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 Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]

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MessageSujet: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Mer 23 Aoû - 15:41

–    Toujours éteint.
–    Hm-hm.

Voilà deux semaines qu’Elysha avait passé la porte de sa planque souterraine -- ancien labo clandestin recyclé en appartements non moins clandestins – dans un état alarmant.
Le signal d’urgence que Ligeia Fulci avait reçu ainsi que le tableau lamentable qui l’avait accueillie, l’appartement au carrelage blanc maculé de boue et de sang, sa patiente la plus dangereuse, autant pour elle-même que pour les autres, inconsciente sur le canapé – canapé complètement ruiné pour le coup… Tout ceci avait rendu le docteur nerveux et ses soins moins délicats qu’à l’ordinaire.
Ainsi, la frustration ainsi qu’une certaine appréhension se lisait autant sur le visage que dans les gestes de la renarde recroquevillée sur le canapé, examinée par la femme chacal. Assis en équilibre au bord d’une chaise du salon, le médecin s’efforçait de terminer sans accroc une séance de contrôle qui tirait en longueur.

–    La guérison se passe bien. Encore deux petites semaines et tu seras en mesure de reprendre tes activités normalement. En attendant, oui, je pense nécessaire de te rappeler qu'il ne faudra en aucun cas retirer tes bandages.

Elysha répondit par un marmonnement inarticulé en jetant un regard sur sa main droite immobilisée, engoncée dans une attelle noire qui se voulait discrète. Tous ces allers-retours en terrain militarisé lui avaient value cette fichue fracture, quelques dizaines de bleus et de coupures commodément cachés sous sa fourrure, deux ou trois chocs électriques bien sentis et même une fièvre brûlante pendant plusieurs jours (à son grand soulagement, Ligeia n’avait relevé aucune trace d’arme biologique dans son système).
C’était bien pour cette raison que quelqu’un d’autre était censé livrer le fruit de ses excursions aux FF. Celui que ses ennemis autant que ses amis appelaient le Rat, ses yeux et ses oreilles sur Westopolis et occasionnel émissaire, avait éteint l’épave qui lui servait de portable depuis plusieurs jours.
Elle s’en inquiéterait si elle ne se préoccupait pas plus de ce que cet échange lui apporterait. Des années qu’elle risquait sa fourrure, on lui proposait enfin des informations utiles, et ce bon à rien allait rater son rendez-vous !
Elle essaya encore une fois d'appeler, mais elle tombait toujours directement sur le répondeur. Agacée, elle lança le téléphone sur la table en se massant les tempes.

–    Le p’tit... On dirait qu'il va falloir que j’m'en occupe moi-même.
–    Dans ton état ? Est-ce vraiment raisonnable ?
–    Il s’agira juste de déposer les sacs, prendre ma paye et repartir. Au pire, j'ai toujours mes deux jambes pour éviter les ennuis.

Ligeia ne parut pas convaincue par ses arguments. Elle s’accorda un instant de réflexion en rangeant soigneusement son matériel dans sa mallette blanche, puis déclara d’un ton faussement doux :

–    Tu n’as pas vraiment une tête de messagère. Plutôt de condamnée à mort. Plusieurs fois.
–    Hah. Il faudra que je passe plus de dix minutes dans la salle de bain, alors.
–    Je resterai ici jusqu’à jeudi matin. J’ai vu que tu manquais de somnifères. Et de café.
–    J’apprécie.

Ligeia Fulci n’était son médecin attitré que depuis trois ans, ce qui pouvait paraître peu pour un citoyen normal, mais le fait de pouvoir affirmer avoir traité chacun de ses os, fracturés ou luxés d’une façon ou d’une autre, avoir déroulé plusieurs kilomètres de bandages et l’avoir ramenée au moins une fois d’entre les morts attestait d’un étrange lien entre les deux femmes.
Il y avait aussi le fait qu’elle l’ai connue avant qu’elles n’aient toutes les deux quitté les Freedom Fighters, plus de huit ans auparavant, avant ce changement d’idéologie si drastique. Cependant, si elle soupçonnait que ça jouait bien un rôle dans leur complicité, elle n’avait encore jamais réussi à aborder le sujet avec elle sans rencontrer de lourds silences et de portes fermées.

-     Il faut que je parte tôt demain matin. Si j’avais su, j’aurais insisté pour un lieu de rendez-vous moins isolé. Comme si quelqu’un en avait quelque chose à faire, d’échanges louches à Westopolis !

La phrase se perdait dans le couloir, alors qu’elle partait préparer ses affaires. Seule dans le salon, Ligeia laissa son regard noir flotter dans son sillage.

____________________________________________________________________

Prendre un vol comme madame tout-le-monde présentaient trop de risques ; être suivie par ses sympathiques chaperons du GUN, se faire coincer avec sa cargaison louche, ou même perdre ses bagages par une embarrassante erreur de la part du personnel. Ainsi, au petit matin, avait-elle conduit la voiture la plus grise et banale du monde jusqu’à l’extérieur de la ville, évitant routes fréquentées, contrôlées ou dangereuse.
Elle avait bien fait de préparer un pic-nic, en plus des deux sacs de sports à l’extérieur tout à fait innocent, à l’intérieur remplis d’armes et de technologie de l’Empire.

La mission avait duré des semaines, le but concret étant de ramener le plus d’informations et de matériel militaire provenant de l’Empire Eggman possible, que ce soit des armes, du matériel de communications, des registres… Tout ce qui pouvait avoir un quelconque intérêt pour ses clients, les Freedom Fighters.
Les requêtes provenant des fameux « héros de Mobius » avaient été plus nombreuses autrefois malgré ses loyautés douteuses, avant que la rumeur selon laquelle la Peste Noire favoriserait le GUN ne naisse, de manière tout à fait justifiée pour une fois. Depuis, il semblait bien qu’ils l’évitaient, mais pas toujours.
Ainsi avait-elle fait de son mieux pour négocier ce dont elle avait besoin.

C’est le soir même, alors que le soleil se couchait, qu’elle arriva à la pointe Nord-Est du continent, après avoir conduit peut-être une centaine de kilomètres sans même avoir eu besoin de s’inquiéter de croiser une ville. A ce bout-là du monde se trouvait un ancien pilote à la retraite, solitaire et discret. Elle l’avait déjà employé auparavant et le départ fut rapide et sans problème ; la voiture resterait dans son garage jusqu’à leur retour, l’arrêt n’étant pas censé durer plus de vingt-quatre heures.
Les températures étant clémentes à cette époque de l’année, elle put rattraper quelques heures de sommeil dans le petit avion avec un confort relatif, sachant qu’elle en aurait besoin à cause du décalage horaire.

C’était tout de même étonnant de constater le changement, entre la pointe inhabitée et glacée des Nations Unies et la ville portuaire animée d’Apotos de l’autre côté de l’océan.
Elle y était déjà venue, cette région restée neutre étant un lieu de rendez-vous prisé pour les échanges internationaux, officiels ou officieux. Elle n’y restait jamais longtemps. Trop de gens, trop de bruit, trop de… lumière.

Elysha avait demandé au pilote d’atterrir assez près du lieu de rendez-vous ; la jeune femme était certes athlétique mais elle préférait les deux sacs pesaient lourds sur sa colonne et son bras gauche. Heureusement, les alentours d’Apotos présentaient moults plaines et douces collines herbeuses, dès qu’on s’éloignait un peu de la côte.

C’était à l’extérieur de la ville, dans une charmante villa à flanc de colline, face à la mer. Un étage, un grand terrain, une piscine. Il y avait même un endroit où amarrer des petits bateaux, à l’époque.
Oui, ç’aurait pu être une retraite de luxe si le bâtiment n’était pas abandonné depuis des années. Un défaut de construction, un manque de jugement des bâtisseurs ou des propriétaires, la malchance, bref, suite à une tempête particulièrement intense, un glissement de terrain heureusement isolé avait emporté une partie de la colline, disloquant la piscine et détruisant une partie des fondations. Les propriétaires de l’époque ne pouvant s’offrir les réparations, ils étaient partis, laissant cette épave derrière eux. Certains des voisins les avaient imités, de peur d’être moins chanceux. Depuis, quelques clôtures, un panneau d’avertissement et l’aspect général des lieux dissuadaient les habitants de s’aventurer dans le coin.
La bâtisse avait encore un certain charme, peut-être même quelque chose de plus qu’à l’époque où ses occupants organisaient de grandes fêtes à la moindre occasion. Elysha avait repéré l’endroit auparavant, et elle se sentait toujours… étrangement nostalgique, en y retournant.

Elle sortit donc les sacs de la petite soute de l'avion et s'assura que le pilote resterait là jusqu'à son retour. Sortant l'unique arme personnelle qu'elle avait emporté avec elle, un SIG Sauer tout à fait banal, elle la fourra dans une poche intérieure de son blouson ample, sachant qu'elle n'était pas extrêmement discrète mais aussi qu'elle passerait de toute manière par une fouille.

Peu de temps après avoir ignoré les panneaux interdisant l’entrée au terrain, elle capta du coin de l’œil du mouvement derrière ce qui restait d’une fenêtre. Ses clients étaient déjà là, comme prévu, et ils avaient dû entendre l’avion arriver, même s’il était posé hors de vue.
Le mur faisant face à la mer était certes complètement effondré, mais le terrain étant aussi complètement impraticable, il n’y avait pas d’autre choix que de frapper à la porte comme tout le monde. Pas trop fort.

-     C’est la livraison.
-     Mot de passe ?

Elle soupira et marmonna quelque chose.

-     Quoi ?
-     J’ai dit, « Le chou-fleur est dans le pot ».

C’était cette idiote de hyène qui était censé dire ça, pas elle. Stupide hyène. Il devait sûrement avoir dépensé toute sa paye dans un bar douteux et dormir dans son petit appart miteux mais ô combien tranquille.


Dernière édition par Elysha le Jeu 24 Aoû - 15:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Jeu 24 Aoû - 15:29

Saber avait passé quasiment toute la journée en voiture, les yeux rivés sur la route avec avec pour seuls compagnons le vrombissement du moteur et un autoradio qui perçait la monotonie du trajet. Elle était seul sur le coup, n'ayant pas une super réputation auprès de ses collègues des Fighters, particulièrement après son dernier incident. Ce n'était pas comme si elle voulait qu'on lui colle n'importe qui sur le dos de toute façon.

Elle avait fait la route de Spagonia à Apotos dans un pick-up couleur gris métallisé, ne faisant d'arrêt que pour faire le plein et en profiter pour déjeuner sur le pouce. Elle jetait de temps en temps un œil dans son rétroviseur pour mater les véhicules qui arrivaient parfois dans son dos, un monospace, un motard, une camionnette, tous finissant par disparaître tôt ou tard sur une route adjacente. Elle se méfiait toujours d'être prise en filature, vu la nature de son expédition.

Saber devait rencontrer un contacte dans une petite villa abandonné au large de la côté à Apotos. Il s'agissait d'un échange de matériel volé à l'empire, armes et intels qui pouvait leur servir à contrer les forces de l'empire. En échange ? Quelques photos et registre sur des membres des Freedom Fighters, rien qui ne la concernait de toute manière.

Les pneus émettaient un bruit de craquement étouffé alors que le véhicule ralentissait sur le parterre de gravier qui tapissait le devant de la villa. Elle était arrivé avec une bonne heure d'avance pour éviter le moindre contretemps. Elle passa outre les panneau barrière de sécurité pour entrer à l’intérieur. Le salon semblait immense d'autant plus qu'il était quasiment vide. Le mobilier avait complètement disparu, ne laissant que des murs défraîchi et couverts de craquelures , quelques colonnes soutenaient une mezzanine aux barreaux cassé au dessus duquel se trouvait la prise pour ce qui devait être probablement un grand lustre.
Profitant de son avance, Elle fit rapidement le tour des lieux, histoire de s'assurer que personne ne squattait déjà les lieux.

Le soleil avait déjà commencé à décliner,  disparaissant doucement derrière la ligne d'horizon. Ce n'était plus qu'une tache d'aquarelle orangée sur un fond de bleu légèrement pourpre. Le bruit d'un moteur d'avion vint peu à peu percer le silence. Ce n'était pas juste un avion de passage : l'avion se rapprochait rapidement pour venir se poser non loin de la villa, profitant des grandes étendu de verdure pour atterrir sans difficulté. Sûrement son contacte.
Quelques minutes plus tard, elle entend quelqu'un frapper à la porte. Saber suit donc la procédure, comme convenu.

-     C’est la livraison.
-     Mot de passe ?

Après avoir marmonné quelque-chose en silence, elle répondit finalement :

-     J’ai dit, « Le chou-fleur est dans le pot »

Saber fronça les sourcils avant de finalement ouvrir la porte et finalement se retrouver face à celle qui devait être son contacte.

-     C'est toi la livreuse ?

Elle jaugeait la renarde, elle ne ressemblait pas à la descriptions que Saber avait reçu de son contacte. Elle était aussi potentiellement armée ; un pistolet dans la poche intérieur de son blouson, à l'abri des regard.  Le poids de l'arme tirait considérablement sur le tissu du vêtement, le faisant retomber plus bas du côté où celle-ci était rangée. La lionne avait du coup pas mal de soupçons, mais en considérant qu'elle connaissait le mot de passe et la cargaison qu'elle se trimbalait, ça devait être la bonne personne. Saber hocha légèrement la tête.

-     Bien. Je suis Saber, des Freedom Fighters. Par ici.

Saber l'invita à la suivre à l’intérieur, verrouillant la porte derrière elle. Tout montèrent à l'étage au niveau de la mezzanine.

-     Essayons de boucler ça rapidement. A toi l'honneur.


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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Jeu 24 Aoû - 19:42

La hyène fut réveillé par un verre d’eau jeté à son visage. Il eu le réflexe d’inspirer l’air et regarda autour de lui en tombant presque de sa chaise. La luminosité de la pièce n’était assurée que par une ampoule pendant au plafond.  L’endroit en lui-même était vide, à l’exception d’une table posée au centre et de la fameuse chaise sur laquelle il se remettait tant bien que mal. Posant le verre coupable sur la table, un Mobien orque assez costaud le regardait sans vraiment dire quoi que ce soit. Son visage était visiblement caché par du tissu enroulé, ne laissant voir que ces yeux. En dehors de son visage il était plutôt bien habillé: une chemise beige rentré dans un pantalon noir, et une cravate rouge qui tombait sur son torse.  

Le Rat bafouilla légèrement. Il était supposé être revenu chez lui après un petit coup au bar. Il avait volontairement moins bu que d'ordinaire pour s'assurer de garder de sa paille et ne pas tout gâcher.
Mais maintenant il était assis dans une salle glauque et un type louche l'avais réveillé comme on sortait quelqu'un d'une cuite.

- Tu patiente ici deux seconde.

Ce n'était pas une demande mais un ordre, et le Rat n'avais ni la carrure ni la clarté d'esprit pour aller plus loin qu'un simple "Attend !" alors que l'autre sortait par une porte sur le coté. Il pu voir la queue du balèze quelque instant dépasser de la porte, quelque échange entre deux voix, puis un mobien plus petit d'une tète entra dans la pièce. Le Rat ne distingua pas précisément l'allure du type avant qu'il ne s'approche. La faute à une fourrure noire comme la pièce, qui profitait de l'éclairage approximatif pour renforcer un coté fantomatique. A mesure que le mobien se rapprocha, le Rat vis la lumière de la lampe mettre de plus en plus à jour un masque blanc immaculé. Mais alors que la personne s'assit face à lui un dernier détail le frappa. Deux yeux d'un rouge sombre le perçant à travers les orbites du masque.

Il pris l'initiative de la parole, après une seconde d'hésitation.

- Ok, je savais pas qu'on avais avancé mardis gras cette année. Si vous vouliez m'inviter à votre petite fête fallait me demander quand j'étais sobre !

Aucune réponse. Le type qui le fixait commençait à le mettre mal à l'aise. Il baissa un instant les yeux et vit quelque chose alors que l'individu se recula un peu sur sa chaise. C'était un manche d'une arme blanche on dirait. Cela n'aida pas le Rat à se sentir en sécurité.

- Sans déconner je suis où ? Vous êtes qui ?
- Je pose les questions. Vous me fournissez les réponses. Assez simple pour vous ?

C'était pas des flics, alors il était évident qu'il s'agissait de type qui avait été engagé pour le faire parler gratos. De quoi était encore la question, mais il ne tarderais pas à le savoir. L'autre posa le vieux portable du Rat sur la table et le fit glisser vers lui. Ces types l'avais fouillé. Heureusement il n'avait que son téléphone à ce moment là.

- Vous avez un appel en absence. Je n'ai pas voulu faire l'impoli et répondre à votre place.

Un bruit de déglutition du Rat qui commençait à avoir la gorge sèche, avant qu'il ne coupe court.

- Bon on va tourner autour du pot longtemps où vous crachez ce que vous me voulez ?!

Un froncement de sourcils était subtilement discernable derrière le masque.

- Vous avez la réputation d'être en contact avec "la Peste". Vous semblez avoir des contact régulier, être son petit informateur même. Plusieurs personne nous on assuré que vous aviez l'air de préparer quelque chose.
- E-Et vous lui voulez quoi ?
- Ce que je veux c'est savoir ce que vous manigancez exactement. Et surtout...Sa voix se durcis d'un coup. Pourquoi ais je entendu parler d’excursion chez l'Empire ?

Il se leva, le poing sur la table.

- Seriez vous des collaborateurs de l'Empire ?
- N-Non ! Vous déconnez El-...La Peste est pas une collabo !
- Alors quoi ?!
- Je sais rien ! Je me contente d'observer et de faire un rapport !

Il faisait de son mieux pour cacher la livraison. Ces types étaient louches et même si lui même l'était, il avait au moins la décence de ne pas être dangereux. Ce mobien masqué ne lui inspirait rien de bon et il priait qu'il puisse le convaincre qu'il n'était pas grand chose et qu'il le laisse partir. L'autre sembla soupeser ce qui venait de ce dire, un air dubitatif sur le visage.  Mais quelque chose n'allais pas. Pourquoi avait il parlé des sortie chez l'Empire ? Personne n'était censé savoir ça.
Le cerveau du Rat carburais à pleine vitesse et il se souvint alors d'un détail banal. Son téléphone était allumé avant le black out, parfaitement chargé. Et quand le masqué le lui avait rendu il était éteint. Ses yeux s’écarquillèrent à cette conclusion: ils avaient eu accès à son téléphone. Quel idiot ! S'il lui avait fait remarqué qu'il avait un appel raté (sûrement d'Elysha) il ne devait pas avoir fait que regarder.
Il devais s'enfuir, mais comment ? S'il restait ils le feraient parler mais s'il loupait son évasion que lui feraient ils ?

Tant pis, là il devait improviser comme jamais. Il entama son mouvement pour se lever et réfléchis sur l'instant à prendre la chaise et à la lui balancer. Puis il courra aussi vite qu'il pourra et tâchera de trouver la sortie. Son mouvement et son fil de pensé fut tranché net par un sifflement suivis de la lame courbé de l'arme de son interrogateur qui se planta dans la table juste devant lui. Il avait dégainé rapidement, sans décrocher son regard du Rat qui, surpris, tomba en arrière en faisant dégringoler la chaise avec lui. Le mobien masqué retira son arme de la table et s'approcha du Rat, qui le fixait avec terreur.

- Ma patience est loin d'être éprouvé mais je me dois de respecter mes deadlines. Dit il en se baissant près de lui. Alors je vais faire simple: Quoi ? Qui ? Quand et Où ?

Il craqua. Il n'avais pas envie de mourir comme un chien dans un endroit complétement paumé. Il donna tout les détails de l'échange et comment il devait se dérouler. La mention des FF apporta un sourire sur les lèvres du masqué qui buvait ses paroles. Une fois qu'il n'y eu plus rien à dire l'autre balèze de tout à l'heure releva le Rat et le refit s'asseoir sur la chaise. Il eu un hochement de tète convenu avec son chef puis ce dernier se retourna et se dirigea vers la sortie tout en lâchant une phrase qui terrifia le Rat encore d'avantage.

- Merci de votre coopération Wilfrid.


-----------Apotos-----------

Faire craquer l'informateur fut largement plus simple que ce que j'envisageais. La Peste ne s'était pas assuré les services du plus résistant des informateurs, mais je n'allais pas m'en plaindre. Sachant où tout allais se dérouler je n'avais plus qu'a me rendre à Apotos. J'emmenais avec moi cinq membre, dont Howard Maxwell. Howard était l'un des mobiens qui m'a le plus aidé durant les quatre ans de constitution du Groupe. L'orque m'avais fait une excellente impression la première fois que je l'ai rencontré et nous avons rapidement noué une solide amitié.
En plus d'être un solide gaillard il savait fabriquer de bonne bombes avec peu. Il était l'un des rares à connaitre ma vraie identité et à qui je pouvais remettre ma vie si besoin. Il s'était choisi le nom de code HMX, ses initiales certes mais surtout le nom d'un réactif explosif qu'il affectionnait particulièrement.

C'est lui qui à déniché la hyène et m'a apporté les infos. Et maintenant nous allions nous assurer d'avoir ce colis.

Voler au FF aurait pu m'embêter mais je prenais en compte le gain que j'en retirerais. Le Groupe pourrait grandement profiter de ces technologie, et au stade où nous en étions le moindre gain est colossal. Six d'entre nous était suffisant. D'après cette chère hyène nous serions plus nombreux que les Fighters de toute façon. Tuer sera hors de question bien sûr mais je dois m'assurer qu'il ne puissent pas nous empêcher d'agir.

Le voyage fut long, et convoyer les armes à bon port fut compliqué mais nous pûmes le faire sans gros problème. Une fois dans la cité côtière nous nous procurâmes une fourgonnette afin de nous diriger rapidement vers le lieu de l'échange. Howard conduisait, tandis que les autres se préparait à l'arrière. Je tenais à être présent pour motiver les troupes. Un symbole se doit de montrer la voie à ceux qui crois en lui. Et peut être pourrais je éveiller certain à la Cause dans la foulée.

La camionnette se gara un peu plus loin de la villa en ruine, profitant d'un talus pour se dissimuler un peu. Nous descendîmes et préparâmes l'armement. Les cinqs prirent leur armes de poing et des matraques. Je n'était pas stupide, je savais qu'ils se défendrais et même si je ne voulais pas les tuer, je me préparais à l'éventualité que j'y sois forcé. Howard lui avait emmené sa vieille Thomson. Un souvenir familiale m'avais t'il dit, normalement fait pour décorer. Cependant il considérait qu'on ne décorait qu'avec des répliques, et que les vraies servaient à tirer. J'appréciais ce point de vue.
Pour ma part je restais cantonné à ma machette et un pistolet automatique. Nous avions emmené le strict minimum mais cela suffirais si nous nous organisons bien.

L'un des membres, un mobien chat, se mit à terre avec des jumelles pour épier la vieille bâtisse. Nous attendions patiemment son rapport, caché derrière le talus. La patience serait notre première arme.

Aussi fallait il bien s'en servir.


Spoiler:
 


Even if i were reduced to nothing more than a brain, in a jar, synapses firing in a sea of pure thoughts...
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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Mer 30 Aoû - 18:42

- C’est toi la livreuse ?

Doutes justifiés. Elysha admettait présenter plus de cheveux, plus de poitrine et une meilleure odeur corporelle que le messager original.
Elle n’eut cependant pas à argumenter, la lionne se contentant de reluquer sa veste et de se présenter sans trop d’enthousiasme avant de l’inviter à entrer.

- Bien. Je suis Saber, des Freedom Fighters. Par ici.
- S’lut. Wanda.

Mentir n’était pas forcément nécessaire à ce moment-là. Son vrai nom n’avait pas dû franchir ses lèvres depuis quelques années, remplacé par une multitude d’alias, de manières plus ou moins justifiées. Les FF ne devaient pas avoir envoyé quelqu’un qui savait exactement ce qui se trouvait dans les dossiers qu’elle avait demandé, sinon la nommée Saber aurait facilement fait le lien entre la photo de la petite Elysha, Freedom Fighter jusqu’à l’âge de 16 ans et sa disparition, et la personne en face d’elle. Il lui aurait fallu inventer une histoire, distraire l’attention, mais en ces conditions, un simple faux nom suffirait.
D’autant plus que son contact ne semblait pas plus concernée que ça par cette opération. Elle avait visiblement remarqué son arme mais ne la lui avait pas prise. Aucune question concernant le Rat, sensé venir à sa place.

L’attitude indifférente de la jeune mobienne lionne ne faisait qu’exacerber la paranoïa de la renarde, qui ne cachait pas ses efforts pour repérer un éventuel acolyte caché dans la villa, que ce soit avec ses yeux, ses oreilles ou son nez. Cependant, même à l’étage, tout ce qu’elle voyait étaient des ruines, tout ce qu’elle entendait était le vent, et tout ce qu’elle sentait était l’océan. Saber était bel et bien son seul contact pour cette transaction.
En tout cas le seul qui ai mis les pieds dans ce bâtiment.

Possiblement plus jeune qu’elle, ses vêtements et sa façon de marcher démontraient une certaine connaissance et pratique des arts du combat. Son indifférence suggérait que ce genre de situation illégale ne l’impressionnait pas, mais aussi qu’elle n’en retirait aucune satisfaction ou fierté.
Le plus évident restait que Saber avait visiblement très très envie de se tirer d’ici.
Ravie de rendre service, Elysha entra donc rapidement dans le vif du sujet.

- Tout est là. Les armes sont déchargées. Il y a quelques dossiers papiers mais la plupart des infos sont sur disque dur, avec un inventaire photo.

Sa voix était rauque, abîmée, ceci en majeure partie dû au sable des déserts de Mazuri et à plusieurs genres de fumées nocives, mais son ton restait assuré et ses mots précis.
Elle s’arrêta une fraction de seconde.
C’était une étrange sensation. C’était là depuis qu’elle était entrée, elle en était sûre, mais elle venait juste de le remarquer. Impossible de mettre le doigt sur sa source.
Saber dut prendre cette pause pour une invitation puisqu’elle tendait déjà la main vers les sacs.

- Tu peux regarder… pendant que je vérifie tes infos.

“Wanda”, simple messagère, poussait un peu la chance en espérant jeter un oeil aux informations. Cependant, le laxisme de Saber lui suggérait qu’elle pouvait probablement au moins risquer la question sans conséquence majeure.
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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Jeu 31 Aoû - 14:40

-Tu peux regarder… pendant que je vérifie tes infos.

Saber fronça légèrement les sourcilles. Elle ne voulait pas faire traîner la transaction, mais elle n'allait pas précipiter les choses non plus, surtout qu'elle n'était pas soupçon envers la messagère. Saber la jaugeait, à savoir si elle pouvait lui faire suffisamment confiance pour ne pas se retrouver avec une arme pointé dans le dos.

- Hey, une chose à la fois. Je vais d'abord jeter un œil à la livraison, Wanda. 

C'était un non assez peu commun,ma fois pas plus bizarre que de s'identifier par le nom d'une arme blanche. Ça devait être certainement comme pour elle un alias.
La lionne commença à examiner les armes, vérifier qu'il ne s’agissait pas de faux et s'assurer qu'il n'y avait pas de traceur. Tout semblait en ordre, ça mettait déjà Saber un peu plus en confiance, mais ne la laissait pas sans question. Elle sort alors des plis de sa tenu une clef USB et la tend à la renarde.

- Tout est bon, tu peux y aller.

- Oh, et désolé pour l’accueil à froid.

Saber se doutait que Wanda devait savoir quel genre d'informations elle cherchait si elle tenait à vérifier les photos et archives. Saber ne les avait qu'entre vu. Pendant ce temps, elle feuilleta rapidement les dossiers de l'empire et mit le disque dur dans sa sacoche.

- Donc du coup. Il est arrivé quoi à ton collègue le rat ?

Elle s'était posté au coin d'une fenêtre, jetant discrètement un œil à l’extérieur pour vérifier qu'il n'y avait personne dans les environs. Son regard se tourna alors vers sa voiture qui était garé non loin de l'entrée de la villa. Il allait lui falloir transporter tout le matos jusque là-bas.

Ce n'était pas vraiment un soucie, mais Saber était particulièrement méfiante. Changer de coursier à la dernière minute comme ça ne lui disait rien qui vaille.
Cette histoire la laissait quelque peu ...tendu, elle pouvait sentir son aura pétiller sous ses doigts. Peu étonnant qu'elle n'ai pas trop envi de trainer ici.


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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Ven 1 Sep - 20:04

- Clear

Le signal était donné, apparemment les deux femmes étaient occupée à finaliser la transaction et était monté à l'étage. Nous n'avions pas le bon angle pour voir où elle se trouverais mais c'était déjà une bonne information. Le chat se releva et mis sa cagoule en même temps que les autres. Les armes était chargé et prêtes à tirer alors que nous nous avancions lentement vers la Villa. Nous avions dors et déjà remarqué les entrées pratique qu'était les fenêtres et ouvertures présentes sur la façade et les coté de la Villa. Étant à l'étage, elles avait un avantage certain sur nous si nous passions tous par devant. Mais Howard avais couvert le terrain de ce coté là.

Il entrerait en défonçant la porte pendant que les autres placé à l'avance arriverais sur les coté pour les prendre à revers. Les plus agiles d'entre nous, le chat et une loutre, se dirigeait déjà pour atteindre les fenêtres plus en hauteur et nous donner un avantage. Soudainement Howard nous fit signe de nous cacher. Les deux plus proche purent se plaquer près de la façade de la Villa en ruine tandis que le reste (dont moi) trouva refuge derrière la voiture garée près de l'entrée. L'Orque regarda furtivement vers une fenêtre de l'étage et hocha la tète.

- Nous avancions trop à découvert, si elles avaient eu l'idée de regarder nous disions adieux à l'effet de surprise.
- Bonne initiative de ta part.

Les autres se mirent en position, nos deux infiltrateur furent aidé par les autres pour atteindre les fenêtre de l'étage. Ils étaient agrippé solidement au bord de deux fenêtre et attendait l'entrée d'Howard et trois autres pour y aller. Une fois que le bruit de la porte défoncée aura attiré les deux autres, ils auront une marge plus grande pour contourner la position des Mobiennes.
Une neutralisation rapide et une extraction tout aussi simple du matériel, voila ce qui était prévu. J'entrerais en dernier afin de leur laisser le temps de se placer.

Howard me lança un regard et j'hochais la tète. Le silence fut brisé au moment où il pris son élan, et donna un coup d'épaule violent dans la porte. Le morceau de bois tenant à peine dans ses gonds fut jeté contre le sol dans un grand bruit qui se répercuta dans le vide de l'endroit. Howard se remis en position, arme braqué devant lui et laissa venir les trois autres qui tenait la même position. Nos deux hommes passèrent par leur fenêtre respective pour atterrir à l'étage, chacun dans un couloir desservant les autres pièces. Howard fit montrer sa petite troupe quelque marche avant que je n'entre.

- Nous savons que vous êtes ici. Nous ne somme intéressé que par votre cargaisons. Nous ne tuerons personne si vous coopérez. Tentez la moindre chose et nous continueront les négociations de manière moins amicales.

Simple et concis. Si elles refusaient j'en serais le premier déçu. Mais le jeu en valait la chandelle et de toute manière j'avais déjà un plan B si elles se voulaient rebelles. Je restais silencieux, laissant Howard s'occuper de la situation. Je n'interviendrais que si j'étais forcé, ma propagande devrait attendre si je voulais que l'opération se passe bien.


Spoiler:
 


Even if i were reduced to nothing more than a brain, in a jar, synapses firing in a sea of pure thoughts...
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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Mer 4 Oct - 0:09

- Oh, et désolé pour l’accueil à froid.
- Y a pas de mal.

Peu de rendez-vous se faisaient aussi agréable que celui-ci, si Elysha en croyait son expérience personnelle et les plaintes de ses intermédiaires.

Elle sortit un smartphone, volé il y a quelques mois, et entreprit d’y connecter la clé pour vérifier rapidement les informations.
Elle dut faire preuve d’un effort surnaturel pour éviter toute émotion de transparaître sur son visage. Il y avait tous les noms qu’elle avait demandé, accompagnés de dossiers plus ou moins complets, mais globalement satisfaisants.
Il y avait aussi le sien.
Il n’y avait pas de photo, chose positive. Le moins d’informations circulait sur elle, mieux elle se portait. Il y avait son prénom, l’âge qu’on lui avait estimé et la date de naissance qu’on lui avait donné. Née à Westopolis. Aucune famille connue. Son tuteur légal chez les Freedom Fighters, Stanislas Melnikov, “décédé”.
Elle aussi, était marquée “Décédée”.
Etrange sensation.

Peut-être allait-elle enfin pouvoir avancer dans son enquête. Après la catastrophe survenue pendant l’année de ses seize ans, elle avait perdu plusieurs années à s’impliquer dans des crimes de plus en plus organisés et ambitieux, jusqu’à finir par errer tel un fantôme vengeur dans la Vallée des Mercenaire.
C’était seulement au bord du précipice qu’elle s’était donné le but de découvrir ce qui était arrivé cette nuit-là, aux mort et aux disparus. Etait-ce par soif de justice ou par pur instinct de survie, pour éviter de sombrer dans une folie meurtrière auto-destructrice ?
Disons qu’il lui arrivait d’y réfléchir.

Aussi impatiente qu’elle fut de mettre à profit ces nouvelles informations, elle s’obligea à ranger l’appareil et la clé dans la poche intérieure de sa veste, opposée à celle qui abritait son arme.

- Donc du coup. Il est arrivé quoi à ton collègue le rat ?

En voilà une question qu’elle est bonne.

- Sait pas. C’est la Peste qui fait appel à lui, moi je sais pas qui d’autre elle engage.

“Wanda” ne montrait aucun changement d’émotion particulier, mais la simple mention de ce... problème, doublée par une certaine tension dans la voix de la lionne, lui donna comme un mauvais pressentiment.
Elle détestait avoir raison.

Saber et elle-même avaient toutes les deux des sens naturellement aiguisés et affûtés par des années d’activités plus ou moins légales, mais Elysha avait l’avantage d’une paranoïa chronique.
Elle agit au quart de tour dès qu’elle entendit le fracas de la porte d’entrée arrachée de ses gonds.
En moins de quelques secondes, elle s’était emparé d’un des sacs, sortait son arme de poing et s’engouffrait dans un couloir, prévoyant de se réfugier dans une des pièces du fond de l’étage, à l’opposé de la falaise.
Un Mobien encagoulé et armé pénétrait par une fenêtre. Profitant de l’effet de surprise - peut-être pensait-il qu’elles seraient désarmées pour procéder à l’échange, ainsi la renarde se mit-elle à bénir l’absence d’investissement de la lionne -, Elysha lui tira une balle en pleine tête sans ralentir une seconde, le laissant tomber avec perte et fracas vers l’extérieur de la maison. Poussant la porte entrouverte de ce qui devait avoir été une chambre d’un coup d’épaule, elle jeta le sac dans un coin et referma la porte derrière Saber, qui avait pris quelques secondes de retard.

Le visage fermé et les oreilles grandes ouvertes, Elysha passa rapidement ses options en revue.
Elle pourrait s’enfuir. Elle avait tout ce dont elle avait besoin dans sa poche. Les attaquants n’en avaient apparemment qu’après ce qu’elle venait de livrer ; non seulement elle le devinait aux dires de “l’aimable négociateur”, mais aussi parce que sa source d’information était claire comme de l’eau de roche. En partant du principe qu’ils savaient ce que Wilfrid savait, les informations qu’elle avait demandé aux FF n’avaient aucune valeur pour qui que ce soit d’autre qu’elle.
Elle se serait inquiété pour lui si la situation ne demandait pas une concentration maximale.

Elle jeta un oeil à Saber. Si Elysha se mettait à agir sérieusement, il était bien possible que la lionne réalise qu’elle n’avait pas affaire à une simple messagère, ce qui la rendrait, à défaut d’hostile, inconfortablement soupçonneuse. C’était peut-être même déjà trop tard. Sans même parler de leurs invités surprises.
Bon.
Il y avait des problèmes plus immédiats.

La lionne n’avait pas l’air d’avoir d’arme sur elle, mais si elle ne disposait pas d’autre chose, c’était réglé par le sac rempli d’appareils Made In Eggman Empire. La renarde, elle, raffermit sa prise sur la crosse de son pistolet. 9mm, 15 balles moins une. La position à deux points d’entrées - une porte donnant dans le couloir et une seule fenêtre non-condamnée - était tout à fait tenable... si les assaillants ne disposaient pas de quoi que soit de plus exotiques que ds fusils automatiques standards. Au moins, elle avait pris une précaution supplémentaire en remplissant un des sacs de gadgets plus intéressants que l’autre.

- T’as au moins les données. On pourrait leur laisser le reste et se barrer d’ici.

Une courte pause. Le négociateur allait finir par s’impatienter.

- Ou prendre avantage du terrain et les neutraliser.
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MessageSujet: Re: Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]   Sam 7 Oct - 10:30

Le fracas retentissant de la porte d'entrée venait de confirmer les craintes de la lionne : Il n'étaient pas seul. Sur le coup, Saber s'était emparé du second sac avant de partir à la suite de la renarde qui avait filé comme une flèche vers l'une des chambre à l'arrière de la villa.
Elle était entré juste le temps de voir l'un de leur invités se faire descendre dans tout les sens du terme. La renarde l'avait tué sans la moindre hésitation, une philosophie qui contrastait beaucoup de celle des fighters qui préférait prioriser les méthode non-létales du moment ou il ne s’agissait pas de machines. En tout cas, pour une messagère, elle était surprenamment dangereuse, mais si ça levait pas mal de question à son sujet pour Saber, elle ne s'y attarda pas trop : Elles avait un autre problème plus urgent à régler et son aide n'était pas de refus.


- Nous savons que vous êtes ici. Nous ne somme intéressé que par votre cargaisons. Nous ne tuerons personne si vous coopérez. Tentez la moindre chose et nous continueront les négociations de manière moins amicales.


Les négociations n'allaient pas être faciles, surtout après que les deux mobiennes aient refroidit un de leurs alliés, non pas qu'elles comptaient coopérer de toute façon.


- Bon maintenant au moins on sait où est passé ton copain.


Saber considérait ses options. A en juger par la manière dont leur assaillant avait pu approcher la villa sans les alerter, ça devait être une petite équipe opérationnelle, pas plus d'une dizaine. Si elle souhaitaient fuir, le gros problème restait les deux sac bien rempli qu'il leur fallait amener jusqu'à la voiture situé à l'entré, c'est à dire là où se trouvait l'ennemi. Mais aller à la voiture encombré comme elles étaient en faisait des cibles faciles, l'autre options était du coup d'abandonné complètement la cargaison d'armes.
Cette perspective lui plaisait moyennement.

Saber avait ouvert un des sac et commençait à fouiller dedans, cherchant parmi la variété d'armes au design fuselé et au couleur flashy. Elle pioche alors ce qui ressemblait à une arme automatique avec un canon relativement large, elle arma l'engin avant de se positionner près de la porte.
Pendant ce temps Wanda considérait aussi ses options.


- T’as au moins les données. On pourrait leur laisser le reste et se barrer d’ici.


Saber avait repérer l’interrupteur de la chambre et commençait péniblement à gratter et le malmener.


- Ou prendre avantage du terrain et les neutraliser.


Finalement, Saber donna un violent coup de crosse pour déloger l’interrupteur du mur, révélant un trou dans lequel circulait tout le circuit électrique, encore intacte mais hors-tension depuis bien longtemps. La lionne avait tout de même moyen d'en tirer avantage.


- On va défendre cette position et les prendre en étau. Je vais passer par le toit et les prendre à revers. Pendant ce temps, défend la chambre et fait un max de bruit.

La lionne bondit sur le bord de la fenêtre, et commence à escalader la gouttière pour se frayer souplement un chemin jusqu'à la toiture. Arme toujours en main, elle se dirige maintenant vers la face avant de la maison, où la porte avait été enfoncé quelques secondes plus tôt.


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Rivals In Crime [Saber/Eysha/Lionel]

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