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 K.Soletine [One-Shot]

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MessageSujet: K.Soletine [One-Shot]   Dim 11 Sep - 14:46

4. La jeep aux vitres teintées s’arrêta au plein milieu d’une ruelle mal éclairé. Le ciel, d’un bleu foncé, peinait à donner encore assez de luminosité, dans ce petit matin. Mais cela faisait parti du plan. 3 Mobiens sortirent du véhicule, habillés de couleurs sombres, armés de pistolet-mitrailleurs et d’un fusil à pompe, dont les longs et noirs canons promettaient un silence relatif lorsque ceux-ci cracheraient leur déluge de plomb. Les 2 autres répondirent au signe de l’1 en remettant en place les capuches de leur pulls. C’était le signal de départ.

Le groupe de Mobiens armés se dirigea en direction d’une bâtisse se trouvant au bout de la ruelle. On les avait prévenu : La porte du garage n’offrirait pas de résistance, en conséquence de quoi, l’un d’eux pu la soulever, laissant passer les deux autres dans le garage plongé dans l’obscurité. La voiture reposant dans la pièce, tout feux éteint, laissait échapper une mélodie. De la musique classique, lourde et ampoulée, chanté par des violons et des chorales, emplissant l’atmosphère des délices d’un autre temps, aujourd’hui dégénéré. Les trois acolytes se dirigèrent en direction de la porte, les armes dégainées. Le hall, sur laquelle donnait la sortie du garage, était faiblement éclairé par des néons. Le groupe passa la porte sans se presser, prenant bien garde à ne pas claquer la porte, et à ne pas faire craquer le parquet. Au première étage, un écran de télévision éclairait de son halo bleuté l’ensemble du salon, constitué de vieux bibelots, d’un canapé et de deux hommes à la mine patibulaire, afaisé et endormis. L’un d’eux tournait le dos aux images de la chaîne d’information, l’autre, assis, laissait négligement pendre un pistolet au bout de son bras, appuyé sur l’accoudoir. La télévision récitait sa litanie, par l’intérmediaire d’une présentatrice, une renarde au pelage gris habillé de violet.

- ...Concernant la liste d’attentat pérpétré au sein du quartier des affaires, les enquêteurs n’ont pas réussit à trouver des éléments tangible…

Quelques coups secs, à peine audible. Le bruit d’un pistolet qui tombe lourdement sur la moquette.

- …Permettant d’établir un lien avec un quelconque groupuscule connu des services de sécurité…

L’un des Mobiens cagoulé, armé d’un PM, balaya du regard les alentours. Personne dans l’armoire derrière le canapé. Quant à la fenêtre, faute de store, une planche l’obstruait. Tant mieux. Les deux autres lui firent signe de rester là, tandis que l’un ouvrait la porte de la cuisine, que l’autre se dirigeait vers les escaliers menant au deuxième étage. Un homme encostumé été apparu sur le plateau de télévision.

- ...Ceci étant, Mademoiselle, ce que l’on peut déjà dire, c’est que la piste des Freedom Fighters a déjà été exclu. N’importe qui pourrait d’ailleurs juger cette piste incohérente…

Le Mobien armé d’un fusil à pompe commença à grimper les escaliers en essayant de faire le moins de bruit que possible.

- … Ceci étant nous n’avons pas basé notre conclusion là-dessus… En effet, il n’est pas dit que nous vivions dans un monde très cohérent, si vous me passez l’expression…

Des tirs se firent entendre à l’étage. Le Mobien dans les escaliers se retourna. ça venait de la cuisine, à l’autre bout du couloir. Mais déjà un autre bruit résonnait. En haut de l’escalier, se tenait un jeune lézard tenant son pistolet. Ses yeux n’étant pas encore adapté à l’obscurité, il ne vit pas le Mobien cagoulé dans les escaliers, qui s’accroupit pour lui tirer dans le ventre.

- ...Nous nous sommes basés, pour en venir à cette conclusion, sur les procédés employé. Ces attentats ne reprennent ni les règles ni les méthodes des Freedom Fighters...

Le lézard s’effondra, roulant en arrière sous l’effet de la chevrotine. Courant pour terminer sa monté, l’encagoulé manqua de trébucher sur le corps. On voyait encore moins bien à l’étage. Entendant un bruit de porte à sa gauche, le Mobien au fusil tira à nouveau. Un hurlement tandis que la lumière du couloir s’allumait. Une balle lui frôla l’épaule, il tira encore en s’appuyant contre le mur pour voir l’ours s’effondrer. L’encagoulé tira encore dans la large carrure de l’ours en voyant celui-ci lever un pistolet. Des coups parvenait d’en bas. L’encagoulé fit volte-face. Un coup et la lumière s’éteint à nouveau. L’encagoulé sentit des bris de verre lui tomber dessus. Depuis en bas quelqu’un avait tiré sur la lampe.

- Le but poursuivit... était la terreur... Faire parler de lui.

Un cliquetis lorsque l’arme se rechargea. L’encagoulé fit un mouvement répété pour tenter de sortir la balle qui bloquait la culasse du fusil, qui s’était enrayé. En désespoir de cause, il saisit l’arme par le canon en entendant un homme monter les marches, fit pivoter le fusil et, d’un moulinet vigoureux, percuta le crâne de l’homme avec la crosse dans l’obscurité la plus totale.

- Personne ne l’a revendiqué pour l’instant...

Le bois dont elle était constitué vola en éclat, brisé par la violence du coup, faisant chuter l’homme dans les escaliers. Tombant jusqu’en bas des marches, il fut accueilli par le Mobien au pistolet-mitrailleur, qui l’acheva au sol.

- Tout va bien ?

- Plus personne au deuxième étage.

Un râle se fit entendre depuis la cuisine. Le Mobien au PM couru voir.

- Je crois que Vladek s’en est pris une. ‘Pas passé loin

- Exacte, dit le Mobien en haut des escaliers en regardant le trou fait sur son pull au niveau de l’épaule. Qu’est-ce qu’il a dit le vieux ? Dans le piano de la chambre de bonne, c’est ça ?

- C’est ça... Dépêche ! On a fait trop de bruit.

- J’y viens, j’y viens. Ah, voilà.

Le Mobien avait fini par ouvrir une porte donnant sur une vieille penderie, en face d’un vieux lit faiblement éclairé par une vieille ampoule. En face de la porte, ce qui attirait son attention : Un piano en bois de bel ouvrage recouvert d’une fine couche de poussière. Conformément aux indications qu’on lui avait donné un peu plus tôt, il tenta d’en ôté la partie supérieur. Elle collait. Le coyote retira sa cagoule pleine de sueur et mis un genoux sur le piano, faisant entendre une poignée de touche en clé de Sol. A force de tirer il finit par arracher la planche qu’il lui glissa des doigts pour tomber sur la chaise avec un bruit mât. Un petit moineau, apparaissant comme verdâtre à la lumière usée, sortit la tête de l’instrument. Le piano, creux, avait été tant délaissé qu’un nid y avait pris place. Le coyote sourit tenta de mettre la main dedans, sous les piaillement plaintif des oiseaux.

- Chht, silence. D’accord, votre maison est cassé, mais ce n’est pas pour autant que vous êtes le centre du monde.

Tandis qu’il mettait la main pour en sortir une malle en bois recouvert de fientes, les oiseaux redoublèrent de cris en s’envolant dans tout les sens, bruyant et probablement en train de l’accabler d’injures et de menace.

- ça va ! Moi aussi j’ai mes problèmes !

- Je rêve ou tu parles à des putains d’oiseaux ?

Le coyote se retourna, voyant son acolyte au pistolet-mitrailleur. Il s’agissait d’une fille, une lycaon au visage tacheté.

- Tu ne rêves pas, Zulaika. Voilà la malette, dit-il en lâchant le lourd objet dans ses bras.

Ils sortirent de la pièce, suivit des piaillements d’oiseaux.

- C’est lourd, dit-elle en lui emboîtant le pas.

- C’est lourd mais pas autant que Vladek.

Arrivé en bas, l’écureuil présentait un visage pâle. Il s’était pris sur le côté, non loin de la ceinture, les coups de pistolet et saignait méchamment.

- J’ai mal, Kwarno, je ne sais pas si...

- ça va, tout le monde à ses problèmes. Moi, par exemple, je ne suis pas matinal. Se lever à 4 heures 32 du mat..in… ggnh...

- Très drôle, dit l’écureuil avec un rictus, tandis que le coyote le prenait sur ses épaules.

- Tout ça pour se retrouver avec deux Jean-foutre… Même pas foutu de sécuriser une maison sur deux étages… C’est Zacharias qui va m’entendre.

Ils sortirent en passant pas la porte du garage, courant en direction de la jeep aux vitres teintés. La voiture démarra rapidement après que le coyote ait placé Vladek dans le coffre et soit monté à l’avant. Trois personnes était resté dans la voiture. Le conducteur, un vieil échidné au regard fatigué nommé Zacharias, et deux personne à l’arrière, une souris en costume et un très vieux varan de komodo, portant des lunettes de soleil et ayant le bras relié au tuyaux d’une perfusion, accroché au siège conducteur. Il ne semblait pas aller bien.

- Alors ? demanda l’échidné.

- C’était bien. Mais Vladek s’en est pris une dans le bas-ventre.

L’échidné leva un sourcil. Après s’être suffisamment éloigné du centre, la voiture tourna pour entrer dans un parking privé. L’échidné se tourna alors vers Zulaika, qui peinait, à côté de la souris, à avoir assez de place.

- Sors le document, demanda le coyote.

La lycaon ouvrit la malette, fouilla et finit par sortir un dossier jaunâtre. La souris le lui pris des mains pour en extraire une série de feuille agrafées entre elles, pour le tendre au Varan. Qui ouvrit la bouche pour en laisser sortir une voix d’outre-tombe.

- Ils… sont tous… ?

- Tous, Monsieur Angermüller. Votre femme a été vengé.

- Très bien, Soletine. Vous ne m’avez… jamais… déçu. A moi de vous payer maintenant, comme promis.

Le coyote regarda Angermüller sortir un stylo, lentement. Client de longue date, il n’avait pas pu payer dans les temps sa dernière commande. Mais il avait promis de lui payer les mitrailleuse s’il pouvait lui donner accès à ces documents, qui constituait en réalité un testament.

- Je… Je vous signale sous quel nom ?...

- ça dépend, où se trouve le contenu que vous me léguez ?

- Downunda, dit le lézard d’une voix tremblante.

L’échidné se retourna. Le coyote mis une main sur son épaule.

- Alors vous pouvez mettre Kwarno Soletine, tout simplement.

Le lézard griffona le nom et signa. La souris hocha de la tête, avant de prendre le document. Zulaika lui lança un regard noir.

- En tant que notaire, il faut que je signe le… l’acte…

- Faites seulement, dit le coyote en sortant une pomme de son blouson.

La souris ratifia l’acte avant de tourner la tête. Angermüller avait fait comme un bruit de râle. Utilisant ses dernières forces, il arracha de son bras sec la perfusion.

- Stella… je te rejoins maintenant.

Sa tête tomba contre le dossier du siège du coyote, qui le regarda, indécis, passa le bras pour lui secouer l’épaule.

- Angermüller ? Erik ? Eh ?...

Le Varan ne répondit pas. Mais sous le lunettes de soleil qui tombait en avant, on devinait aisément un sourire. Il était parti heureux. Stella avait été vengé.
La souris renifla bruyamment.

- Bon sang. ça me fait quelque chose.

- Vraiment ?

- De père en fils on s’est toujours occupé des Angermüller. Enfant je l’ai vu signé son acte de mariage avec mon père. Mon père avant lui signait l’acte de naissance de son fils. Mais il n’était plus le même depuis que ces bandits ont assassiné sa famille, et investi sa maison.

- C’est que dans l’état actuel des choses, le vieux ne pouvait pas vraiment faire appel à la police.

- Non. Mais il était le dernier représentant de la famille Angermüller.

- Je comprend votre peine.

- Il va falloir que je trouve de nouveaux débouchés, dit la souris en se mouchant bruyamment.

- C’est bien ce qui me semblait. Courage.

Deux autres Mobiens, des reptiles, “homme de confiance” d’Angermüller, approchèrent de la voiture en faisant un signe de main. Le groupe armé sorti avec le notaire pour leur laisser prendre en charge la voiture et la dépouille du vieil homme. La souris ouvrit le dossier et donna la page où était spécifié l’acte de légation concernant le coyote, avant de sortir du garage, la mine consterné. Armadillio, ou plutôt Kwarno, suivit de Zacharias et de Zulaika, aidant Vladek a marcher, se dirigèrent en direction de l'ascenseur.
Quelques instant plus tard, les quatres Mobiens se trouvait dans la cabine au mur blanc, éclairé par une lumière vive.

- Kwarno ?

- Hm ?

- Tu ne regardes pas ce qui a sur le papier ?

Le coyote le mis devant ses yeux pour qu’ils puissent tous le lire.

- Blabla… est légué à K.Soletine l’entierté de la propriété sur…

Armadillio cligna des yeux. Baissa le document et tappa sa tête contre la paroi en métal.

- Quelque chose ne va pas ?

- Il n’a pas signé le document ?

- Non, tout est en règle. C’est pas ça le problème.

- Je t’avais dit que la somme serait dérisoire, dit Zulaika en secouant la tête.

- C’est pire encore, dit le coyote en se tappant à nouveau la tête contre la paroi.

Zacharias se pencha pour mieux regarder par-dessus l’épaule d’Armadillio.

- Est légué à K. Soletine l’entierté de la propriété sur la zone de pêche Z-152 (immatriculé au large de Downunda).

- Une zone de pêche.

Un silence assourdissant résonna dans la cabine. Le coyote brisa brutalement le silence.

- UNE ZONE DE PÊCHE ! LE FUMIER !

Il balança le papier, qui virevolta dans la cabine. Zacharias se pencha pour le ramasser.

- Tu devrais être content, dit-il.

Le coyote leva les yeux au ciel en soufflant.

- C’est sûr, on va pouvoir bouffer de l’oursin jusqu’à la fin de nos jours, oui  !

Armadillio frappa la paroi de l’ascenseur, qui résistait courageusement, et soupira.

- Tu devrais être content, répéta Zacharias. Parce que si c’est ce que je pense, alors on peut y pêcher bien plus que des oursins.

- Du thon rouge ? Demanda Vladek, avant de se prendre une paire de baffe échidnéenne.

- La ferme ! Non. Ce poisson est bien plus gros.

Le coyote se tourna lentement pour le regarder.

- Ce poisson, c’est une carcasse de navire. Elle se trouve là. Il y a longtemps, Angermüller m’en avait parlé. ça avait l’air d’avoir beaucoup de valeur à ses yeux.

Armadillio hocha la tête et repris le papier.

- Bon. Et bien dans ce cas, on sait ce qui nous reste à faire.

l’ascenseur continua son ascension, direction le grand-pont de la ville. Le coyote hocha encore, machinalement de la tête, un sourire en coin, lisant à nouveau son pseudonyme, inscrit au stylo sur la feuille par le Varan à présent décédé : “K. Soletine”.

HS - Cette introduction a pour but d'expliquer les causes du prochain RP, "50". - HS


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