait sur lui-même durant sa glissade.

- C'était ce que je voulais te montrer, pas mal ? faudrait que je trouve pas nom par contre.

Le signe lui regardait l'objet et l'image bouche bée. Les yeux brillants ... difficile à savoir si c'était d'avoir une télé flottante ou si c'était l'objet lui-même qui lui faisait autant d'effet. C'était dur pour au bras de ne pas glousser à ce moment-là . Mais il fallait qu'il se tienne un peu mieux ils avaient un invité d'affaire.

- Tu peut y penser pendant que tu vas t'habiller.

Concluait-il pour le signe alors qu'il avait fini de se joindre au groupe des deux et qu'il reprenait le téléphone entre ses mains. Arrêtant ses diffusions.

Maintenant, il pouvait davantage observer le coyote... été frappé par sa mine. On dirait qu'il avait une bien plus mauvaise nuit qu'il avait imaginé... c'est l'embêté un peu, parce qu'il ne voulait pas avoir à négocier avec quelqu'un qui est tiré du par la fatigue.

-Je pense que nous allons discuter à un restaurant mais avant , est-ce que vous sentez bien ? Vous n'avez pas l'air d'être dans votre meilleure forme... je pense que justement quelque chose qui devrait pouvoir vous requinquer sans difficulté.

Il se retournait vers son frigo il ouvrait sortant une gourde en aluminium. Un peu comme si bouteille isotherme , il ouvrait et elle est vite versée son contenu dans un verre. Qu'il offrait après au coyote.

À tergiverse trouver un liquide qui semblait gazéifiée comme un soda mais qui avait pour plus étranger très sa couleur rouge écarlate qui brillait légèrement... oui qui émettait vraiment de la lumière.
Il tendait le breuvage au coyote avec un sourire voulant le mettre en confiance.

- Tenez, ça règle même les problèmes de gueule de bois. Et jusque-là le goût a plu à tous ceux qui ont essayé.

Puis le poser le verre pour le coyote.

- Mais parlons plus sérieusement... tant qu'on est en ses murs et que personne ne peut entendre à part Cicéron ...

Il prenait un air beaucoup plus sérieux maintenant effaçant le comité accueillant légèrement familier précédent, pour prendre un air beaucoup plus neutre que l'on attendait lorsque l'on s'attaquait aux affaires ou au travail.

- Cicéron m'a déjà dit pour vos activités d'import-export assez "spécial" ...

Il marque une pause avant de se servir lui-même un verre du breuvage. Qu'il avait allé ensuite d'une traite sentant un frisson du goût sucré et pétillant. Il y avait pas à dire, il préférait largement cela au chaos colas...

- Et ordonner ce type d'activité je me serais attendu que vous auriez un peu mieux établi ou vous auriez entendu mon nom de famille...


Il s'asseyait sur une des chaises et croiser les jambes pour se mettre à l'aise rompre aussitôt avec le rythme presque solennel qu'il avait pris au début pour quelque chose beaucoup plus léger.

- Mais ce n'est pas pour une affaire liée aux armes que j'ai besoin de vous.

Il n'avait pas pu s'empêcher de faire tout ce build up ... et il ne s'en était même pas rendu compte. C'était pour ça que Cicéron était beaucoup plus de avec les gens.

- C'est pour d'autres types d'affaires dont nous discuterons restaurant. Je suis très généralement friand des gens qui ont du savoir-faire qui peut être facilement réutilisé dans d'autres situations.

En même temps Cicéron revenait. Un nouveau billet et cette facile semblait entendue la conversation. Car il ne se mettait pas tout de suite à parler créant alors un silence qui s'installait pour quelques instants avant qu'ils ne comprennent que son arrivée à vous faire l'épaulard une bonne conclusion.

- Tiens Nath' j'ai trouvé un nom pour ton ... puis même pas dit ce que c'était.

- PDA a technologies d'interface et d'informatique chaotiques ...

il s'interrompait prenant un nerf gêné se sont-ils commencés un charabia qui servirait davantage de descriptions techniques pour des PC hardcore plutôt qu'un nom.

- Et bien le véritable nom c'est " IDream " , pas mal non ?


Pour seule réponse l'épaulard avait visage qui s'éclairait d'un très fort contentement visiblement immédiatement frappé par la simplicité et pourtant la synthèse pure de ce que devait incarner cet objet... et tout ça juste basé sur les premiers regards.

C'était pour ça qu'il faisait autant confiance Cicéron juste en lui donnant aussi peu. Non seulement il était capable de maîtriser les principes commerciaux. Mais comprenez vraiment l'essence de la chose. Il savait parfaitement comment traduire une pub dans les émotions qu'elle était censée véhiculée et vice versa... et c'était ça qui venait de faire. Résumer en un nom une démonstration de quelques secondes.
Et il était déjà fan .

- Je le ferai gravé dessus.

- Et tu comptes le commercialiser ensuite ?

- Bien sûr, mais il va d'abord falloir qu'on trouve une campagne publicitaire pour créer la hype , l'attendre, et que ça tombe sur un cycle de renouvellement des appareils mobiles pour directement rafler une part de marché.


- Je verrai ce que je peux faire pour t'aidé , mais tu es sûr de ses vouloir t'attaquer a cela aussi ?

- Ce ne serait pas marrant si je ne piquais pas des géants.

Il jeta rapidement un œil à l'horloge numérique.

- Il est temps de partir. Vous venez ?

Il regardait coyote. Essayant de déterminer comment il avait reçu tout ce qui venait de se passer. Parfois les gens étaient assez désorientés par la vitesse à laquelle il faisait apparaître de nouvelles choses. Mais il ne voulait surtout pas larguer surtout qu'il y avait une autre affaire qui le concernait lui.

L'épaulard se vers l'ascenseur avant de descendre sous-sol avec les deux autres. Au parking souterrain, il entrait dans un local différent verrouillé à intéresser ... un garage privé où se trouvait sa propre voiture.
À côté de celle-ci se trouver l'équipement pour faire de la mécanique ainsi que les bâches des pièces diverses sur lesquels il n'avait pas encore eu le temps de travailler. Il attendait de recevoir quelque chose de nouveau... la ville évoluait en permanence et il avait eu vent de la nouvelle une nouvelle mini révolution qui était en approche...

Pour la voiture, C'était un modèle décapotable modifié de concept car. Quatre places, avec les portières qui au lieu de s'ouvrir d'une façon normale s'ouvraient-t-elle des doubles portes. Ces lignes contrairement aux voitures de spore plus courante n'étaient pas les plus arrondis. On retrouverait pourtant la silhouette d'une voiture de sport auxquels on pouvait s'attendre. Légèrement plus allongé en raison de ses quatre places . Mais au lieu de lignes courbes et continue , lui avait davantage des lignes droites , aux angles nets , un aspect ciselé ... tout cela donnait des angles d'attaque allèrent nette visiblement optimiser de la même façon qu'on optimisera un avion dernière génération.

- Monter .

Disait-il alors qu'il prenait la place de conducteur est démarré. Allant sortir la voiture du garage.

*****

C'était à nouveau journée chaude avec un grand soleil aujourd'hui. Il avait replié le toit ni roulant sur une des sur l'un des axes rapides de la ville.
Ici ils étaient proches du centre-ville. Du centre névralgique de tous les courants tumultueux de la ville qui formait ici des rapides ou circuler à toute vitesse informations , argent , personne... et où tout semblait en permanence entier. On pouvait voir des grues au-dessus de certains immeubles semblant construire par-dessus ou directement désossés des étages pendant que d'autres structures étaient construites à la place.

- la vie devient de plus en plus vertical. Avant c'était limité par les supports on ne pouvait pas facilement créer de la voirie en hauteur la mobilité limitai la densité... Et j'ai solutionner ce problème avec ça .

Et il pointait du doigt pour le coyote un chemin d'énergie dans un coin qui venait tout juste d'être ouvert. Les jardins suspendus accrochés de chaque côté étaient encore en train de pousser , et de la même façon le flux de personnes sur la plate-forme d'énergie était encore assez maigre.

- L'IDream utilise une dérivée des technologies de champ d'énergie utilisée là-dedans. Ce qui permet d'avoir une projection qui alerte holographiques mais qui peut réagir au toucher.

Il mettait son clignotant alors qu'il doublait une autre voiture qui roulait un peu plus lentement devant. Elle-même m'a ralenti par un poids-lourd. Que la moitié du flux ici était d'ailleurs des poids-lourds...

-La vie si devient de plus en plus aller vertical. Bientôt ça sera au transport de chercher à combler cette problématique... mais je doute qu'on fabrique des autoroutes en hauteur. Un travail spatio seulement pour des questions d'espace et aussi pour échapper aux gènes crées par la voirie motorisée.


Il ajoutait avec un soupir alors qu'il passait dans l'ombre de la plus haute tour du centre-ville. La Babel Trade Tower ...

- C'est aussi des technologies utilisées pour permettre à cette tour d'atteindre une telle hauteur... mais bon elle je la un peu moins de mon cœur . Il faut qu'il chez les plus beaux étages pour fabriquer une bourse à plus de 500 m d'altitude...


Il ralentissait légèrement pour se faufiler entre deux autres poids-lourds.

- Elle sert essentiellement de sièges une représentation pour tous les grands groupes mondiaux et externat ville. Exception faite HexaEco , qui en un certain sens utilise toute la vie comme ces sociales et qui ont leur propre bâtiments. Mais tant que ça reste restreint à tour ça me va. Cette ville à son fonctionnement propre et je n'aimerais pas qu'on y impose les règles économiques de l'extérieur pour la mettre dans le même moule que les autres.


Il prenait une bretelle qui passait juste au milieu d'un gratte-ciel. Littéralement, celui-ci était bâti sur quatre pieds différents qui forment une sorte d'arche se rejoignant pour former un pic central. L'espace vide en-dessous hébergé alors le croisement de deux importantes artères. Intégré au design du bâtiment d'une façon à ce qu'elles soient en grande partie masquée par de la végétation supplémentaire disposée à des endroits clés pour limiter son impact sonore et visuel sur la place qui se trouvait en dessous.
C'était là qu'on pouvait voir l'ingéniosité de la ville.

Avec un sourire il reprenait.

- Dans cette ville il y a une ingéniosité que les autres n'ont pas. Même pas le chaos technologique qui sert de capital à l'empire ... généralement l'incroyable pouvoir de dessiner des villes n'appartient qu'au roi , et qu'au tyran... mais ici, tout est été créé ex nihilo dans une autre pensée. Dans l'expérimental. Ce qui fait qu'ici tout est démontable et démontable pour être modifié à mesure que de nouvelles technologies débarquent.

Il marque une pause regardant les panneaux voyants qu'il passait à nouveau par la vallée des lumières. Cette fois-ci l'axe routier semble entrer dans un tunnel aérien... en cela, l'ensemble du tronçon était ouvert par des sections d'arche de métal et de verre qui était relié entre elles par des chants d'énergie afin que les fumées d'échappement soient canalisées vers des filtres. Il s'agissait là d'un prototype pour voir s'il serait possible d'élaborer une autoroute complète qui passerait sous la ville pour accélérer la circulation de marchandises ou de véhicules qui cherchent à la contourner.

- Ici c'est une très grande expérience on tente de croiser tous les champs de discipline pour pas résumés à "optimisation" comme dans les autres villes. C'est pour ça que je n'aime pas le mode de fonctionnement à empire City , servit ici au travers du management de certains groupes... en plus ça serait mauvais pour mes affaires. L'implication de Balist dans les progrès de la ville est essentielle revenu l'entreprise , alors il faut maintenir la dynamique du progrès.

En même temps, quitter l'axe routier pour partir dans les rues de la ville. Ils étaient proches de là où ils devaient manger.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Sam 14 Jan - 23:57

Le coyote hocha de la tête à la demande de l’épaulard. Bien sûr, il était fatigué ; Cette course contre le temps ne semblait jamais vouloir s’arrêter. Cette nuit aurait pu être une pause reçu avec bonheur. Mais à son oeil elle n’en conservait plus aucun aspect. Aubra posa sur la table un verre rempli d’un liquide rouge qui se reflétait sur la table, de manière diffuse, au contact de la lumière tamisé. Le coyote se saisit du verre pour en observer le contenu. Sans doute mélangé à des colorants pour atteindre une aussi pure couleur.

- Rouge, hum ? Très joli, en tout cas.

La couleur inspirait bien plus que s’il s’agissait de bleu, ou de n’importe quel autre couleur faisant ressembler les immondes sirops vendu en grandes surface à des détergents insipides. Le coyote porta à ses lèvres le verre, et laissa le liquide gazeux s’écouler. Dès le premier contact avec sa gorge, il sentit un léger picotement, pendant que le goût sucré et plutôt onctueux de la boisson lui revenait en bouche. Peut-être avait-il eut en réalité très soif, car il ressentit en lui une sorte de satisfaction. Son corps était moins lourd et sa douleur de dos moins vivace, mais surtout la douleur que la fatigue faisait sentir à sa tête et ses yeux s’apaisa comme si on les avait trempé dans une fontaine d’eau fraîche. Il sourit, puis en buveur avisé, abaissa à nouveau les sourcils, faisant mine de goûter le liquide alors que son jugement lui était déjà acquis. Il chercha ses mots avec précision.

- Pas mal. Vraiment pas mal. Un vrai Kokeil - Hem, Cocktail pardon. ça me plaît aussi. C’est vous qui l’avait fabriqué ? ça pourrait se vendre, dit le coyote avec un hochement de tête.

L’épaulard se servit lui-même un verre de ce liquide inconnu avant d’aborder le sujet de “l’import-export” dont le coyote avait fait mention lors de leur première rencontre, dans la boîte de nuit. Ainsi, il savait qu’il s’agissait d’arme. Il s’attendait à ce que Nathan Aubra aille plus loin sur ce sujet et fut surpris d’apprendre que ce n’était pas pour cela qu’il l’avait contacté. Il hocha de la tête, sans dire mot - il avait reçu le message. Ils en parleraient plus tard. Pour le moment, Cicéron amenait devant ses yeux le petit appareil que le coyote regarda aussi avant que le cygne ne lui donne un nom, contentant par ce geste même l’épaulard, qu’Armadillio regarda avec admiration.

Ainsi, cet individu semblait être une perpétuelle source d’innovation. Visiblement fondateur de sa propre fortune, il avait sortit l’”iDream” de nul part, tout comme la limonade reposant encore dans la gourde en aluminium. Il n’était pas étonnant que Cicéron ait mis le grappin dessus : En plus d’être une personne censément réservé, son talent, ou tout du moins l’ingéniosité qu’il avait à sortir en continu de nouvelles création, tout comme la position qu’il  devait occupé dans sa société en faisait une source de bénéfice exponentielle. Il y pensa au moment où l’épaulard tourna la tête dans sa direction. Le coyote regarda l’horloge posée au mur. Une pensée lui traversa l’esprit. Il murmura de manière presque inaudible.

- Vite… vite, vite, vite.

Quelque chose clochait et il venait de s’en rendre compte. Il porta la main dans son dos, et palpa avec horreur. Le pistolet, qui aurait dû s’y trouver rangé, n’était plus là. Il jeta un oeil sur le dossier de sa chaise et au-delà, comme si l’arme aurait pu tomber sur le parquet de la cuisine, sans que personne ne le remarque. Evidemment rien. Où l’avait-il sentit, la dernière fois ?
Le cygne interloqué regarda lui aussi sa montre.

- Hmm… Oui, il ne faudrait pas arriver en retard dans ce restaurant. Allons-y…

C’est ce moment que choisit l’épaulard pour se lever de sa chaise.

- Ah, et, Nath ? Je pense que ce serait intéressant de passer par la “Vallée” - Kwarno tu devrais voir ça, au moins une fois.

Pendant qu’Aubra prenait les devants dans l’entrée, le cygne s’approcha du coyote à l’air hagard, toujours assis.

- Cicéron, dit-il à demi-mot en se levant de sa chaise. Je n’ai plus mon pistolet.

- Ton pistolet ?

Le cygne le regarda avec suspicion et jeta un oeil au sol, dans l’espoir tout aussi illusoire de le voir là, à portée de main.

- Je l’avais sur moi. Il ne m’a pas quitté.

- ...Tu… l’as oublié ou on te l’a pris ?

Le coyote tenta de se souvenir. Oui, il pensait se souvenir de la dernière fois où il avait sentit son contact.

- À un moment, j’ai été inconscient, dans la boîte de nuit, dit rapidement le coyote.

Il se souvint des visages croisés ce soir là, du groupe de hackers avec lesquel il avait parlé. Était-ce possible ? Il se souvenait de l’un d’eux, un puma qui, derrière ses petites lunettes, cachait un air sournois. L’accident, qui l’avait amené à boire un verre contenant une substance hallucinogène, n’en était probablement pas un : Tout s’agençait clairement désormais. Il baissa les yeux.

- On me l’a pris.

- Aïe, fit le cygne en pressant le pas vers la porte afin qu’Aubra ne remarque pas leur léger retard. Mauvais délire. Dans ce genre de grande ville, la police désir en général un tas de papelard, des ports d’armes, des certificats médicaux, un permis de conduire et des tonnes d’autres trucs, dit-il à mi-voix après avoir stopper le pas. Il regarda le coyote lui passer devant dans le couloir. Je voulais garder le flingue que tu m’avais donné à l’époque en le légalisant. Mais quand j’ai appris qu’il fallait en plus un permis de chasse - ce qui inclus donc d’aller en périphérie tant le nombre de forêt est archi-réduite, plus un certificat de l’école de recrues chez les volontaires citoyens, j’ai abandonné et préféré le balancer en pièce dans Grand Flow - Attends !...


***

La voiture roulait entre des centaines et des centaines de tours, lorsque l’épaulard, occupant la place de conducteur, leur expliqua la nature du haut-lieux qu’ils étaient en train de traverser. Le coyote écouta avec attention, bien qu’il pense encore davantage à son arme perdue. Sans elle, il était comme un mécanicien sans outil. Il regarda passer, au-dessus d’eux, les tracés bleu transparent de ce qu’on nommait les chemins d’énergie. Cicéron y avait fait référence lors de leur conversation sur le bateau-restaurant. Le bruit des camions masquait un peu la voix de l’épaulard.

- Ingénieux, dit distraitement le coyote en regardant passer l'ombre de la Babel Trade Tower, haute tour décidément inévitable.

Nathan Aubra parlait par le biais d’un vocabulaire choisi. Un lexique entrepreneurial, qui avait toujours été mystérieux pour Armadillio, utilisé par certains de ses clients. Vocable cryptique mais nécessaire à la transmission du savoir, donc du pouvoir des sphères financière supérieur. Langage marquant des dissensions, langage de guerre - le coyote le savait, d’instinct.

- Balist, vous dites ?

- C’est le nom de la société qu’il a fondé et pour laquelle je travaille, combla Cicéron.

La voiture s’arrêta à côté du restaurant, en se plaçant sur un parking non loin. Ils sortirent du véhicule pour aller en direction du bâtiment, en se rangeant sur le trottoire du côté car un des poids lourds, de couleur noire, énorme, venait d’entrer. Cicéron lui jeta un regard circonspect, alors qu’il traversait la rue en direction de la porte du bâtiment.

Il s’agissait d’une large structure de base rectangulaire, entrecoupé d’escalator donnant accès aux différents étage - toujours dans cette idéal de verticalité dont avait parlé l’épaulard - traversé par de large poutre recouverte de catelles de marbres. Aux balcons des différents étages pendaient, lasses, de larges plantes, et à bien y regarder, l’endroit ressemblait davantage à une serre qu’à une luxueuse galerie marchande. Cicéron arracha au passage une des petites fleurs accroché à l’une de ses racines suspendu pour la lui donner. Mais au moment où le coyote tenta de la prendre, un coup de vent éclata ses pétales en de multiples petits parachute. Le cygne s’esclaffa.

- Amusant n’est-ce pas ? Mon dieu, si j’avais été un oisillon, j’aurais passé mon temps à faire cette farce, dit Cicéron, les mains dans les poches.

- Mouais, dit le coyote.

Il suivit des yeux les pétales tomber dans le gouffre entre les escaliers mécaniques, et le vit tomber sur le visage d’une Mobienne féline, un étage plus bas, habillé de noir, qui sembla sourire, la tête en l’air. Sans doute que la blague était connu. Mais le coyote n’avait pas tant envie de rire. Ils arrivèrent bientôt à l’étage voulu, celui occupé par le restaurant. Proche du toit, incliné comme celui d’une cathédrale, constitué de verre. De nombreux pots de fleurs portant de longue fougère constituant une ombre, agréable sous cette chaleur, surplombaient les tables blanches disposé sur la longueur de l’étage, et encore davantage de jardin avait été cultivé sur la terrasse de celui-ci. C’est là-bas qu’ils se rendirent pour s’y asseoir. Ici s’étalait une vue imprenable sur la Vallée des lumières, brillant sous le soleil de midi. Ils attendirent qu’un serveur ne vienne.

- Probablement un de mes emplacements favoris. Sauf erreur c’est là que j’ai croisé Nath pour la toute première fois. Pour lui parler de vitrage, sauf erreur. Mon vitrage.

Cicéron leva le doigt vers les vitres du bâtiments, disposé sur son toit.

- Car il s’agit bien du mien, là-haut. Rien de mieux que de disposer, ça et là, des exemples, des preuves de son professionnalisme, pour ensuite amener et surprendre son client au bon endroit, au bon moment. Que de souvenir.

- Je vois, dit le coyote en regardant les vitres.

On lui avait montré tant de chose ce matin que plus rien d’autre ne saurait le surprendre. On aurait voulu lui faire une démonstration des capacités de Balist, qu’on aurait pas agit autrement que de lui diffuser en continu de nouveaux objets. Le silence, et les bruits de la ville, de la circulation, succédèrent à la phrase du coyote. Il réfléchit, se souvenant de ce qu’avait expliqué Cicéron. Sans doute, cette démonstration avait été une longue mise en scène pour convaincre le coyote. Si c’était vrai, alors elle était bien inutile : Dans l’état de ses économies il aurait accepté volontier n’importe quel commande.

Le serveur tardait à venir. Armadillio en arrivant à la conclusion qu’il devait commencer à aborder la vraie question.

- Dites-moi, dit le coyote en s’adressant à l’épaulard. De quelle affaire souhaitiez-vous me parler ?
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Ven 27 Jan - 16:01

Une fois arrivée sur place il avait continué à rester devant le groupe pour guider. Même Cicéron connaissait très bien le lieu , celui-ci restait plus haut niveau du coyote et réagissait aux actions de celui-ci.
Aussi, voir le cygne  se comporter pendant quelques instants avec une sorte de joie et d'insouciance proche de l'enfance , surtout en présence des fleurs , faisait sourire l'orque. Cette affaire aurait été bien plus directe et froide si ça n'avait pété pour lui. Le coyote jusqu'ici était resté extrêmement droit et Aubra savait que en l'absence de Cicéron, il n'aurait pas osé briser la glace ou très difficilement et serait resté un rapport purement formel.

Et en plus la structure était agréable. La lumière du jour filtré par les vitres était toujours très chauffante mais sans brûlante quand elle était la plus vive.  Il vérifiait rapidement s'il n'avait pas reçu un message sur son et IDream ...  il y avait un léger sourire en réalisant qu'il avait déjà adopté le nom proposé par Cicéron .  
Pas de nouveaux messages, c'est que tout se passait bien...

À chaque étage devait changer d'escalator et parfois été forcé de s'arrêter brusquement pour laisser deux enfants passer pendant que leurs parents qui semblaient sortir d'un magasin ,en vue de leur bras chargé de sacs  ,  les surveillaient et les réprimander doucement pour qu'ils se calment...  
finalement ils arrivaient au restaurant. Il avait réservé une table dans un établissement qui lui était familier à lui comme à Cic' .

À l'entrée du restaurant se trouver un comptoir avec un serveur chargé de trier des clients venant avec ou sans réservation. L'orque s'approchait en pressant le pas sur les deux derniers mètres .

- Bonjour c'est pour une réservation trois personnes... au nom de Aubra .

L'homme prenait alors en main une tablette qui était posée sur son comptoir et regarder la liste qui figurait.

- Bonjour, votre table est prête laissée-moi vous y conduire.

L'orque acquiesça lors de la tête et emboîter le pas lui-même suivi par le reste du groupe pour finalement être installé à leur table. Le serveur et laissa s'installer pendant une demie minute avant de revenir et de déposer les cartes. Puis il repartait à nouveau pour leur laisser le temps de faire leur choix.

Avant qu'il ne puisse commencer à demander si le coyote voulait un apéritif ou quelque chose comme ça Cicéron fut le premier a  intervenir.

- Probablement un de mes emplacements favoris. Sauf erreur c’est là que j’ai croisé Nath pour la toute première fois. Pour lui parler de vitrage, sauf erreur. Mon vitrage.

Il ne pouvait alors s'empêcher de sourire alors que les souvenirs remontaient de cette période. En effet c'était ici...

- Car il s’agit bien du mien, là-haut. Rien de mieux que de disposer, ça et là, des exemples, des preuves de son professionnalisme, pour ensuite amener et surprendre son client au bon endroit, au bon moment. Que de souvenir.

Il faisait une moquant quelques secondes alors que sa mémoire s'activait et faisait remonter les souvenirs qui retardaient un peu sa réponse.

- Des souvenirs en effet.  

Puis laisser échapper un léger rire.

- Dire qu'à l'époque quand tu m'as croisé tu avais tout fait tout comme il faut , pour présenter ton vitrage. De masque ce moment-là je n'avais pas vraiment la tête à ça ni la fortune.

Il s'arrêtait quelques instants se demandant s'il devait continuer l'anecdote et finalement décidée de quand même poursuivre.

-Je me souviens encore de ta tête constant n'est rendu compte... c'est bien ce qui me permet d'en rire quand j'y repense... tu ma quand même sorti d'un très mauvais tournant de ma vie .  

Puis une ajoutait pas grand-chose. Il ne voulait pas tant embêter le coyote et il n'était pas nécessaire ni judicieux de faire remonter davantage. Ça découlait d'une information que Cicéron connaissait , et il lui avait fait confiance pour la garder ... et il ne l'avait pas déçu.
Dire que c'était à ce moment-là qu'il avait plus ou moins " fuguer "  . Il avait quitté central en évitant tous les moyens de suivi et était venu à un grand Metropolis... ou plutôt aux premiers balbutiements de l'essor de la cité.  Pourquoi ? Allez pas qu'il n'était bon qu'à l'ingénierie. Il avait été littéralement assisté à chaque autre moment de sa vie .. et du coup ne savait pas vraiment comment être autonome.
Il avait ce moment-là pas mal d'argent en réserve. Mais ce n'était pas inépuisable et qui plus est à quoi bon n'avoir d'argents sont c'est pas vraiment ce qui était nécessaire...
mais il avait eu la chance de tomber sur Cic' ... et le reste c'est l'histoire... rétrospectivement il avait peut-être été beaucoup trop naïf à ce moment-là . Mais le cygne avait été labouré laquelle il avait pu se rattacher pour s'adapter. Et qui plus est il lui avait bien permis de revenir même après que ses parents lui remit le grappin dessus et ramener à Soléana.
Et dire que tout ça est parti juste parce qu'il avait eu la chance d'attirer avec son nom de famille un vendeurs de vitres qui voulait juste parler affaires.

– C'était pas si terrible que ça.

Lui répondait alors le cygne ayant sans doute remarqué qu'il avait passé un tout tu veux plus de temps à réagir.

En attendant, le serveur n'était toujours pas revenu... ça avait tendance à tarder aujourd'hui.

Et finalement il fallait bien faire avancer les choses. Heureusement le coyote semblait être de ceux qui pensaient ainsi. Car il ne prit pas pour passer aux choses sérieuses.

- Dites-moi . De quelle affaire souhaitiez-vous me parler ?

Mien c'était moment d'arrêter de tourner autour du pot et de parler concret. En effet il ne pouvait plus repousser davantage les choses.

- Comme je vous l'ai dit un peu plus tôt ,  j'ai besoin de savoir faire... mais pas pour votre "import-export" habituel ...

Il prenait une inspiration réfléchissant comment bien tourner la chose.

–J'essaye d'élargir mes activités et de réaliser les innovations qui me viennent ou qui apparaissent en entreprise. La difficulté cependant c'est qu'il faut une image derrière ça. Et Cicéron me la déjà pointé , si bien que ça pourrait être problématique pour l'affaire dans laquelle je veux vous impliquer.

En même temps il avait souligné l'application de Cicéron par un mouvement de la main dans la direction du cygne.  Reconnaissant son rôle important et son influence en tant que commercial.

– Quand vous voyez cette vie, ou la vallée des lumières derrière moi... c'est une image de haute technologie. Des produits inatteignables ou qui à chaque fois percute par la nouveauté de leur technologie.  Cependant ce que je vais essayer de vendre quelque chose qui ne peut physiquement refléter cette abondance technologique et qui n'est pas non plus un tout nouveau segment.

Il se penche un peu plus sur la table pour se rapprocher le visage de quelques centimètres du centre comme s'il faisait un aveu sur quelque chose de secret. Ce qu'il était indirectement étant donné l'investissement qui prenait.

- Vous savez ce que je vous ai donné à boire ce matin. C'est ça le produit ... un soda, mais pour l'avoir essayé vous haver peut-être remarqué qu'il y a quelque chose de plus qui n'est pas trahi par ses apparences...  disons que sa boisson plus devenir une recette qui m'a coûté particulièrement cher à concevoir auprès de labo spécialisé , afin de pouvoir concurrencer les mastodontes du marché .

en même temps il pointait sur la carte quelques noms poissons comme le chaos soda... toutes les poissons phares qui étaient implantés depuis déjà des décennies et faisait parti intégrante de conscience collective. Géant que personne ne pouvait imaginer voir disparaître.

- La boisson contient aussi un composé élaboré par l'entreprise qui a eu l'effet tonifiant sur . vous vous haver pu faire l'expérience qu'elle prenait efficace . Et encore était à faible dose..  Et c'est en tant que soda ainsi que pour ses propriétés que  j'aimerais qu'elle soit vendue. Cependant je n'arrive pas à trouver non qui lui donne une identité propre ... ni même d'images pour la représenter.

L'épaulard soupirait alors. Tant de technologie et tout reste montrer puis le contact avec le coyote et tout pour arriver à sa .. une boisson gazeuse ... il n'osait même pas imaginer à quel point ça pouvait sembler ridicule une fois résumée .

- Encore le nom aurait pu être trouvé par n'importe quel personne avec du temps. Cependant, il faut que la boisson est une sortie qui soit plus percutante pour se faire une place sur le marché actuel... et un visage pour pas que le secteur d'origine de mon entreprise la ralentisse.  

Il jeta un coup d'œil à Laura Cicéron pour observer ses réactions et voir si il se débrouillait bien jusqu'ici. Puis il reprenait .

-De ce que m'a dit Cicéron non seulement vous êtes doués pour vendre à des gammes très vastes mais aussi à des cultures très éloignées. Ce qui lui fait de vous quelqu'un de performant s'il faut concevoir quelque chose de plus universel... mais surtout il me dit que vous étiez doués pour rencontrer les gens atypiques...

Il voyaient le savent rapprocher s'arrêter un instant mais l'homme faisait un mouvement comme quoi il allait bientôt arriver et aller se dépêcher d'installer d'autres clients .

– Je ne peux pas passer une audition de grande envergure ... ça attirait le regard sur cette sortie surprise... et je ne serais même pas sûr de trouver exactement ce qu'il faut. Par contre vous.. il y a moyen pour que vous puissiez me trouver quelqu'un qui puisse être associé facilement sa boisson. Pour l'individu je donne carte blanche du moment qu'il soit présentable et corresponde à l'esprit de la boisson.

Je m'arrêtais nouveaux alors que je voyais le serveur aussi venir pour nous.

- Vous avez choisi pour un apéritif ? Ou voulez directement le plat  ?

Demandait-t-il alors pour éviter de perdre du temps à la commande ...  et laisser au coyote de quoi évaluer la situation. Ça pouvait sembler assez déconnecté pour un vendeur d'armes. Mais s'il se débrouillait bien alors il pourrait être le joker dont il avait besoin ... pourrait alors même considérer avoir recours à lui pour plus de savoir-faire dans le domaine des armes.  Il y avait il avait besoin actuellement du savoir-faire commercial mais rien n'empêche d'avoir plus tard le besoin d'autre savoir-faire ou d'autres contacts .
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Lun 30 Jan - 22:40

Le coyote écouta ce que l’épaulard avait à lui dire en le regardant fixement. Il se laissa le temps de réfléchir, jetant un regard distrait à un individu ne portant pas de plateau, de l’autre côté de la vitre. Ce que Nathan Aubra lui demandait était ici fondamentalement nouveau. Une fois encore il parlait avec le langage de l’argent, façonnant sa demande : Trouver une personnalité qui porterait sur ses épaules le merchandising d’une nouvelle boisson, qu’il lui avait fait découvrir ce matin - En d’autres termes, c’est une expertise qui  était demandé à Armadillio, sur la base de ses aptitudes.

Tel n’était pas les pratiques habituelles du coyote. Mais il fallait se rendre à l’évidence : Aubra avait de l’argent, et lui non. Le flux de la demande ne devait pas être stoppé, et ce à n’importe quel prix.
Tout portait à présent sur le prix, précisément, auquel il lui facturerai ce service. Au final, en marchant quelque peu sur ses principes, il s’en tirait à bon compte : La marge de risque était faible - N’importe quel originale un brin excessif, coloré, au caractère explosif, à l’image de la boisson pourrait faire l’affaire. Et, Armadillio le savait, les Mobiens cherchant un travail aussi prestigieux se comptaient probablement par centaines : Il n’aurait qu’à se pencher pour en cueillir. La carte blanche que lui assurait l’épaulard élargissait encore davantage le vaste champ des possibilités. Cette tâche pourrait être la première d’un partenariat aux facettes multiples. Il se racla la gorge, laissant à un type pressé le temps de finir sa course à l’étage, pour pouvoir s’exprimer dans un silence, relatif mais posé.

- Très bien. Bien que ce ne soit pas mon domaine de prédilecton, votre affaire m’intéresse, et je suis sûr de pouvoir mener à bien cette tâche, malgré sa complexité. Pourquoi ne pas prendre un apéritif ?


Le coyote faisait mine d’être impassible. Mais il savait que Cicéron, assis non loin, devinait son exaltation intérieure. Il déposa sa veste sur la chaise pour être plus à l’aise, en se frottant les mains. Il essayait déjà de calculer le prix du service et préparait ses arguments, prêt à effectuer un sport dans lequel il se révélait très efficace : La négociation. La perspective de la mener à bien sur cette terrasse radieuse le mettait de fort bonne humeur. Le serveur arriva enfin, un homme portant une chemise, équipé d’un calepin. Il s’apprêta à prendre la commande.

- Bonjour, vous désirez ?

- Eh bien...

Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Le serveur fut brutalement poussé sur le côté par un Mobien habillé de noir. Tous les visages se tournèrent vers le nouveau venu au visage dissimulé par un casque à visière, presque semblable à un casque pour moto. Le coyote, alarmé, se leva, avant d’être stoppé, par surprise, dans son élan et plaqué au sol, et maintenu sous la menace d’un pistolet pointé sur sa tempe.

- Qu’est-ce qu…


- Kwarno Soletine. Vous êtes en état d’arrestation pour trafic d’arme, extorsion de fond et détention illégale d’arme à feu sur le territoire de Grand Metropolis, répondit le Mobien d’une traite.

- détention de quoi ? Mais je n’ai pas d’a…

- Vous pouvez garder le silence. Vous auriez même intérêt, dit-il en tirant à lui le coyote, dont il menotta les poignets à l’aide d’un collier de serrage en plastique tiré à son maximum.

Cicéron se leva et accouru pour aider Armadillio, mais fut arrêté net par le canon du pistolet que le Mobien casqué pointa sur lui.

- Mais qu’est-ce que vous faites ?

- Police, se contenta  de répondre la voix étouffé du Mobien. Dépêche, envoya-t-il à l’adresse d’une Mobienne chat, qui courait avec ses talons jusqu’à l’autre extrémité de la terrasse, pour ouvrir le grillage qui empêchait l’accès aux escaliers de secours.

Le coyote leva la tête et reconnu la féline qui lui avait souris tout à l’heure lorsque leur regard s’étaient croisé, entre deux étages. Pour une raison inconnue elle avait sur elle un énorme trousseau de clé, qui contenait celle qu’elle enfonça afin d’ouvrir la porte grillagée. Laissant passer les deux Mobiens. S’engouffrant elle-même dans la descente, elle referma aussi vite la porte derrière elle, comme si ce geste avait déjà été exécuter des milliers de fois. Le Mobien casqué, tenant fermement le coyote, se lança dans une course effrénée pour descendre les escaliers de secours au plus vite. Pas une seule seconde Armadillio ne crut à cette histoire de “Police” : Le ravisseur lui donnait des coups de poignée sur le dos pour qu’il accélère - On était en train de le kidnapper.

Le coyote en eut la confirmation lorsque le Mobien le tira dans une ruelle adjacente, en direction de l’entrée d’un grand camion noir. L’attendait, sur le pas de la porte du coffre, le regard sombre et violet d’une chacale au sourire carnassier.

***

- C’est n’importe quoi, dit Cicéron, qui, ayant vu le coyote disparaître dans le camion noir en se penchant par-dessus la rembarde, regarda dans toutes les directions, l’air paniqué.

Le lourd camion démarra sans attendre, en direction du carrefour centrale de la vile.

- Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda le serveur en s’époussetant, sans recevoir de réponse.

- Il avait beau passer son discours de cinéma, il n’avait clairement rien à voir avec la police, Nath, Kwarno est ici totalement anonyme, je sais par un ami dans les services de la sécurité qu’il ne fait pas partie des personnes recherchés. Mon téléphone, vite…

Le cygne sortit son portable et composa un numéro, tout en agrippant la main de l’épaulard pour le forcer à se diriger en direction des étages inférieures, dépassant tout le monde dans les escaliers mécaniques, qu’ils descendaient maintenant quatre à quatre, arrachant de l’épaule et éparpillant au passage des pétales de lianes.

- Allo ? dit-il dans la foulée. Ishmaël - J’ai besoin de toi, Kwarno s’est fait enlever, dit-il en dépassant une vieille dame dont il fit malencontreusement tomber le chapeau, viens en direction de l’artère principale, il y a un énorme camion noir, peut-être un 44 tonne, avec juste un tracteur et une semi-remorque. Il se dirige vers le carrefour centrale, peut-être vers la sortie d’autoroute… Nathalia ?

En sortant du bâtiment, ils virent la lapine, sur l’autre trottoir, l’air choqué et essouflé, tenant contre elle une pile de livre. Par terre se trouvait un cycliste le visage en sang, à une dizaine de mètre de son vélo, qui lui était réduit en miette contre un mur.

- Un imbécile dans son camion vient juste de le percuter, dit la lapine. J’ai courru pour voir où il allait mais je ne l’ai pas suivit longt…

- Nathalia dit-moi, juste, est-ce que le camion était noir ? Il allait en direction de l’artère principale ?

La lapine hocha de la tête.

- Euh, il était bien de cette couleur mais il n’a pas pris en direction de l’autoroute principale. Il a pris à droite, et puis… Enfin il faudrait une voiture pour le suivre, si on appelle la police ils pourront peut-ê… Hey !

Cicéron la saisit à son tour par le bras et les tira en direction de sa voiture, laissé sur la place de parking d’à côté.

- Aubra, je te laisse aller à la place conducteur, tu sais rouler vite. Et il va falloir rouler vite.

***

Le coyote était assis sur le sol du coffre, éclairé par un petit néon. En face de lui, adossé contre le mur, se trouvait la chacale, son regard posé sur lui, surexcité, voir hystérique. Devant, le Mobien casqué avait pris le volant et avait, semble-t-il, percuté un mur avec sa semi-remorque, preuve qu’ils roulaient bien trop vite.

- Je ne pouvais pas te laisser aller aussi vite à ta propre destruction, Armadillio.

Le coyote ne répondit rien, et se contenta de secouer la tête. Il avait été surpris dans un premier temps de voir à nouveau le visage de Cléopatre, et avait au final mal mesuré l’étendue de sa folie. L’abandonnant après cette horrible matinée, il n’avait pas même imaginé qu’elle serait prête à le poursuivre, et certainement pas à l’enlever en plein jour sur la terrasse d’un grand magasin.

- Le chasseur de prime que j’ai engagé était déjà prêt le soir même de notre rencontre. Je ne voulais pas en arriver à là - Mais tout était déjà prêt au cas où tu déciderais aveuglément d’aller à l’encontre de tes intérêts.

Le coyote leva les yeux. Son regard, bien que haineux, semblait captiver la chacale. Le coyote réfléchit quelques secondes.

- C’est toi qui l’a, pas vrai ?

Cléopatre sembla interloqué quelques secondes. Puis enfin, elle hocha de la tête et sortit de sa veste, avec précaution, le pistolet qu’elle avait volé au coyote.

- Je l’ai pris hier soir, lorsque tu étais dans mes bras. Mais j’ai été bête - j’aurais dû en faire usage plus tôt.

Le coyote, voyant le canon de sa propre arme pointé dans sa direction, ne perdit pas contenance. Cléopatre se baissa pour prendre le visage du coyote entre ses mains griffus, au poignet sertis d’anneaux dorés.

- Ne t’inquiète pas, mon Pharaon. Jamais je ne te tirerais dessus. Je ne voudrais pas t’abîmer - surtout pas. Je t’aime.

Le coyote serra la mâchoire.

- Mais alors pourquoi tu tiens cette arme dans ma direction ?

- Ce n’est pas toi que je vise, se justifia la chacale, c’est la paroi du camion. Vois-tu, ce véhicule a anciennement contenu une masse respectable de carburant. Bien que la citerne soit entouré de plaque rendant à celui-ci l’aspect d’un camion de stock des plus normaux, le moindre impact de balle sur cette remorque, et nous brûlerons tous les deux.

- Quoi ?

- Oui, dit la chacale, un regard au loin, et des bonbonnes de gaz ont été placé sous le siège du conducteur pour ajouter à cela une explosion qui fera sans doute bien des dégâts.

La chacale serra le coyote contre son ventre.

- Mais mieux vaut mourir tout deux que de ne pas pouvoir vivre ensemble. C’est une question d’éternité, il faudra bien que tu le comprenne.

Le coyote ferma les yeux pour ne pas laisser transparaître la nervosité qui battait désagréablement à ses tempes.

- Ah bon ?... Des témoins on vu l’enlèvement, où comptes-tu te cacher, à présent ?

- Chez moi. Chez toi : Chez nous, dans le désert au-dessus de la Mazuri.

- Dans le désert ? Demanda le coyote avec surprise. Pour aller où ? Dans une grotte ? Voyons, Il n’y a nul part où aller.

- Si, il y a là-bas notre nouveau chez-nous, regarde, dit-elle en sortant d’un sac de voyage posé juste à côté d’elle une immense feuille de papier, roulé dans un cylindre en carton, qu’elle déplia. Voilà à quoi ressemblera notre nouvelle maison.

Le coyote cligna des yeux, et regarda la feuille. Un plan d’architecte, détaillé et encré, y avait été dessiné. Le plan n’était pas amateur. Avec le recul, le coyote arriva enfin à distinguer la forme générale de l’ensemble, au-delà des couloirs et des cellules qui s’y distinguait. L’ensemble avait la forme d’une pyramide. C’est comme si une boule en métal lui tombait dans l’estomac. Il tenta de lever un poignet, mais le cordon était trop serré.

- C’est magnifique tu ne trouves pas ? dit la chacale avec un sourire, la voix doucereuse et le souffle chaud. Il ne reste plus qu’à aller chercher quelque chose d’important et nous pourrons partir de Grand Metropolis.

- Chercher… Où ça ? dit le coyote, qui commençait à chercher comment gagner du temps.

- Au distributeur, en face d’une banque. Ne t’inquiète pas, ma Momie, cela ne prendra qu’un instant.

Le camion et son chargement s’étaient arrêté net. Cléopatre en ouvrait à présent les portes.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Sam 4 Fév - 17:41

Bien, le coyote était resté attentif à tout ce qu'il avait dit et n'avait pas semblé être rebuté . C'était pour le mieux, cela dissipait sa crainte que le coyote considère ce travail comme une perte de temps. Auquel cas tous aussi n'auraient été pour rien.

Quand il avait fini par les, il attendait la réaction du coyote essayant d'observer plus de signes pour savoir si celui-ci avait des appréhensions. Mais celui-ci ne semble pas trahir le moindre doute concernant la faisabilité de la tache. Tant mieux.

- Très bien. Bien que ce ne soit pas mon domaine de prédilecton, votre affaire m’intéresse, et je suis sûr de pouvoir mener à bien cette tâche, malgré sa complexité. Pourquoi ne pas prendre un apéritif ?

L'épaulard souriait avec contentement . Tout se déroulait bien mieux qu'il ne l'avait espéré il avait maintenant la confirmation que le coyote voulait faire partir de l'affaire. Il était même légèrement surpris au changement d'attitude du coyote être beaucoup plus détendu et a proposé l'apéritif. Était-ce un signe qu'on approchait de ces zones de confort ?
peut-être mais cela ne le dérange pas trop. Au mieux cela était une preuve qu'il savait son affaire concernant le commerce. Au pire, l'ambiance le ravivait et il n'y avait aucun mal à négocier avec quelqu'un de bonne humeur.

Aubra portait alors un regard Cicéron pour essayer de voir chez lui les changements de réaction. Il était sûr que le signe connaissait davantage le coyote ... et surtout qu'il devait déjà connaître ses différentes postures et leur signification. Ça faisait lui de facto la deuxième source d'information pour l'épaulard. Mais le signe lui aussi se maîtrisait bien , affichant juste un côté un peu plus radieux ... mais il n'en était pas sûr. C'est un infime variation pouvait aussi être une erreur d'appréciation de sa part ... après tout le cygne affiché sa gaieté depuis qu'ils étaient là.

– Ma foi je suis pour, le serveur arrive de toute façon .

Fini alors pas répondre l'épaulard en apercevant le membre du personnel qui arrivait.

- Bonjour, vous désirez ?

Aubra adressait alors un regard à Cicéron accompagné d'un petit mouvement de la carte pour lui signifier de passer la commande premier. Le mouvement aussi perçu par le serveur dirigea son attention sur le Cygne.

Cependant, à la grande surprise de l'épaulard avant que le cygne puisse faire formuler sa commande des hommes venait d'une façon brutale brisée la situation actuelle. Et avant qu'épaulard puisse comprendre quelle était la raison de tout cela le coyote faisait violemment plaquer.

- Kwarno Soletine. Vous êtes en état d’arrestation pour trafic d’arme, extorsion de fond et détention illégale d’arme à feu sur le territoire de Grand Metropolis, répondit le Mobien d’une traite.

Qu'est-ce qui est en train de se passer ? Et qui était cette bande de guignols qui semblent avoir ces informations ?
Cicéron était bien plus rapide à réagir que lui même si l'épaulard s'est élevé jetant sachez en arrière prêt à demander des explications sur cette mauvaise plaisanterie. Ces types se prenaient pour la police ? Devait ce n'était qu'une vulgaire production de l'uniforme.

- Hey ! Vous ne pouvez ...

Il s'arrêtait en voyant que Cicéron avait été braqué par une arme. Forçant le cygne et l'épaulard à rester immobile pendant que sous leurs yeux était en train de se faire kidnapper le coyote.

Plus surprenant encore était la complice qui leur ouvre une voie d'échappatoire par l'issue de secours... c'était un coup monté ?

Lorsque les ravisseurs sortaient et qu'il n'y avait plus ligne de tir l'épaulard s'élançait pour tenter de les interrompre.
sortant la gamme de sa poche pour au moins trois une photo nous faire quelque chose. Mais la porte était fermée au nez été forcé d'amortir le choc avec son avant-bras .
Tsssss ... ils n'allaient pas voir parce que comme ça.

Avènement et couraient au travers de la terrasse excusant pour passer un peu trop proche certaines personnes qui étaient en train de récupérer leur veste alors qu'il quittait le restaurant. L'arrivée le côté de la terrasse pour essayer de voir dans quelle direction partait les kidnappeurs. Au sommet il avait démarré IDeam et laisser la carte de la ville en train de changer. Nous et pouvait apercevoir de quel côté allait fuir les ravisseurs.

- Bordel !

Il n'avait pas un bon angle pour identifier ce qui se passait en bas. Il pouvait juste apercevoir le toit d'un poids-lourd noir , il se dépêchait de rejoindre l'autre côté de la rambarde et de se pencher avec son portable pour filmer la scène. Espérant que rien ne bouge pas trop pour que la résolution lui permet de connaître la plaque.

À côté de celui le Cygne semblaient toutes autant effarés.

- C’est n’importe quoi.

Mais l'épaulard ne l'écoutait pas. Il fait mes derniers instants alors que le camion démarre en trombe et emportée coyote.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?

- Encore une idée de génie la télé réalité .

Répondait-t-il alors aux serveurs en sortant son portefeuille pour lui donner quelques billets. Il ne prenait pas en compte la somme généreuse.

– Pour les perturbations , garder le restant comme pourboire.

En même temps écouter Cicéron qui confirme ses craintes. Ce n'était pas la police ...

Sans avoir le temps de répondre, il se faisait saisir par Cic' qu'il entraînait en dehors du restaurant. Il avait rarement vu aussi rapidement ses actions. Ce qui voulait dire que la situation était réellement grave .
Il faisait ensemble de suivre le rythme du mobien aviaire , donnant des excuses pour les gens qui été poussé et rattrapé au vol des objets qu'il pouvait .

Arrivé dehors, il était surpris d'apercevoir Natalia ... et encore plus de voir au sol le cycliste blessé. D'un mouvement de la main il se dégageait de la poigne de Cicéron pour se dépêcher d'aller voir le blessé.

Il levait la tête vers les gens autour .

- Quelqu'un déjà appelé Les Secours ?

Une adolescente qui était en train de te consoler son ami en sanglots lui répondait alors que oui. Visiblement , son ami avait été choqué parce qu'il venait de voir. Un vigile de centre commercial venait se joindre aux groupes qui se formaient autour et l'épaulard interpellé alors aussitôt .

–Vous ! Il y a une pharmacie au deuxième. Aller les chercher ! qu'il fournit ces premiers soins !

En même temps il ouvrait rapidement son portefeuille jetant juste à l'homme un billet de 100 ring .

- Faites qu'il se dépêche avec sa !

Hélas, il ne connaissait pas les premiers soins. Il avait des connaissances biologiques théoriques. Efficace pour développer nouveaux produits mais inadaptés à la médecine. Et généralement il serait allé chercher ces informations sur Internet... mais n'avait pas le temps.

Une un seul coup il vit que le cygne emporté maintenant Natalia.

– Occuper vous de lui !

Il était alors à cinq heures qui se levaient rapidement pour suivre les autres.

- Aubra, je te laisse aller à la place conducteur, tu sais rouler vite. Et il va falloir rouler vite.

-Donc on rattrape les méchant ?

En même temps, il ouvrait la portière du conducteur et prenez place. Pendant qu'il sortait ses clés de la main gauche de sa main droite il lançait au Cygne L'IDream . L'application pour filmer haver été arrêté était maintenant passé en replay...

- Vérifier si j'ai pas chopé la plaque ...

Un temps le moteur remplissait alors qu'il reculait aussitôt pour regagner la rue. Faisant attention un accélérer seulement qu'après avoir vu un mot bien pangolin vêtu d'une blouse blanche travers assez devant la route avec une pause premiers soins.

-Dès que tu l'a dis la moi !

En même temps il se dépêchait de rejoindre la voie à grande vitesse en doublant quelques voitures récoltant des klaxons au passage. Si cette ville était aussi saturée que empire City ils auraient pu faire ça pied !

Le cygne faisait lors de son mieux pour visionner la vidéo. Sautons rapidement des séquences oui bouger un peu trop avec la bande défilement essayant de zoomer.. parfois un fond mouvement lui faisait décaler l'image à cause droit qui devait se dépêcher de doubler notre voiture.

- Je lai , E-404-FNT !

Même temps l'épaulard tendait la main pour reprendre portable. Alors qu'il rentrait sur la bretelle de vitesse et accélérait. À partir de la et de vue compter sur l'avant-scène pouvait repérer le camion.

Il récupérait portable posé sur le tableau de bord les sons affichages holographiques se diffusaient à sa droite.

Il lança alors quelques applications pour avoir accès au réseau caméra. Comme ils avaient un être garant l'entretien de tous les affichages publicitaires utilisant les technologies de champ d'énergie il avait beaucoup de caméras dans la zone... leur implémentation avait été beaucoup plus rapide que les chemins qui devaient aller avec...

- Insert le numéro ici ! Et lance la recherche.

Il était alors qu'il remettait les deux mains sur le volant pour accélérer à nouveau et se concentrer sur sa conduite.

- Voilà mais ça va faire quoi ?

- Les suivre .

Quelques instants de recherche s'opéraient puis il se tenait la vue de la caméra plus proche sur la plaque ainsi que son positionnement.

- Ces le camions !

L'épaulard pouvait alors continuer les suivre.

*****

Le camion s'était immobilisé au niveau d'une banque. Cependant, celle-ci se trouvait aux limites d'un angle mort il ne pouvait alors voir que le bas du véhicule et ce sans apercevoir qui pouvait en sortir ou rentrer ...

L'épaulard ralentissait alors et tourné pour garer la voiture dans une ruelle à distance ...

- J'espère que tu a quelque chose Cic' parce qu'il est hors de question que j'approche de kidnappeur armé.

En même temps il récupérait l'iDream et continuer de jouer avec l'application. Ouvrant un autre dissimulé .

-Je parie que c'est pour prendre de l'argent. On va donc les ralentir le temps qu'ils se fasse commencer ...

Grâce à grande participation financière qu'il offrait pour le système financier parallèle de la boîte mais il avait accès à bac dore qui est utilisé dans le système de règlement alternatif.... et donc par extension au distributeur automatique qui avait la routine.

Rapidement, comment centrer une ligne de code dans l'exécution afin de déclencher un blocage des distributeurs automatiques. Il s'agissait d'un faux signal d'erreur qui bloquait l'intégralité du système comme s'il avait une panne mécanique il faisait tourner en rond à chercher.

Pendant ce temps-là sur les écrans des distributeurs s'affichaient .

" Cette plate-forme est en panne ... merci d'en consulter une autre " accompagné de la petite mascotte de la banque .

Puis il entre une seconde il ne colle pour provoquer un plateau des caméras de la zone. Y compris celle des distributeurs tout le système de surveillance avait passé… centralisé... lui ne pouvait accéder quai parti qui lui appartenait de ces caméras après filtrage... cependant, il avait les moyens de provoquer un blocage dans le système de communication...
c'était un programme de test local destiné à vérifier comment la grille énergétique de la ville réagissait en cas d'incident qui enlevait un contrôle central... le type d'énergie utilisée ici nécessité un contrôle extrêmement minutieux et ainsi on pouvait considérer qu'il était impossible de couper le courant à une seule partie de la ville. Le temps que les accumulateurs se vidaient le courant seraient revenus... informations étaient beaucoup plus simples.

-On peut pas savoir qui sait ? Avec les caméras dans ces distributeurs ?

-j'ai pas accès. Et Je viens couper tous les flux vidéo. Je ne veux pas ce qu'il y ait un seul incident après sa.

Il se souvenait enfin que Cicéron avait emporté avec lui Natalia. Il se tourne alors pourra regarder sur la banquette arrière. Puis il se tourna nouveau pour verser en lui adressant un regard pour lui demander pourquoi est-ce qu'il avait embarqué avec eux. .. Ne sachant pas vraiment quoi dire à la femme.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Ven 10 Fév - 1:50

À la grande surprise du coyote, la chacale lui tira le bras pour l’aider à se lever et le faire descendre du camion, avant de l’amener devant les portes automatiques du distributeur.

- Qu…?

- Pas question de prendre le risque de t’éloigner de moi - allons donc retirer cet argent.

Tout en entrant dans le bâtiment, sous le regard armé du conducteur resté sur place, Cléopâtre dégaina son téléphone portable pour passer un appel. Le coyote aurait eut là une occasion de fuir : Cléopâtre ne le menaçait même pas de son arme. Mais quelque chose le retenait, et le faisait avancer : La curiosité. En échappant à sa griffe, il serait sauf. Mais un certain nombre de question ne trouveraient jamais de réponse. Des réponses qui, sur le long terme, pouvaient s’avérer vitale : Quelqu’un ici le connaissait ici sous son vrai nom et non sous son pseudonyme. Et cette personne, il l’avait devant les yeux. La chacale lui rendit son regard, qu’elle imagina affectueux, tout en s’adressant à son téléphone.

- Monsieur ? C’est C. Vous pouvez libérer le fond.

- Le fond ?

Le coyote dressa l’oreille. La chacale raccrocha avant de remettre le portable dans sa poche. En entrant, elle se dirigea vers un distributeur de billets, et secoua la tête. Puis elle s’arrêta devant un autre. Elle se tourna vers le coyote avec un sourire.

- C’est toi qui a fait ça ? C’est fort.

Le coyote s’avança pour pencher son regard sur l’écran du distributeur.

- "Cette plate-forme est en panne ... merci d'en consulter une autre”.

- Elles affichent toutes ça.

- Comment veux-tu que ce soit moi ?

La chacale tenta de scanner le code qu’elle avait sur la main - Celui qui lui avait donné accès à la boîte de nuit hier soir. L’écran du distributeur passa au rouge, une fenêtre s’ouvrit dans l’interface, comme si un deuxième programme devait démarrer… avant d’être, à nouveau, supplanté par le message de panne.

- Hmm… Intéressant.

La chacale colla sa tête contre celle du coyote, comme si cela pouvait l’aider à réfléchir.

- Maintenant j’en suis sûr, Cicéron ou... quelqu’un d’autre est à l’origine de cette soit-disant panne. Vois-tu, ce code-barre, que j’ai sur la main, donne l’accès à un programme secondaire, installé dans ces distributeurs.

- Seuls ceux qui ont ce code peuvent y accéder ?... À quoi ça sert ?

- Verser de l’argent aux gérants des “lieux-dit”, mais aussi se faire son propre compte. Avec tous les pirates qui traînent dans la nature depuis l’ouverture des banques de Central City aux point d’accès réseaux, pas question que je place mon argent sur un compte public.

Le coyote regarda à nouveau l’écran.

- Et c’est bloqué.

- Mais ça ne m’arrêtera pas. Le type avait prévu ce genre de cas de figure.

- Le type…? Qu’est-ce que tu fais ?

La chacale avait en effet commencé à déboutonner sa chemise. Armadillio se souvint alors du second code-barre, qu’il avait vu tatouée sur sa poitrine.

- C’est le troisième niveau d’accès, dit Cléopatre en remettant sa chemise, pendant que l’écran repassait au blanc après le scan. C’est le type qui l’a mis au cas où, et il avait bien raison.

- Est-ce que tu m’expliques qui est ce “type” ?

- Un homme puissant.

La chacale commença à tapoter sur l’écran tactile.

- C’est grâce à lui que je sais tout. Il a appris par des connaissances croisés que je cherchais un Mobien dont la valeur puisse être conservé, et c’est lui qui m’a envoyé le dossier “Armadillio Finstev”. Ce supplément d’information a été le bonus que j’ai pu acquérir à l’acquisition des plans de construction de ma Pyramide.

- C’est lui qui l’a conçu ?

La chacale hocha de la tête.

- Je pense qu’il est en lien avec des entreprises architecturale. En tout les cas c’est avec mon argent qu’il l’a fait, et c’est sur ce compte que j’ai placé les fonds sur lequel il est censé prélever l’argent dont il aura besoin pour ses travaux. Une sorte d’accompte actif, en sommes. Mais ça ne va pas assez vite.

Elle mis une main sur l’épaule du coyote.

- Plutôt que de continuer à alimenter ce compte je vais tout retirer pour aller sur place, et le payer en une fois. C’est le mieux à f… QUOI ?

Cléopatre se pencha sur l’écran en clignant des yeux. C’est à ce moment que des crépitements se firent entendre. Le coyote tourna la tête. Au-dehors, le conducteur casqué avait sortit son pistolet et s’était mis à tirer. Le sons était, grâce aux portes aux verres épais, très réduits, mais pas inaudible. Le battement de son coeur se mit à accélérer. La chacale, elle, ne semblait pas l’avoir remarqué.

- LE COMPTE EST VIDE !

Elle se remit à tapoter avec vigueur sur l’écran du distributeur, comme pour tenter de conjurer un mauvais sort, ou dissiper un nuage de poussière, gênant, sur la route de son propre succès.

- Non, non, non…NON !

La chacale frappa du poing sur la machine.

- Je refuse de croire qu’O’…

***

Au dehors, une jeep d’un gris sale était arrivé en trombe dans la ruelle, dépassant le véhicule où se trouvait Aubra et Cicéron, discrètement rangé à plusieurs dizaine de mètres du grand camion noir. Elle freina en trombe, et se retrouva, après un dérapage contrôlé, rangé dans la ruelle, dans le sens de la longueur.

- Voilà Ishmaël, dit Cicéron le souffle court.

Les portières arrières s’ouvrirent pour laisser  sortir trois Mobiens armés de fusils-mitrailleurs. En un éclair, ces derniers se retrouvèrent appuyés sur le capot et ouvrirent le feu.
Le bruit des tirs se répercutèrent le long des murs des bâtiments adjacent dans un bruit monstrueux, éclipsant totalement le vacarme assourdissant de la circulation, au point que le cygne lui-même plaqua ses mains sur ses ouïes, au moment où les rafales s’intensifièrent. Le conducteur tenta de se mettre à couvert et tira de sa poche un pistolet, qui, il y a peu, semblait si menaçant, et n’était plus qu’une faible rebellion. La visière de son casque explosa sous les impacts des balles, du sang se mit à couler sur son visage. Il était mort avant même de toucher le sol. Suivit de près par Ishmaël et ses hommes.

Ils avaient été emporté dans le bourrasque d’une redoutable explosion. Le mur de plomb s’était abattu sur le camion et avait mis le feu au carburant contenu dans les parois de son coffre, transformant le véhicule en une boule de feu qui monta au ciel en s’étendant dans toutes les directions, projetant des shrapnels de ferrailles brûlant comme les balles d’un meurtrier obus. Les vitres du bureau de distribution éclatèrent dans le claquement sec à l’approche de la déflagration, qui interrompit la chacale attablée, la fit voler au-dessus de la machine pour la projeter contre le mur. Le coyote était par terre : Il avait eut la présence d’esprit de sauter derrière l’un des distributeurs, pas assez pour se prémunir du souffle qui avait froissé par endroit la paroi en aluminium. Les mains toujours attaché, il tappa sa chaussure avec vigueur contre l’autre en voyant qu’elle avait pris feu.

La carcasse du camion encore en flamme laissait couler de ses entrailles un liquide sombre et écumant qui s’écoulait à grande vitesse sur le bitume, atteignant les portes automatiques brisés, les dépassant pour s’écouler dans la salle, glissant avec aisance sur le faux marbre poli. Le coyote, s’en prendre la peine d’éteindre sa chaussure, se releva à toute vitesse. Aucun doute là-dessus, il s’agissait de carburant. Tout pouvait prendre s’embraser. Mais au moment où il tentait de se tordre pour l’enlever, il vit alors une autre chaussure, à talon celle-ci, y écraser la flamme naissante. Il leva la tête pour voir Cléopâtre.

Celle-ci s’était levée, son regard fixe, sans peur malgré ses blessures et les bouts de verres qui s’était planté dans son épaule. Elle pris le coyote par le bras et décida de marcher, de braver les flammes qui commençait à ronger ses bottes, dont le plastique s’était tout juste mis à fondre, d’un pas impérial. Armadillio toussa devant les émanations de la fumée de camion et commençait à se demander si la chacale ne lui avait pas caché aucune prédisposition surnaturelle : Mais le véritable pouvoir dont elle était détentrice était sa volontier d’acier, à la fois terrifiante et majestueuse.

Ils marchaient lentement dans la rue, dépassant rapidement le camion et ses flammes. Une voiture était retourné là, sur les cadavres d’hommes armés, ensanglanté, auquelle la chacale ne daigna pas lancer un regard.

- Qui…?

Le coyote se posa la question un instant, avant de reconnaître, douloureusement, le visage d’un de ses associés de longues dates : Ishmaël. Un loup au visage tacheté, la mâchoire à présent défoncée par la portière d’une jeep tordu. L’explosion avait semble-t-il, était beaucoup plus forte à l’avant comme à l’arrière. L’odeur de poubelle brûlée indiquait qu’elle s’était même étendue jusqu’à la fin de la rue, invisible dans toute cette fumée.

- C’est sans doute ceux envoyés pour venir te chercher. Heureusement que je t’avais pris avec moi, hein, Momie ?

- ça n’y change rien, dit le coyote en toussant. Ton plan a échoué : Le compte est vide.

Armadillio continuait de marcher, le bras tenu fermement par Cléopâtre, et s’était décidé à s’y arracher. Mais c’est à ce moment que son regard se posa sur une silhouette toute proche. Le rideau de brume toxique se dissipant, il reconnu le long cou du cygne.

- Le compte est vide. Mais attend un peu qu’on le retrouve, cet arnaqueur d’architecte… ce O’Well...

- O’Well ?

La chacale stoppa nette sa marche, le coyote sourit en voyant apparaître le bec de Cicéron. Mais celui-ci ne s’approcha pas davantage, ni pour l’aider ni pour une quelconque intention, qu’il donnait tout entière à Cléopâtre, restant à une distance de sécurité.

- Cicéron…

- Tu connaissais O’Well ? Je ne savais pas que tu étais intéressé par l’ingénierie aéro-spatiale, dit-il avec un regard méprisant.

- Pardon ? demanda la chacale en levant les yeux. Mais de quoi tu parles ?

- Depuis longtemps je cherchais quelqu’un pouvant mener à bien ce projet, dit le cygne en sortant de sa poche un long papier, qu’il déroula pour que la chacale puisse bien le voir.

Le coyote cligna des yeux, et finit par distinguer un objet oblong, de toute évidence une fusée spatiale. Son regard passa de la feuille à Cicéron, de Cicéron à Cléopâtre.

- À l’époque, continua le cygne, il fallait que je lui verse l’argent par l’intermédiaire de l’ONG, les Peacemakers... Puis, sur un compte auquel j’avais moi seul l’accès par un code… Enfin, ce n’est pas le plus important…

- Tu as vraiment fais ça ?

Le cygne se retourna pour voir que la lapine les avait rejoint.

- Je suis sincèrement désolé de ne pas avoir dit toute la vérité - Mais oui, O’Well me permettait d’avoir ce que je voulais et le compte des Peacemakers m’a servi à lui transmettre de l’argent, dans le seul but d’éviter que l’état, que la police ne s’intéresse à ce que je voulais faire de ses fonds.

Nathalia Mikolajic secoua la tête.

- Mais pourquoi ?

- Un moratoire a été signé sur les projets aéro-spaciaux pour le privé, ce qui m’aurait de toute façon empêcher d’aller au bout d’un rêve que j’ai depuis longtemps, que seul Nath aurait pu jamais réaliser - Mais ce n’est pas la question, dit le cygne en accélèrant le débit de ses paroles. Récemment tout l’argent a disparu. Je me suis longtemps posé la question, qui avait bien pu le faire disparaître. Et puis il y a eut l’autre soir.

- L’autre soir, demanda la lapine, incertaine.

- Oui, où, lorsque notre amie Cléopâtre a voulu mettre le grappin sur Kwarno, j’ai cru voir dans les environs de sa poitrine, les pointes noires d’un autre code-barre, précisement à l’endroit que l’associé d’O’Well avait choisi lorsqu’il a dû me le tatouer, juste là, un peu au-dessus du coeur. Alors, évidemment, lorsqu’elle m’a appelé avec tout le chagrin du monde en me disant ce qu’elle était prête à faire pour avoir le coyote, pour que j’organise avec elle son enlèvement depuis la terrasse du bâtiment, je me suis dit qu’il n’y avait aucun risque…

Le cygne regarda la voiture d’Ishmaël, et le camion encore en feu.

- Enfin. Presque aucun.

Le coyote avait du mal à en croire ses oreilles. Ainsi, c’était Cicéron qui l’avait vendu. Il réfléchit encore. Il est vrai que c’était lui qui lui avait recommandé ce restaurant avec un tel soucis de “ne pas y arriver en retard”, lui encore qui avait été son confident lors de la disparition de son pistolet. Et sans doute lui qui avait donné le signal aux deux Mobiens qui avait participé à son enlèvement… Mais comment ? Les yeux du coyote se posèrent sur la chemise du cygne, sur laquelle restait encore accroché des pétales de fleures blanches, avec lesquelles il avait prétendu s’amuser tout à l’heure.

- Je suis vraiment navré Kwarno - même si on peut dire que, maintenant, on est quitte - mais je savais bien que, si jamais elle connaissait le compte secret, elle irait vers ces distributeurs. C’est plus ou moins les seuls qui échappaient encore à l’indexation et aux droits d’accès donné l’année dernière par la banque, d’après O’Well.

Maintenant on est quitte.” Le coyote compris tout de suite à quoi il faisait référence.

- Quitte. Mais comment savait-il tout ça ? demanda le coyote en sortant d’un silence amorphe.

- Il a bossé avec énorméments d’hackers, de différents endroit, de différentes écoles. Notamment la Confrérie du Masque de verre - ceux-là même qui ont aidé à l’implémentation du code des “lieux-dit”, comme on les appelle. Alors, Cléopâtre. Qu’as-tu fait de mon argent ?

La chacale avait gardé le silence jusqu’alors. Comprenant, tout comme le coyote, que l’argent ne pouvait avoir été subtilisé que par O’Well lui-même, mais refusant de faire face à la réalité des faits, elle bouillonnait de rage et semblait sur le point d’exploser.

- Tu… oses… demander… ...MENSONGE !

Puis, soudain, à court de réponse, leva son pistolet et tira. Le cygne s’effondra sous le choc.

C’est à ce moment qu’Armadillio eut la présence d’esprit d’arracher son bras à l’emprise de l’autoproclamée reine des pyramides pour faire voler le pistolet, la saisir de ses bras que les menottes en plastiques brûlées ne tenait plus depuis longtemps, pour la plaquer au sol avec force. Nathalia courru en direction du cygne, qui était en train de tousser.

- Mais…, dit la lapine en tatônnant la zone du coup pour en enlever les habits. Elle en arracha alors une plaque, recouverte de fausse plume, qui cachait un tatouage en forme de code barre, dans laquelle des morceaux de la balle s’étaient logés.

- Aaaaïe ! M-mais ça ne va pas ?

- Tu ne vaux vraiment pas la peine qu’on se donne pour toi, dit la lapine en sortant de sa poche un mouchoire pour éponger le sang.

Le coyote maintenait contre le sol la chacale en larme, se débattant à peine. Dans la fumée se dissipant, il pouvait percevoir, au loin le bruit d’une sirène, lointaine, de pompier. Il vit que l’épaulard s’était également avancer vers le cygne. Au final, Nathan Aubra semblait avoir appris autant sur ses contemporains que le coyote lui-même. Autant que Nathalia. Tel était le triste mérite de ceux qui jouaient franc-jeu - en plus de ne pas être blessé d’une balle dans le torse, ni vigoureusement ceinturé à même le sol. Une éternité avait pu passé avant qu'un “bip-bip” sonore ne se fasse entendre. Après le vacarme qui avait précédé, on ne pouvait entendre que lui, dans ce qui semblait être un silence assourdissant. Cicéron sortit de sa poche son portable et regarda l’intitulé avant de le tendre avec difficulté à l’épaulard au-dessus de lui.

- Nath... C’est O’Well. Met l’haut-parleur, s’il-te-plaît.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Dim 12 Mar - 17:06

Il avait déjà tendu très nerveusement que la situation évolue. Après avoir coupé le système des distributeurs, il n'y avait aucun moyen de savoir ce qui allait se passer ensuite. Et la coupure de vidéosurveillance lui imposait la même contrainte.  

Puis il entendit le crissement des pneus. Puis le véhicule passé et s'arrêtant en bout de la ruelle.

– Ça va pas être un peu violent ?

Puis il voyait aussitôt les passagers sortir de la Jeep ... ils étaient lourdement armés... donc en effet ça allait être très dangereux.

– Baisser la tête !

En même temps il se plier pour s'abriter au plus bas. Ne pas être en face de la vitre il ne voulait pas prendre une balle perdue.  Il n'avait jamais vu de véritables le combat seulement des rapports, des entraînements et surtout des films. Mais ils avaient tous en commun une chose... les armes étaient rarement silencieuses quand c'était la confrontation qui était recherchée.

– Cic'  ...

Il n'est même pas le temps de dire un mot de plus que les bruits de tir faisaient écho. Le tonnerre des déflagrations résonnait entre les murs de la ruelle. Écrasant de leur force tout autre son. Il était inutile de parler plus car il ne pouvait même pas entendre ses propres mots. Tout ce qu'il pouvait alors faire c'était actuellement regardé la scène de leur angle. Il n'osait pas sortir ni même se redresser pour essayer de reculer et s'éloigner. Il ne pouvait que voir en relevant légèrement la tête ce qui se passait juste au-dessus du tableau de bord.
De cet horizon crée entre le pare-brise et la carrosserie.

Puis alors qu'il pensait que la cacophonie infernale des armes serait la seule chose qu'ils allaient pouvoir entendre pour les prochaines minutes celle-ci était interrompue par une bien plus grande force. Une explosion qui éclipsa d'un coup assourdissant le chaos des armes. Dont la puissance se faisait ressentir par l'onde de choc qui vous secouait de toutes parts.

C'était une sensation déstabilisant. , Suivi d'un silence qui n'était perturbé que par les bruits des retombées de débris et par le sifflement de l'ouïe  après une telle agression.

Il restait silencieux, c'est en redressé agrippant nerveusement le vol entre ses mains. Après une telle chose, peut-être que le coyote était mort... comme les autres, parce qu'il n'y avait plus aucun tir qui se faisait entendre...

Il ne comprenait pas vraiment ce qui venait de se passer. Une telle explosion ? Qu'est-ce que ce camion transportait des explosifs  ? ...

Puis en levant les yeux il voyait le nuage enflammé qui continuait encore à se consumer et les étincelles incandescentes de matériaux inflammables qui tombaient comme une brève pluie autour. Restant quelques secondes encore à se consumer avant de s'éteindre. Certaines tombaient sur la carrosserie ou le pare-brise Provence qu'en plus de peur que de mal car ne parvenant pas à enflammer de véhicules. Mourant en épuisant leurs carburants avant de pouvoir couler là où elle risquait de faire des dégâts.

Il voyait Cicéron essayer de sortir mail attrapé par le bras pour le retenir.

– Attends !  C'est de la folie de sortir pour le moment. C'était  un bleve !  Une explosion matérielle combustible sous pression comme des gaz ou des hydrocarbures .  Cela vite se dissiper mais pour le moment attend la fin de ce nuage de carburant feu. Tu as de faire brûler si tu sors maintenant .

Et le tenait fermement par le poignet. Ce type d'incident était connu. C'était ce qui arrivaient quand une infrastructure de transport d'hydrocarbures explosait. Ou même une infrastructure de traitement de produits inflammables. Ce genre d'incident était terrible car  leur degré de destruction était toujours imprévisible. Et qu'il risquait toujours de générer des réactions en chaîne.

Heureusement, en plus d'être activement évité par les efforts de prévention, lorsqu'un tel incident arrivé. À moins d'avoir à proximité d'autres matériels combustibles, le nuage inflammable mourait vite... il lâchait alors le cygne quand les flammes avaient cessé de tomber et que le nuage était devenu noir...

– On devrait pas trop traîner, ça dû être vu et entendu de très loin il y aura forcément des secours qui vont arriver un moment. Ils vont juste plus de temps à trouver où exactement.

Sur l'instant était beaucoup plus tentée par directement partir. Après une telle explosion il n'imaginait pas qu'il y avait eu de survivants.  Avait eu la chance d'être placé au bon endroit pour ne pas prendre l'onde de choc. Ça aurait pu être pire le pare-brise et les vitres auraient pu exploser et des blessés au mieux dans un tel cas...

Mais contre sa réserve le cygne sortait lui .

- h-hey  !

Il ne l'arrêtait pas cette fois hésitait un peu avant de sortir lui-même. Mais restant à distance de sécurité. Faisant attention à ce qu'il y avait autour.

L'accès à la ruelle était maintenant dégagé le souffle de l'explosion avait suffi à retourner la Jeep ... il n'osait pas porter trop longtemps son regard sur les corps écrasés. Après un frisson de dégoût... il détestait voir directement ce genre de choses.

Cicéron lui continuait jusqu'à ce qu'il s'arrête. Au bras lui restait à l'angle de la rue pour ne pas trop s'exposer et regarder. Tout en écoutant ..

- O’Well ?

Ce nom lui disait quelque chose. Il avait déjà entendu quelque part... n'était ce pas hier ? Attendez peut-être que...  il n'en était pas sûr... c'est lui disait autre chose aussi. Maintenant qu'il pensait davantage . En plus de lui rappeler vaguement les discussions au sujet des pacemakers.

Puis il suivait le reste de la conversation entre la chacal et le cygne. Allant de surprise en surprise d'abord ... la méchante ? Ensuite le coyote avait survécu... et le flot d'information qui arrêtait pas de venir.

Mais au moins ça lui faisait recoller certains morceaux. À l'évocation de l'aérospatiale il comprenait vite ou est-ce qu'il avait entendu parler de ce fameux O'Well , juste un nom qui revenait parfois dans le domaine . Mais il ignorait qui était réellement le personnage. Il connaissait davantage le lien du nom avec des travaux sur des fusées. Cependant aujourd'hui ce genre de travaux était plutôt négligé à cause de moratoire sur l'aérospatiale...

Puis les explications de Cicéron lui faisaient froncer les sourcils. Il aurait besoin de services explications avec le cygne...

Sérieusement, la situation avait tellement vidé générer qu'il n'avait presque plus aucune certitude à part qu'il aurait besoin de vraiment recevoir des explications avec une discussion.  Toutes ces choses, il ne comprenait pas pourquoi Cic' ne lui en avait pas parlé. Et quel était donc son rêve...
c'est l'aurait presque vexé si la situation ne prêtait pas du tout à ça...

Et pour couronner le tout n'arrivaient pas à distinguer ce qu'il y avait sur ce papier.... étant de dos au cygne.

Enfin, ça n'écartait pas que Cicéron avait joué un jeu dangereux de complot. Il savait que le cygne avait du talent pour que les choses soient faites. Et s'assurer d'avoir des gains à tous les échelons. Mais là, même si c'était sorti hors de contrôle c'était beaucoup trop gros pour qu'il ne dissuade pas le signe de recommencer à venir. Aussi non ça serait-lui qui allait se faire tuer. Ce genre de système était bien trop complexe et imprévisible...

Et pour répondre à ces pires craintes un nouveauté retentissait. Cette fois-ci c'était autour du cygne des touché.. bon sang Cic'  , son plan venait à peine de dérailler et d'être rattrapé de justesse qu'il avait voulu rejouer avec le fait sur les braises.

Cela suffisait le faire sortir de son couvert pour aller s'occuper du cygne.... Il avait Bo envie de l'insulter de tous les noms maintenant, pour tout ce qu'il venait de faire et surtout avoir mis autant de gens et surtout lui-même en danger. Et avoir recommencé aussitôt avec cette dernière erreur... mais il ne pouvait pas nier faite que c'était surtout parce qu'il s'inquiétait pour lui et qui ne voulait pas le perdre.

Arriver le premier au cygne et le redressait un peu. Appliquant des mesures de base pour vérifier si ne saignait pas... à la place, nichée dans son plumage se trouvait la balle écrasée au niveau de la poitrine... ça ne faisait aucun sens...
est-ce qu'il était en fait en train de rêver ?
À ce constat est resté figé quelques instants laissant à Natalia le soin de s'occuper la première du cygne... puis avec effroi il réalisait qu'il restait toujours Cléopâtre... mais en regardant dans sa direction il pouvait constater qu'il avait déjà raté l'action. Et que le coyote a été occupé.

– Je ne vais pas crier parce que si je commence je n'aurais jamais assez de voix pour crier sur tout le monde...

Des étiez avec une voix pâteuse et désabusée. Là c'était juste trop en une fois. Il réserverait la colère pour des moments où elle serait beaucoup plus appropriée.

À la place il se reconcentrait sur Cicéron.... sauvé par un de ses secrets... la plaque de métal ... comment il avait fait pour ne même pas remarqué pour ne même pas la remarqué ?

- Tu ne vaux vraiment pas la peine qu’on se donne pour toi.

– Je vais pas la contredire, sur ce coup t'as vraiment été un crétin. Pourquoi tu t'es mis à jouer aux plus brillants avec .. avec cette machination bordel ?

Si la lapine ne s'occupait pas de lui et surtout qui ne semblait pas blessé et serait actuellement train de secouer le cygne sans retenue.

– T'aurais jamais fait ça juste pour du pognon !  Qu'est-ce que c'est toutes ses implications !  Je veux des explications maintenant . Je ne veux pas qu'il fasse abattre ! Que tu es mentis je m'en fous à la limiter a côté de sa !

Pour premières réponses, le cygne lui tendait alors le papier...  un bras regardait rapidement. L'architecture... c'était un plan.. pas de bâtiment,... une fusée...

En fronçant les yeux, il pouvait voir que le design était certainement fait par quelqu'un qui avait des chances dans le domaine. Cependant.... Il laissait à désirer. Sans doute parce qu'il est incomplet par quelqu'un seul très limité il y avait des zones d'ombre et sa avait l'air d'avoir pas mal de récupération de diverses projets ...

– Pour mon rêve ... disait alors Cicéron.

– Mais ... il ne savait pas vraiment quoi dire. Juste concevoir une fusée il manquait quelque chose... sinon lui aurait juste demandé. Certes il y avait ce moratoire son chemin mais ne seraient pas éternelles. Un peu de pression par lobbying et ça pouvait s'écrouler...

– Je veux juste que ... on puisse vivre ailleurs.  Il m'était bien l'accent sur le " on " .   Nous deux, loin de tout ça .  

Il s'arrêtait à nouveau, tournant la tête vers lui.

– Pas plus de responsabilités avec toutes les connexions à voir. Ni d'attente de cette ville ou du monde...  le l'espace.. loin tout ça. J'ai essayé de faire ça pour nous deux... pour nous sortir de tout ça. Tant que l'on est à terre, le monde nous force toujours à courir.

Avec de telles explications, l'épaulard n'arrivait pas à maintenir sa colère. D'accord il avait mal agi. Mais pour des raisons...  haaa. . et voulait sérieusement rester en colère contre lui. Mais il n'y arrivait pas...  
Il comprenait raison de Cic ...  la façon dont ... finalement ils s'étaient toujours en plein dans le flux de la ville... ou même des demandes l'extérieur . Les attentes qui primaient sur le reste.

–  C'est pas en te faisant tuer que ça va se réaliser...  garde le rêve... mais on va mettre met un terme à ces mauvais choix .

puis avant qu'il puisse continuer, le téléphone sonnait.

- Nath... C’est O’Well. Met l’haut-parleur, s’il-te-plaît.

Alors c'était le point central de toute cette affaire. Celui qui a promis à tout le monde pour dérober sur les rêves... Ooooh  il avait trouvé une nouvelle cible à sa colère.

Il prenait l'appareil mobile dans une main tout en sortant la de l'autre. Il faisait comme lui disait Cicéron...

Cependant, après avoir posé le téléphone mobile.. il utilisait la grille pour commencer  à tracer l'appel...  de ce qu'il faisait c'était juste remonté le flux des relais et voir jusqu'où ça allait... et voulait s'assurer que l'on trouve ce O'Well ... et que l'on s'assure que cette affaire soit clos de cette extrémité aussi...

en silence, il commençait à taper sur l'interface holographique. Faisant tourner les codes de pistage. Il se concentrait pour se tenir prêt en cas de revues informatiques, ou d'autres sécurité pour brouiller les pistes...  tant que la conversation téléphonique était assez longue il ne lui échapperait pas.
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MessageSujet: Re: La Propagande ft. Aubra [Terminé]   Lun 20 Mar - 23:58

Le coyote tendit l’oreille pour entendre la voix, sortant du portable posé au sol. Mais le téléphone fut ramassé en un éclair par la lapine, qui le colla contre son oreille. Un silence, entrecoupé de grésillement. Puis, soudain une voix. Caverneuse. À la teinte trop grave pour être naturelle.

- ...Il y a quelqu’un au bout du fil ?

La lapine jeta des regards alentours, ses grands yeux bleu au regard furtif. Plus que “quelqu’un”, ils étaient quatres - sans compter Cléopâtre, maîtrisé par une clé de bras du coyote, qui levait un regard incrédule vers Nathalia. Le cygne, qui maintenait lui-même son garrot improvisé, agrippa l’épaulard par l’épaule pour tenter de se relever, avec un rictus de douleur. Essayant de parler du plus fort qu’il pouvait, à voix basse.

- ‘thalia… Ne d-dit rien, sinon il risque de r-raccroch…

Faisant fi de l’urgence, la lapine dont les yeux semblaient injecté de sang, continuait de tenir le téléphone portable d’une main tremblante.

- Nazareth ?

-...

Elle avait appelé l’interlocuteur à l’autre bout du fil par son prénom. Nazareth O’Well se tint coi pendant plusieurs seconde, instant qui fit craindre à Armadillio le pire. Bien qu’il ait vu la manipulation d’Aubra, l’appel n’était toujours pas tracé - et la piste de tout ce bouleversement pouvait être à jamais perdue. La voix grave trancha à nouveau le silence.

- Oui.

Un nouveau grésillement. La lapine semblait peiner à trouver ses mots.

- Si tu es au bout de cette ligne-là, alors il ne me reste pas grand-chose à t’expliquer. Je pensais m’adresser à un dénommé C.

- Pas grand-chose ?... dit la lapine. Comment se fait-il que tout… comment se fait-il que les preneurs d’otages…

- Assez, dit O’Well. Il n’y a jamais eut de prise d’otage. Essaye de comprendre - tout était faux, et ce depuis mon engagement dans votre ONG. Les Peacemakers m’ont juste servi d’écran pour transférer des fonds sur un compte privé.

- Naïve que tu es, dit férocement Cléopâtre.

O’Well avait entendu.

- Naïve ? Sans doute pas autant que C. J’ai mis tous les moyens qui étaient à ma disposition pour rendre cet enlèvement en plein désert authentique. Pour effacer les traces. C’est ma grande force.

“C”. Le regard d’Armadillio et celui de Cicéron se croisèrent.

- Qui c’est C ?

- C’est moi ! C’est le nom sous lequel il m’a demandé de me signaler à lui, dit Cléopâtre.

- Non, non. C’est moi à qui il a… aïe, dit Cicéron. C’est mon portable, enfin…

Un silence. O’Well se mit à ricaner, en toussant.

- C’est une vraie réunion de famille, dites voir. Peu m’importe au fond. C, C… ça peut être toi, ou elle, ou je ne sais quelle autre voix à l’autre bout de ce téléphone. Le compte général dans lequel vous avez versé votre fric était défini sous le nom C.

- C comme qui ?demanda encore une fois Cicéron.

- C comme Client, répondit O’Well, et c’est bien pour cela qu’après notre premier contact je n’ai pas cherché à vous différencier - j’ai appelé un de ces numéro au hasard. Dès que l’un d’entre vous a essayé de retirer l’intégralité des fonds en les libérant et bien j’ai intégralement bloqué le compte. Et je compte bien en faire l’acquisition. Un de mes hommes ira récupérer ça… Quelque part.

Un grésillement. Cicéron soupira.

- ...Au Compte-goutte. Cela est bien dommage. Car l’appel de C a en cela mit un point d’arrêt à notre “Collaboration”. Il va me falloir revendre le matériel produit au plus offrant pour combler les pertes. Mais je n’ai pas appelé pour poser des questions à propos de mon porte-monnaie : De votre désarroi, je n’ai que faire, et je me serais bien passé d’en apprendre l’existence. C’est autre chose que je veux savoir.

- Est-ce qu’il y a seulement quelque chose que tu puisses apprendre... demanda Nathalia avec amertume.

- Oui. Est-ce vous qui m’a demandé des informations concernant le dossier “Armadillio Finstev” ?

- Qui ça ? demanda la lapine.

Cléopâtre releva la tête. Le coyote hésita à serrer davantage sa prise autour de sa gorge.

- C’est moi, je suis là, dit-elle.

- Est-ce qu’Armadillio Finstev est mort ou dans l’incapacité de poursuivre son activité ?

- Non… dit la chacale d’un air vide. Pourquoi cette question ?

- Ce n’est pas pour le tuer que vous aviez pris ce dossier sur lui ? Je me suis repris sur ce geste après coup, et ce parce que je voulais lui proposer une affaire…

- Armadillio ? Est-ce que ça t’intéresse ? demanda la chacale en levant la tête.

- ...Attends il est là ?

Le coyote vit les regards se tourner dans sa direction. Cicéron, l’air hagard, à terre, aurait sans doute pu s’interposer entre lui et le téléphone dans d’autre condition. En tant que Pigeon Voyageur, l’une de ses tâches attitré était de s’assurer que le trafiquant soit connu de ses associés sous le même faux nom - un système pratique qui empêchait la police de remonter avec beaucoup de facilité jusqu’au vendeur d’arme. Un système d’un autre temps, mais dont les principes étaient nets. Le cygne les avait tous baffoués, ayant mis en péril la sécurité du coyote de façon intentionnelle, et n’ayant pas pu empêcher que son vrai nom ne soit connu par ses propre moyen - à savoir son téléphone portable.

- Finstev, dit pour lui-même le cygne. Il entendait lui-même ce vrai nom pour la première fois.

Son regard se fit furtif. Il leva les yeux vers Armadillio, s’attendant à ce que celui-ci réagisse vivement. Mais le coyote était prêt à ne pas lui en tenir rigueur. Leur association datait d’il y a trop longtemps pour qu’il ne cherche à ne faire peser sur lui un quelconque châtiment.

Cependant sa décision était prise, et l’avait été depuis le moment où tout coeur s’était arrêté de battre, dans un silence auquel le temps semblait suspendu. Il aurait pu continuer à se taire. Mais le regard que lui lançait Nathalia lui indiqua clairement qu’il était trop tard pour rester sous le voile menteur du silence.

- Oui. Je suis là.

O’Well ne répondit rien. Puis il se mit à rire.

- Fort content de pouvoir te parler, dit-il. Eh bien. Que dirais-tu de faire rendez-vous, histoire de parler affaire ?

- Affaire, répondit le coyote avec un ton sec.

Il n’était pas question de faire affaire avec cet homme, trois fois arnaqueurs, ayant mis sa situation en péril, en conduisant par des fils invisibles les individus. Ceux là-même ayant mené à un désastre, que l’odeur du carburant brûlé et du sang d’Ishmaël n’avaient pas encore quitté.

- Oui. Un trafiquant d’arme reconnu comme toi pense pouvoir deviner de quoi il s’agit. Mais il ne s’agit pas de vente.

- De quoi, alors ?

- Il n’est pas venu le temps d’en parler, en si bonne compagnie - je veux que l’on se retrouve seul à seul, répondit O’Well. Je ne fixe pas d’heure pour ce rendez-vous, car je ne quitte pas mon lieu de plaisance avant quelques jours. Inutile de rappeler à ce numéro une fois que j’aurais coupé.

- Lieu de plaisance ? Et où est-il ?

- Oh, si tu es le vrai trafiquant fantôme tu sauras sans doute le trouver toi-même. Je t’attends. D’ici quelques jours je devrais malheureusement disparaître. Viens seul, sans quoi le rendez-vous n’aura jamais lieu.

Le téléphone coupa.

***
Le coyote regarda le portable dans la main de Nathalia, interdite.

- Armadillio c’est ton vrai nom ?

Il leva les yeux.

- Hm. Je vais devoir courir, sans doute.

- Non, attends.

La lapine mit une main sur le portable.

- Tu sembles le plus à même de pouvoir sortir ce… sale escroc de son trou. Je sais que la police n’ira pas le chercher - je travaille depuis assez longtemps pour savoir que les tribunaux internationaux n’ont à leur disposition aucun exécutif digne de ce nom.

- Ah ?

- Je serais prête à ne pas me souvenir ni de ton nom ni de ton visage, ni même de ton métier, pour peu que tu réussisses à extrader O’Well. Je sais que tu as aussi tes raisons de lui faire payer le prix du sang - mais il faut arrêter ça, et maintenant.

Le coyote fronça les sourcils.

- Qui que soit ce type, il semble avoir des dossiers sur tout et n’importe qui. Il serait trop dangereux pour moi de le livrer à la loi.

- Je ne te demande pas de le livrer à la loi, mais de le livrer à nous, les Peacemakers. À l’une des positions les plus proches...

Armadillio lu dans le regard de la lapine une expression féroce, très éloigné de la douceur que traduisait sa nature habituelle. Le coyote réféchit : Dans ce marché qu’elle lui proposait, rien n’était fixe. L’accepter maintenant c’était se tirer d’une dénonciation aux autorités. À lui ensuite de décider de ce qu’il convenait de faire, de se venger de lui avoir fait perdre plusieurs hommes et son 4ème pigeon-voyageur, et peut-être de récupérer une somme substantielle. Il hocha de la tête. Elle détourna le regard pour ouvrir la poche de son sac à dos et en sortir une grande feuille, une photocopie de basse qualité pliée à la façon d’une carte, qu’elle lui donna. O’Well avait appelé avec un téléphone utilisant les ondes satellitaire de Central City, par chance, et non celle d’un point éloigné au réseau faisant d’interminable escale. Le coyote jeta un regard vers l’hologramme qu’affichait le portable d’Aubra.

Tout ce qui suivit passa devant ses yeux comme des éléments secondaires. Quand Cicéron lui donna sa démission en tant que Pigeon Voyageur, quand il lui donna son accord. Lorsque le cygne clama au policier venu les aider qu’Armadillio était le garde du corps de Mr.Aubra, que son arme avait été subtilisé par l’agresseur, Cléopâtre, et que, plein de bravoure, il avait finit par reprendre le contrôle de la situation. Lorsque le policier lui rendit son pistolet. Quand la chacale promis de le retrouver lorsqu’elle fut menottée et emportée par les agents.

- Peu importe quand ! Et peu importe où, pharaon ! L’issue est inévita…

Une voix lointaine interrompue par le claquement de la portière d’une voiture de police, qu’il n’écouta à peine. La poignée de main avec Aubra, avant qu’ils ne quittent les lieux du crime, sans trop de question. L’explosion du camion ayant balayé tant d’éléments compromettants, elle apparaissait maintenant presque comme un accident. Un malheureux fait du destin.

Tout cela importait moins que ce que l’épaulard, dont l’esprit brilliant échappait à toute catégorie, avait révélé sur l’iDream, l’image qui restait à présent dans la tête du coyote à la mémoire photographique. Un point rouge, au beau milieu d’une tache verte, une forêt, aux environs de Westside Island. Le lieu de résidence de Nazareth O’Well. Un point vers lequel semblait mener toutes les haines, le noeud de lumière, au sein d’un ciel enfumée, noir de secret, noir de mensonge.

Il y avait en effet de quoi être perdu. Ce qui avait été caché par tous ceux s’était porté complice d’une situation s’était finalement montré, avait explosé au grand jour, se présentant dans toute sa sale nudité. Au fond Cicéron avait-il tort de vouloir quitter l’antre de ce qu’il savait être l’hypocrisie, quitte à dépasser les limites de la stratosphère. Lui et ses semblables avait contribué à la création d’un paradis artificielle dans lequel ils ne croyaient pas eux-même : Tristes ingénieurs, au service d’une Propagande qui avait finit par embrasser tous les aspects de la vie de Grand Metropolis, et irait sans doute jusqu’à la précipiter vers sa plus froide apocalypse. Réussite toxique. Court-terme eschatologique.

Le coyote leva les yeux au ciel. Il faisait beau, une fois la zone, salie par cette peinture de violence, dépassée.


Il faisait beau. Un ciel bleu. Bleu de mensonge.

Fin du RP.
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La Propagande ft. Aubra [Terminé]

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